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	<title>How far have you ever been? &#187; Laos</title>
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	<description>Un tour du monde pour (a)grandir. Un tour du monde pour découvrir.  L’autre. Les autres. Un tour du monde pour prendre le temps.  Celui du voyage. Celui des rencontres. Et tout au long du chemin, des visages, des sourires, des histoires.  Des histoires racontées ici avec le même prisme, la même question :  Quel est le plus loin où vous êtes allés ? How far have you ever been?</description>
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		<title>Les 4 000 îles du Laos</title>
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		<pubDate>Mon, 28 Apr 2014 16:57:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Laos]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>

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		<description><![CDATA[J’apprends qu’il y a 4 000 îles dans le sud du Laos. Gros gros doute. Il ne me semble pas que la mer borde ce pays. J’ouvre une carte fissa. Effectivement, je ne vois ni mer ni lac démesuré. En revanche, à la frontière Laos-Cambodge, avec la Thaïlande pas très &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>J’apprends qu’il y a 4 000 îles dans le sud du Laos. Gros gros doute. Il ne me semble pas que la mer borde ce pays. J’ouvre une carte fissa. Effectivement, je ne vois ni mer ni lac démesuré. En revanche, à la frontière Laos-Cambodge, avec la Thaïlande pas très loin, il y a le Mékong. Et à y regarder de plus près, il est sacrément large. Plusieurs kilomètres. Oui, oui de large. Il se divise en de multitude bras, formant des centaines d’îles et d’îlots.</p>
<p>De là à dire qu’il y a 4000 îles quand même, je demande à voir. J’y vais donc, bien sûr !<br />
Il y a bien plein d’îles de toutes tailles entre les rives laotienne et cambodgienne. On parle plutôt de 400 et non de 4000. C’est qu’un malin d’Occidental s’est un peu trompé dans la traduction de Si Phan Don  qui signifie littéralement « Gracieuse Beauté des îles », lui, il a lu « Quatre mille îles ». Depuis, le nom n’a pas changé. La gracieuse beauté non plus. Une douce sensation de calme, de paix, avec des petites touches de nonchalance.</p>
<p>J’ai la chance de découvrir cette région grâce à Philippe, rencontré à Luang Prabang. Il m’accueille royalement dans son hôtel, désert, c’est la saison basse. Les portes de sa maison coloniale me sont grand ouvertes alors qu’il n’arrive que deux jours plus tard. L’ami Jürg qui voyage le long du Mékong vient s’y poser également.<br />
Je profite de la douceur de vivre de Don Khong et de Don Khone (à ne pas confondre, et ce n’est pas facile quand on n’a pas l’accent lao). Se balader à vélo ou en side-car lao, ne pas oublier les offrandes aux moines à 6 heures du matin, rigoler avec les enfants du village, profiter de la terrasse avant qu’il ne fasse trop chaud, nager dans le Mékong, dîner à la bougie quand les orages monstrueux font sauter l’électricité, apprécier les chutes d’eau en aval du fleuve avant qu’il ne devienne cambodgien… Autant de souvenirs pleins de bonheur et de chaleur (plus de 40°C, toujours et encore) pour mes derniers jours au Laos. Avant de passer la frontière cambodgienne, à quelques kilomètres de là.</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/la-vie-à-Don-Khong.jpg"><img class="size-full wp-image-2582 aligncenter" alt="la vie à Don Khong" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/la-vie-à-Don-Khong.jpg" width="2808" height="1885" /></a></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/Sur-le-fleuve.jpg"><img class="size-full wp-image-2583 aligncenter" alt="Sur le fleuve" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/Sur-le-fleuve.jpg" width="2850" height="1922" /></a></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/Une-virée-à-Don-Khone.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2584" alt="Une virée à Don Khone" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/Une-virée-à-Don-Khone.jpg" width="1965" height="1970" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Philippe, « quitter la France et s’installer sur l’île familiale au Laos »</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Apr 2014 02:22:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Jusqu'où sont-ils allés ?]]></category>
		<category><![CDATA[Laos]]></category>
		<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>

