L’île de Pâques, c’est festival !

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Les candidates [/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]

Coup de bol, j’arrive sur l’île de Pâques quelques jours avant l’ouverture du Tapati, le festival annuel. Ce sont deux semaines de fête, de danse et de chants, autour d’épreuves entre deux équipes qui proposent chacune une candidate pour être la reine de l’année.

Ci-contre les deux candidates (l’une pour les bleus, l’autre pour les rouges) et la reine de l’an passé.
Sans Geneviève de F. et ses chapeaux.
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La culture Rapa Nui étant bien vivante, les compétitions sont dans la plus pure tradition et relèvent aussi bien de la course à cheval, du triathlon maison, de la peinture corporelle, des défilés de chars, des concours de contes et légendes, de la fabrication de couronnes de fleurs, des danses et d’autres épreuves que je ne suis pas sûre d’avoir comprises.

Toute l’île est en effervescence. L’aboutissement de mois de préparation est d’autant plus attendu que chaque année on recommence tout de zéro, pas de réutilisation des éditions précédentes. J’ai une grande chance, je rencontre plusieurs habitants qui m’invitent aux derniers préparatifs.

Eric et Véronique, résidents à temps partiel depuis 14 ans, m’emmènent chez Etou et ses amis qui finissent de sculpter les statues pour le char de leur équipe :Etou et ses amis

Alexis me fait découvrir les répétitions finales des danses de son équipe. Bluffant. 200 danseuses (et quelques danseurs) s’investissent avec force, rythme, et une coordination incroyable. Moi, j’adore. D’ailleurs je suis repartie avec une clef USB pleine de musiques d’ici.
Jugez plutôt : http://youtu.be/sBByBL3DX9Q
Et si vous voulez en voir une autre, c’est ici : http://youtu.be/Saa9OTuc3WQ Répétition danse

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Et au passage, nous allons regarder une des répétitions des concurrents.
Cela me fait penser immanquablement au Haka des terreurs blacks de l’ovalie.

Petite vidéo : http://youtu.be/wcUs4Wi7AjQ

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Sharon m’emmène le dimanche matin à la messe d’ouverture du Tapati. Messe catholique pour nous rappeler le poids de l’histoire, des conquêtes et de l’évangélisation qui s’ensuivit. Mais la célébration en plein air face à la mer est plus qu’empreinte des traditions locales : prêtre à plumes, chants incroyables, le tout en rapanui (sauf les textes bibliques en espagnol).

Un drone muni d’une gopro fait un bruit d’enfer dans les micros, quand ce ne sont pas les vagues à 3 mètres de là ou le vent présent. Ambiance surréaliste.
Quelques photos prises par un ami pour se donner une idée :la messe
Le fameux triathlon est la première grande épreuve. Elle a lieu dans le cratère du volcan où étaient taillés les Moais. Une fois passé l’étonnement, la « tenue » des concurrents me fait renvoie à des siècles en arrière…

Les derniers préparatifs sous les encouragements du public :
Triathlon - preparatif

1ere épreuve : traversée du lac du cratère en pirogue faite avec les roseaux du bord
Triathlon - pirogue

2ème épreuve : course à pied autour du même lac… avec 20 kilos de bananes !
Triathlon - course 2

3ème épreuve : natation, version bodyboard toujours made-in-roseaux-locaux
Triathlon - nage

L’arrivée est épique, dire que le public est en liesse est un euphémisme. Je me régale.
J’avais raté les JO de Londres, c’est n’est pas grave, je me suis rattrapée avec cette épreuve hallucinante.

Une fois la course passée, c’est le moment de la photo des concurrents. Et de l’interview du spécialiste de l’épreuve dont on apprécie à nouveau la tenue. Comment apprécier ensuite les cravates au goût douteux de nos commentateurs sportifs ?
Triathlon - journalistes

 

Le soir, les épreuves continuent. Danses, contes et légendes, chants… sous l’œil d’un Moai jamais loin. Et avec tout ça, on boit (doucement), on mange (un peu) et on fume (beaucoup, c’est local).les soirees

Il est déjà temps de quitter l’Ile de Pâques. En plein milieu du Tapati. Je ne connaitrai pas la fin…
Je n’ai pas vu le temps passer. J’ai été invitée, embarquée, privilégiée. Je suis émue par tant d’attentions, touchée par cette culture et ces traditions fortes, cette identité Rapa Nui si étonnante.
Je n’ai pas envie de partir. Comme presque à chaque étape de ce tour du monde.

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