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		<description><![CDATA[[ezcol_1third] [/ezcol_1third] [ezcol_2third_end] Philippe est à lui tout seul une double page d’Histoire. Celle des rapatriés de la guerre d’Indochine, et celle de la crise industrielle française. Mais pour moi Philippe est avant tout un personnage. Un personnage plein de générosité. Du genre à m’inviter dans son hôtel des 4000 &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>[ezcol_1third]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/Philippe-4000-iles.jpg"><img class="size-full wp-image-2603 alignnone" alt="Philippe 4000 iles" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/Philippe-4000-iles.jpg" width="3229" height="2202" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]</p>
<p>Philippe est à lui tout seul une double page d’Histoire. Celle des rapatriés de la guerre d’Indochine, et celle de la crise industrielle française.</p>
<p>Mais pour moi Philippe est avant tout un personnage.<br />
Un personnage plein de générosité. Du genre à m’inviter dans son hôtel des <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/les-4000-iles-du-laos/" target="_blank">4000 îles</a> alors que nous ne nous connaissons à peine, à dégoter deux motos et un ami-guide pour trois jours dans les Boloven, à traverser tout le pays en bus pour aller voir ses amis.<br />
Un personnage curieux. Déjà il se présente comme patron d’hôtel et bonze à mi-temps. Evidemment on se dit qu’il ne rentre pas dans une case toute faite. Ensuite, il va très vite en faisant les choses lentement, laisse à peine le temps de souffler qu’on est déjà reparti, balance trois blagues, et tout à coup se pose, contemplatif.<br />
Un personnage que ce Philippe. Surtout quand il s’agit de comprendre son histoire à lui, racontée pas vraiment linéairement, mais toujours rapidement. C’est qu’il a beaucoup à partager.</p>
<p>[/ezcol_2third_end]</p>
<p>Philippe est né il y a 57 ans à Nanterre d’un père lao et d’une mère vietnamienne qui lui apprendra sa langue. Un an plus tard, toute la famille part au Laos car le père est officier dans l&rsquo;armée française. Il y écrira le premier dictionnaire franco-lao pour les militaires.</p>
<p>Après la défaite de Dien Bien Phu en 1954, l&rsquo;armée française quitte le Nord du Viet Nam en 1956. La décolonisation s’étale jusqu&rsquo;aux accords de Genève de 1962. Quant aux Laos et Cambodge voisins, ils obtiennent leur indépendance en 1960, mais la présence française dure encore un peu. Le père de Philippe reçoit son ordre de démobilisation en 1962. La famille est rapatriée en France, Philippe a 5 ans. « Nous avons atterri à Noyant dans l&rsquo;Allier, d&rsquo;autres ont eu moins de chance et se sont retrouvés à Sainte-Livrade-sur-Lot dans le Lot-et-Garonne à vivre dans les mêmes conditions que les Harkis. Il est étonnant de constater que  seuls les militaires français ayant une femme indochinoise se soient retrouvés avec leurs enfants dans ces deux camps, les autres s&rsquo;éparpillaient dans toute la France ». Si Philippe a évité le « ghetto » (sic) de Saint-Livrade, il ne le vit pas moins intensément. Il faut dire que ce camp est sous administration militaire, coupé de l’extérieur, avec un règlement strict et des conditions très spartiates.<br />
La famille part donc à Noyant. Elle y reste jusqu’en 1970 pour partir s’installer en région parisienne près de Sarcelles.</p>
<p>Philippe étudie l’électronique quand il est appelé par le service militaire. Il a entendu son père raconter la guerre et l’armée, il a vu le traitement réservé aux rapatriés d’Indochine et ne peut oublier les camps. Il ne veut pas être militaire et encore moins saluer le drapeau tricolore (sic). La France oui, l’armée non. Il fera donc son service avec un statut particulier : il sera opérateur radio au service d’un colonel, basé à Thionville près du Luxembourg, qui le dispense de l’uniforme et du salut du drapeau français. C’était il y a plus de 40 ans mais Philippe en parle aujourd’hui encore avec force et émotion.</p>
<p>Il démarre ensuite la première partie de sa carrière dans l’électronique.<br />
Tout d’abord chez Dassault, qu’il quitte rapidement pour aller dans les telecom chez Thomson, où il restera 4 ans. Nous sommes dans les années 80, l’économie française peine, et les plans sociaux pleuvent. Philippe fait partie de celui de Thomson et dès le lendemain arrive chez Matra pour travailler sur les réglages de missiles, ce qui ne manque pas d’étonner, lui, se retrouver dans l&rsquo;industrie de l&rsquo;armement…<br />
Trois ans plus tard, nouveau plan social. Il se reconvertit dans l&rsquo;informatique et part chez Segin, racheté plus tard par Atos, qui l’envoie sur les routes de France équiper notaires et radiologues heureux acquéreurs du logiciel maison. Mais cette SSII n&rsquo;a pas su faire la transition vers la micro-informatique, et c’est le plan social. Philippe part dans la chaîne hôtelière de sa sœur pour en informatiser les établissements et former le personnel qui découvre l’ordinateur.<br />
C’est là qu’il décide de changer de carrière, de passer de l’autre côté du comptoir en l’occurrence. Il se forme au management d&rsquo;hôtel, secteur dans lequel il restera de 1987 à 2010 pour aboutir comme manager de l’imposant Ibis à Roissy.</p>
<p>En 2007, sa tante propriétaire d’un hôtel dans les 4 000 îles au sud du Laos lui propose d’en prendre la direction. Mais pas question de quitter la France pour Philippe où sont ses deux filles dont il a la garde partagée.<br />
Trois ans plus tard, en 2010 donc, nouvel appel du pied du Laos. Le manager de l’hôtel vient de faire un AVC. Les filles de Philippe sont maintenant grandes. Et lui n’est pas loin du burn out. Il décide de quitter son boulot et part au Laos voir de quoi il s’agit. Au bout de deux semaines, il comprend que c&rsquo;est ici qu&rsquo;il se sent bien. Il ne parle pas lao mais il décide de relever le défi de s&rsquo;installer ici, aux 4000 îles.<br />
« Après des années passées en France, à étudier et travailler comme un forcené, j’ai éprouvé le besoin d&rsquo;une vie, non pas monastique, mais d&rsquo;une vie sans stress, sans compétition, d&rsquo;une vie tranquille, avec beaucoup de sérénité et de spiritualité, le Graal quoi. Dès que j’ai du temps, je vais méditer, je suis devenu bonze à mi-temps. J&rsquo;ai perdu 20 kilos, je suis comme un poisson dans l&rsquo;eau, du Mékong bien sûr, et je me sens plus utile à aider ma famille laotienne sur Don Khong et les gens qui en ont besoin. »</p>
<p>Un an plus tard, il fait des travaux d’agrandissement et double la capacité hôtelière.<br />
Ses filles ont aujourd’hui 22 et 23 ans, elles viennent le voir de temps en temps au Laos. Et sont follement heureuses pour lui, avec lui.</p>
<p>Alors, oui, pour lui, le plus loin où il est allé, c’est ici sur Don Khong. S&rsquo;installer au Laos,  revenir sur l&rsquo;île de son père, là où il aurait voulu que ses cendres soient déposées. Il est le seul des sept enfants à être revenu au Laos.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.ssxhotel.com">www.ssxhotel.com<br />
</a><a href="http://www.rapatries-vietnam.org">http://www.rapatries-vietnam.org</a><br />
<a href="http://www.francetvinfo.fr/france/de-dien-bien-phu-au-lot-et-garonne-le-destin-d-une-enfant-de-la-guerre-d-indochine_595327.html">http://www.francetvinfo.fr/france/de-dien-bien-phu-au-lot-et-garonne-le-destin-d-une-enfant-de-la-guerre-d-indochine_595327.html</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Jürg, « être seul au Pakistan »</title>
		<link>http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/jurg-etre-seul-au-pakistan/</link>
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		<pubDate>Sat, 26 Apr 2014 15:37:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Jusqu'où sont-ils allés ?]]></category>
		<category><![CDATA[Laos]]></category>

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		<description><![CDATA[[ezcol_1third] &#160; [/ezcol_1third] [ezcol_2third_end] &#160; Jürg le Suisse Allemand. Jürg que l&#8217;on prononce &#171;&#160;Iülg&#160;&#187; s&#8217;il vous plait. Jürg un bien drôle d&#8217;asticot en voyage avec son sac à dos. Nous nous rencontrons au Myanmar le temps d&#8217;un trajet en pick up entre un aéroport et le lac Inle. Ce jour-là &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>[ezcol_1third]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/04/IMG_0732.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2401" alt="Jürg" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/04/IMG_0732.jpg" width="2448" height="2448" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jürg le Suisse Allemand.<br />
Jürg que l&rsquo;on prononce &laquo;&nbsp;Iülg&nbsp;&raquo; s&rsquo;il vous plait.<br />
Jürg un bien drôle d&rsquo;asticot en voyage avec son sac à dos.</p>
<p>Nous nous rencontrons au Myanmar le temps d&rsquo;un trajet en pick up entre un aéroport et le lac Inle. Ce jour-là il est sans moyen de transport, et je suis pour ma part avec une fine équipe prête à partir. Pour l&rsquo;obliger à prendre un véhicule de son côté, une coalition de taxis locaux l&rsquo;empêche de monter avec nous. Une petite pression de notre part, avec un efficace &laquo;&nbsp;s&rsquo;il ne vient pas avec nous, nous descendons tous&nbsp;&raquo;, met fin aux tergiversations, et le voilà embarqué !</p>
<p>[/ezcol_2third_end]<br />
Un mois plus tard je le retrouve à Vang Vien au Laos. Lui aussi descend vers le Sud jusqu&rsquo;au Cambodge, en suivant le Mékong. Nous faisons alors route ensemble pour quelques jours.</p>
<p>Une virée à moto dans les Boloven, un stop aux 4 000 îles avant de rejoindre la frontière cambodgienne où nos chemins se séparent, lui partant pour Phnom Phenh et moi pour Siem Reap. Quelques jours et pas mal de kilomètres partagés, en bus, en tuk tuk et en bateau.</p>
<p>Un bien curieux bonhomme que ce voyageur-là. À peine 30 ans, une sociabilité à toute épreuve, une indépendance farouchement défendue, une grande gentillesse, et surtout un esprit caustique mêlé à une bonne dose de provocation. Il n&rsquo;est pas fan de Borat pour rien, lui qui aime tant à répéter &laquo;&nbsp;Grrrrreat success&nbsp;&raquo;, les fans de mankini comprendront.</p>
<p>Il est sur les routes depuis janvier dernier. Il a décidé de voyager entre la fin de ses études, pour partie à l’étranger (il parle pas moins de cinq langues), et son entrée officielle dans la &laquo;&nbsp;vie active&nbsp;&raquo;, comme on dit. Pourtant sa vie actuelle est loin d&rsquo;être inactive. C&rsquo;est qu&rsquo;il bouge le zigoto ! Cinq mois à travers l&rsquo;Europe de l&rsquo;Est, l&rsquo;Asie, et la Russie. Cinq mois pour vivre une aventure unique, pour découvrir des endroits où personne ne pourra lui dire &laquo;&nbsp;ah mais, j&rsquo;y suis allé, je me souviens très bien&#8230;&nbsp;&raquo;, et également se faire un peu peur parfois vu les défis qu’il se fixe.</p>
<p>Quand je lui demande le plus loin où il est allé, il me répond sans hésiter &laquo;&nbsp;le Pakistan !&nbsp;&raquo; Ce fut la première étape de son voyage, un moment marquant. Son entourage lui a déconseillé de partir, mais il s&rsquo;est bien renseigné (où aller, que faire / ne pas faire, comment s&rsquo;habiller, etc.) et il part. &laquo;&nbsp;You also need a little bit of luck.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Ce qui le marque le plus ?<br />
Ne pas croiser un seul étranger pendant trois semaines, même à l&rsquo;aéroport d&rsquo;Islamabad. Tous ces Pakistanais qui viennent à sa rencontre en lui disant &laquo;&nbsp;Regarde, il n&rsquo;y a pas de talibans ici, prends des photos.&nbsp;&raquo; Un policier armé d&rsquo;une kalachnikov qui le suit et/ou le protège deux jours durant. Deux Pakistanais rencontrés dans un parc qui l&rsquo;invitent chez eux le temps d&rsquo;un dîner, et d&rsquo;une nuit mémorable serrés à trois dans un même lit.<br />
Il raconte, encore et encore. On sent toute l&rsquo;émotion de sa découverte dans l&rsquo;énergie de ses paroles et dans son regard qui part loin. &laquo;&nbsp;Ce fut un voyage très, très intense.&nbsp;&raquo; Même si ensuite la découverte des autres pays est belle, il lui trouve parfois un petit goût de fade.</p>
<p>Mais quelque chose me dit qu&rsquo;il n&rsquo;est pas au bout de ses surprises quand on sait qu&rsquo;il a décidé d&rsquo;aller de la Corée du Sud en Suisse, via la Sibérie et Berlin, le tout sans prendre une seule fois l&rsquo;avion !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Notre discussion revient au Pakistan, aux idées préconçues, aux messages véhiculés dans nos journaux. Il me parle du côté manichéen de sa perception des choses. Vu de l&rsquo;intérieur, vu de l&rsquo;extérieur. &laquo;&nbsp;Cela m&rsquo;a rappelé qu&rsquo;il ne faut pas se contenter d&rsquo;un seul point de vue, mais aller voir vraiment à l&rsquo;intérieur. &nbsp;&raquo;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Maï, « partir chercher Buddha Boy»</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Apr 2014 20:34:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Jusqu'où sont-ils allés ?]]></category>
		<category><![CDATA[Laos]]></category>

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		<description><![CDATA[[ezcol_1third] [/ezcol_1third] [ezcol_2third_end] &#160; Maï est un ami d’ami d’ami avec qui je pars pour 3 jours à moto dans le Sud Laos, dans le plateau des Boloven plus exactement. C’est lui qui conduit, la sécurité est donc assurée. Il est Laotien par sa mère, Vietnamien par son père. Je &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>[ezcol_1third]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/Mai.jpg"><img class="size-full wp-image-2427 aligncenter" alt="Maï" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/Mai.jpg" width="2675" height="2094" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Maï est un ami d’ami d’ami avec qui je pars pour 3 jours à moto dans le Sud Laos, dans le plateau des Boloven plus exactement. C’est lui qui conduit, la sécurité est donc assurée.</p>
<p>Il est Laotien par sa mère, Vietnamien par son père. Je m’apprête à lui parler anglais quand je le rencontre, il m’évite un impair quand il s’adresse à moi dans un français qui ne laisse pas de doute sur son origine. Avec des expressions et pointes d’accent de banlieue parisienne. Cela me donne le sourire, cela faisait longtemps que je n’avais plus entendu cela.</p>
<p>[/ezcol_2third_end]</p>
<p>Maï, 40 ans depuis 2 semaines (Happy Birthday!), a habité en région parisienne jusqu’à ce qu&rsquo;il arrive au Laos il y a un an. Trop de difficultés pour trouver du travail en France. Il avait même tenté de monter une boutique de fringues, lui qui avait sévi comme vendeur plusieurs années auparavant.<br />
Une opportunité se présente au Laos, il parle la langue, il part tout de go. Il arrive ainsi pour une saison comme manager d’un bel hôtel sur le plateau des Boloven, région qu’il connaît bien depuis. Il attend la prochaine saison où il devrait travailler avec Philippe (notre ami commun) dans son établissement des 4000 îles, sur le Mékong à la frontière cambodgienne.<br />
Il est heureux d’être ici, mais à l’entendre il est tiraillé entre se réjouir de la qualité de vie et avoir du mal à accepter la différence de salaire.</p>
<p>Quand je lui demande que est le plus loin où il est allé, je m’attends à ce qu’il me réponde au Laos. Eh non. Pas du tout, je n’y suis pas.</p>
<p>Il y a dix ans il est parti au Népal avec un ami pour rencontrer « Buddha Boy », cet homme qui vit (vivait ?) de méditation pour toute nourriture. Ils se documentent, vont à Lhassa, cherchent. Mais il semble que Buddha Boy a fui dans la forêt, loin des trop nombreuses sollicitations. Ce voyage n&rsquo;est pas perdu, Maï y apprend la méditation. Et pour lui c’est aller loin. « Quand on fait le vide complet en soi, alors oui on peut aller loin. »<br />
Il continue de méditer, parfois de manière inattendue, comme devant cette cascade où je le retrouve en position du lotus, les yeux fermés, loin et présent en même temps.</p>
<p>En une semaine, c’est la deuxième personne qui me parle de méditation et de voyage intérieur. Est-ce une coïncidence ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span style="color: #000000;">Maï ne veut pas être mis en avant ici. Alors ce n&rsquo;est pas son prénom, mais c&rsquo;est son histoire.</span></p>
<p><span style="color: #999999;"> <em>http://fr.wikipedia.org/wiki/Ram_Bahadur_Bomjon</em></span></p>
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		<title>Trip à moto dans les Boloven</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Apr 2014 16:50:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Laos]]></category>
		<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>

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		<description><![CDATA[S&#8217;offrir 3 jours de road trip à moto, c&#8217;est réaliser un rêve d&#8217;aventure. Cela sera dans le Sud Laos, sur le plateau des Boloven plus exactement. Je révise rapidement mon côté aventurière au vu de ma petite forme physique (anticorps et antibiotiques luttant contre les effets collatéraux de la chaleur) &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>S&rsquo;offrir 3 jours de road trip à moto, c&rsquo;est réaliser un rêve d&rsquo;aventure. Cela sera dans le Sud Laos, sur le plateau des Boloven plus exactement.</p>
<p>Je révise rapidement mon côté aventurière au vu de ma petite forme physique (anticorps et antibiotiques luttant contre les effets collatéraux de la chaleur) et des déboires de motards au Laos dont j&rsquo;ai entendu parler.<br />
On oublie la grosse cylindrée en solitaire, que je ne saurais pas conduire de toutes manières. Cela sera donc une moto locale, une sorte de croisement entre un gros scooter et une pétrolette tout terrain. Avec un ami de <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/philippe-quitter-la-france-et-sinstaller-sur-lile-familiale-au-laos/" target="_blank">Philippe</a> qui jouera le rôle de driver-connaisseur-de-la-région : <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/mai-partir-chercher-buddha-boy/" target="_blank">Maï</a>, le Franco-Laotien, sera devant, et moi à l’arrière le nez au vent.<br />
<a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/jurg-etre-seul-au-pakistan/" target="_blank">Jürg</a>, un Suisse rencontré au Myanmar et recroisé au Laos, est de la partie. Enfin seulement au début, puisqu&rsquo;une vilaine piqûre (d&rsquo;araignée?) qui s&rsquo;infecte salement l&rsquo;oblige à pendre une autre route, celle d&rsquo;un dispensaire pour se faire soigner de trois piqûres administrées par des Chinois baragouinant le lao. Il ne sait donc pas ce que c&rsquo;était, mais il sait qu&rsquo;il va mieux. La relève suisse de Steve Mac Queen ayant mis prématurément fin à sa carrière laotienne, Jackie Chan (c&rsquo;est lui qui le dit !) et moi dans un pur style lao-à-moto (cf. <a href=" http://youtu.be/zXoTMmNkx3Q" target="_blank">vidéo</a> de notre virée) partons vérifier si les pistes hors des sentiers battus sont vraiment à éviter ou pas.</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/léquipe.jpg"><img class="size-full wp-image-2578 aligncenter" alt="la fine équipe" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/léquipe.jpg" width="2728" height="1324" /></a><br />
Mais au fait, c&rsquo;est quoi le plateau des Boloven ?<br />
Imaginez un immense cratère de 70-80 kilomètres de diamètre d&rsquo;un ancien volcan dont on voit encore les bords au loin.<br />
Imaginez un endroit frais. Bien sûr, c&rsquo;est relatif, on reste quand même bien au-dessus des 30°C.<br />
Imaginez surtout des paysages verts. La terre fertile permet aux plantations de café, de bois de santal, de teck, et quelques rizières de s&rsquo;en donner à cœur joie.<br />
Enfin, ajoutez-y de l&rsquo;eau vive sur les bords du cratère. Un véritable concours de cascades ! Des petites, des hautes, des larges, des à étages, il y en a pour tout le monde. Et moi évidemment, je me régale !</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/oh-la-belle-casacade-.jpg"><img class="size-full wp-image-2581 aligncenter" alt="oh la belle cascade !" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/oh-la-belle-casacade-.jpg" width="2998" height="1583" /></a><br />
Traverser les Boloven à moto, c&rsquo;est éviter cochons indolents, vaches maigres et chiens endormis sur la route. C&rsquo;est traverser un village spécialisé dans la fabrication de machettes à partie des restes des obus de la guerre du Vietnam. C&rsquo;est saluer des ribambelles d&rsquo;écoliers qui marchent des kilomètres sur le bord de la route à la sortie des classes. C&rsquo;est ralentir pour ne pas faire trop de bruit devant une cérémonie funéraire, où la famille endeuillée (en blanc), les moines (en orange), et les villageois (les autres couleurs) montent un bûcher autour du cercueil. C&rsquo;est aller au marché et regarder des fruits bizarres côtoyer des pyramides d&rsquo;ananas, eh oui c&rsquo;est la saison. C&rsquo;est déguster de l&rsquo;arabica et du robusta locaux. C&rsquo;est s&rsquo;embourber sur des pistes appelées à devenir routes quand on voit les bulldozers vietnamiens dans les parages. C&rsquo;est découvrir de nouvelles cascades (pas à moto, des vraies, avec de l&rsquo;eau) non mentionnées sur aucune carte.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/mais-ce-nest-pas-que-des-cascades.jpg"><img class=" wp-image-2580 aligncenter" alt="les petites saveurs des Boloven" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/mais-ce-nest-pas-que-des-cascades.jpg" width="2833" height="1530" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Découvrir les Boloven, c&rsquo;est se sentir immensément libre sur cette moto lao.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/Libre-miniature.jpg"><img class=" wp-image-2579 aligncenter" alt="Mon fidèle canasson" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/Libre-miniature.jpg" width="442" height="332" /></a></p>
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		<title>Christi et Crispian,  &#171;&#160;être loin pour être prêts&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Apr 2014 03:26:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Jusqu'où sont-ils allés ?]]></category>
		<category><![CDATA[Laos]]></category>
		<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>

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		<description><![CDATA[[ezcol_1third] [/ezcol_1third] [ezcol_2third_end] &#160; Christi et Crispian ont peut-être la cinquantaine, il n’empêche qu’ils sont amoureux comme des jeunes de 20 ans. Et ça se voit. Même le temps d’une seule soirée. Puisqu’effectivement je ne les verrai qu’une fois, le temps d‘un dîner à Vientiane où ils m’invitent généreusement alors qu’ils &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>[ezcol_1third]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/04/Christi-et-Crispian.jpg"><img class="size-full wp-image-2384 aligncenter" alt="Christi et Crispian" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/04/Christi-et-Crispian.jpg" width="3264" height="2448" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Christi et Crispian ont peut-être la cinquantaine, il n’empêche qu’ils sont amoureux comme des jeunes de 20 ans. Et ça se voit.<br />
Même le temps d’une seule soirée. Puisqu’effectivement je ne les verrai qu’une fois, le temps d‘un dîner à Vientiane où ils m’invitent généreusement alors qu’ils viennent d’atterrir d’Afrique du Sud, qu’ils ont cherché éperdument leur chien qui s’était fait la malle, et avant de partir en mission chacun de leur côté dans les prochains jours.</p>
<p>[/ezcol_2third_end]</p>
<p>S’ils viennent du Canada, cela doit faire un bail qu’ils n’y ont pas habité. Depuis plusieurs années, ces deux-là vivent à l’étranger. Crispian est expert technique dans les zones protégées du WWF en Asie, où il a commencé en 2011 au Vietnam avant d’être maintenant basé au Laos, ce qui ne l’empêche pas d’être au Cambodge ou ailleurs. Christi pour sa part a fait de sa spécialité la qualité des produits pharmaceutiques et la chasse aux contrefaçons, en passant par les études épidémiologiques. Si Crispian est plus souvent entre deux bus, Christi, elle, est entre deux avions.</p>
<p>C’est en parlant voyages et expatriations qu’ils me racontent comment ils se sont rencontrés. Il faut voir les étoiles dans les quatre yeux que j’ai en face de moi à ce moment-là. C’est Cristi qui raconte, Crispian essayant d’en placer une ou deux de temps à autre.<br />
Bon, alors cette histoire&#8230; C’était en décembre 2005, le 22 exactement. En Afrique du Sud.<br />
Crispian était garde d’une réserve naturelle, après avoir été policier à Hong-Kong (il était parti pour être policier en Rhodésie mais sera basé finalement à Hong-Kong pour 13 ans). Un jour, pour rendre service à un ami compatriote dont la mère et la fille sont de passage, il accepte d’emmener ces deux femmes dans les parcs. La fille, c’est Cristi. Love at first sight ! Tous les deux sont divorcés. Elle d’un Tibétain, et lui d’une Chinoise. Je note l’étrangeté des coïncidences, Tibet &amp; Chine tout de même, mais m’abstiens de toute réaction. Il n’empêche, ils sont tous les deux libres, ils s’aiment, c’est évident. Une semaine plus tard, avant le départ de Christi, ils se fiancent pour se marier deux mois plus tard. Au moins, il n’y a pas eu besoin de convaincre la mère et le frère de l’heureuse élue ! Le temps de régler ses affaires aux États-Unis où elle habite alors, et Christi arrive quelques mois plus tard avec sa valise et le chien Clifford pour retrouver son Crispian, et ne plus le quitter.<br />
Ils se sont rencontrés un 22 décembre, fiancés le 31 du même mois, et mariés le 5 février.</p>
<p>Elle conclut en me disant que « it is when you are far away that you are ready for things happening ». Evidemment le clin d’œil est dans la traduction française de cette phrase de fin : « C’est en étant loin que nous sommes prêts ».</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>En passant par Vang Vien&#8230;</title>
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		<pubDate>Mon, 21 Apr 2014 01:10:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Laos]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>

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		<description><![CDATA[Vang Vien, c’est l’histoire du verre à moitié plein, à moitié vide. J’ai hésité avant de m’y arrêter. Comme c’est sur ma route, autant aller voir de quoi il en retourne… Car Vang Vien c&#8217;est avant tout un paysage de reliefs karstiques comme je les aime. On ne compte plus &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Vang Vien, c’est l’histoire du verre à moitié plein, à moitié vide. J’ai hésité avant de m’y arrêter. Comme c’est sur ma route, autant aller voir de quoi il en retourne…</p>
<p>Car Vang Vien c&rsquo;est avant tout un paysage de reliefs karstiques comme je les aime. On ne compte plus le nombre de grottes, c’est à croire que ces petites montagnes sont ds véritables gruyères ! Le tout le long du Mékong qui me fascine toujours autant, so peaceful…</p>
<p>Vang Vien c&rsquo;est aussi un rendez-vous de backpackers dans sa version peu glorieuse. Beaucoup viennent ici pour le tubing sur le Mékong : une chambre à air de tracteur fait office de bouée, c’est super pratique pour se laisser descendre sur le Mékong, au rythme des shots d’alcool proposés par les ‘bars’ le long de la descente, pour ne parler que de l’aspect légal de la chose. Il paraît que la zone a été ‘nettoyée’ suite à un grand nombre de morts, je n’ose imaginer comment cela était avant. Le soir, ceux qui ont encore de l’énergie (ce qui n’est pas donné à tout le monde) se retrouvent dans l’un des nombreux restos diffusant en boucle Friends et Les Simpsons pour aller avec leurs &laquo;&nbsp;happy menus&nbsp;&raquo; qui rendent plus stones que joyeux.</p>
<p>Alors pour profiter des paysages qui m&rsquo;attirent plus que les rencontres culturelles, je pars me balader en scooter et en kayak. C&rsquo;est indéniablement appréciable. Et apprécié. <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/peaceful-vang-vien.jpg"><img class="size-full wp-image-2558 aligncenter" alt="peaceful vang vien" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/peaceful-vang-vien.jpg" width="2112" height="1286" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J&rsquo;y croiserai même des backpackers pas défoncés, comme quoi faut arrêter les clichés, hein.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/happy-backpackers.jpg"><img class=" wp-image-2559 aligncenter" alt="happy backpackers" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/happy-backpackers.jpg" width="625" height="278" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je me retourne, et profite encore et encore du Mékong qui me fait signe de le suivre plus au Sud. Vers Vientiane.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/miniature2.jpg"><img class=" wp-image-2560 aligncenter" alt="Vang Vien" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/miniature2.jpg" width="645" height="485" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Mélanie, « aller vraiment loin avec moi-même grâce à la méditation »</title>
		<link>http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/melanie-aller-loin-avec-moi-meme-en-pleine-meditation-vipassana/</link>
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		<pubDate>Sat, 19 Apr 2014 14:44:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Jusqu'où sont-ils allés ?]]></category>
		<category><![CDATA[Laos]]></category>

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		<description><![CDATA[[ezcol_1third] [/ezcol_1third] [ezcol_2third_end] &#160; Mélanie la pétillante, Mélanie la sensible, Mélanie la soif de vivre incarnée. Elle travaille au marketing de l&#8217;Elephant Conservation Center (ECC), où je vais passer quelques jours. Il y a quelque chose qui m&#8217;accroche dans son regard franc, dans son éclat de rire spontané, dans sa &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>[ezcol_1third]</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/04/DSCF0698.jpg"><img class=" wp-image-2389 aligncenter" alt="Melanie" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/04/DSCF0698.jpg" width="2431" height="2588" /></a></p>
<p style="text-align: center;">[/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mélanie la pétillante, Mélanie la sensible, Mélanie la soif de vivre incarnée.</p>
<p>Elle travaille au marketing de l&rsquo;Elephant Conservation Center (ECC), où je vais passer quelques jours.</p>
<p>Il y a quelque chose qui m&rsquo;accroche dans son regard franc, dans son éclat de rire spontané, dans sa curiosité fraîche, dans ses questions et questionnements.</p>
<p>[/ezcol_2third_end]</p>
<p>Mais comment une belle Avignonnaise (elle est plus exactement de Gordes, ah la jolie Provence !&#8230;) de 24 ans se retrouve en pleine forêt lao au milieu des éléphants ?</p>
<p>Petit flash back.<br />
Elle a fait des études de commerce, dont un an en Australie. Avant de démarrer sa vie professionnelle, elle s&rsquo;offre une année sabbatique : une saison en station de ski pour avoir assez d’économies pour aller en Inde, au Népal, et au Kirghizistan. Elle voyage et donne des coups de main à des petites structures touristiques ou des guides locaux. À son retour, c’est décidé, elle se spécialise dans le tourisme ! Au bout de six mois d&rsquo;études, il lui faut trouver un stage et elle répond à l&rsquo;annonce posée par l&rsquo;ECC, quelques échanges à distance, c&rsquo;est d&rsquo;accord elle est prise. Puis, plus aucune nouvelle, elle prend son billet d&rsquo;avion, arrive au centre sans savoir si elle est réellement attendue… mais si, bien sûr !! Et pas qu’un peu. Elle y est heureuse, et ça se voit. Elle a plein d&rsquo;idées et aimerait parfois leur donner plus de sens, et c&rsquo;est ensemble que nous en discutons et y travaillons, avec un grand plaisir.</p>
<p>Mais au fait Mélanie, c&rsquo;est quoi ton plus loin à toi ? C&rsquo;est ici ?<br />
Non, son plus loin à elle est Pokhara dans l’Himalaya où elle s&rsquo;est arrêtée pendant 10 jours pour suivre les enseignements de méditation Vipassana.<br />
Elle m&rsquo;explique que ce n&rsquo;est pas affilié à un quelconque courant religieux, que cela se pratique partout dans le monde. De nombreux moments de méditation, mais aussi des enseignements en anglais, et aussi en sanskrit : &laquo;&nbsp;tu ne comprends pas mais c&rsquo;est joli à écouter.&nbsp;&raquo; Elle a ainsi découvert « la science de l’esprit ». Pas sûre de comprendre. Et Mélanie de m’expliquer la différence entre les sciences que nous étudions, l’entraînement auquel nous soumettons notre corps (enfin, ça dépend pour qui, mais je ne vise personne), et la science de l’esprit souvent laissée pour compte.</p>
<p>Mais surtout elle me parle avec émotion de ce moment où elle est allée &laquo;&nbsp;le plus loin avec (elle)-même&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;À la fin des 10 jours je me suis sentie bien plus présente au présent, et je me souviens m&rsquo;être dit que je ne n&rsquo;avais jamais été aussi loin. » Elle a soif d&rsquo;avancer et c’est d’ailleurs pour cela qu’elle a très, très, envie d&rsquo;y retourner.</p>
<p>Ces mots résonnent en moi. C&rsquo;est au cours du -long- trajet qui m&rsquo;emmène loin du centre que je m&rsquo;interroge sur ce que peut bien vouloir dire de retourner vers son plus loin…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.elefantasia.org">www.elefantasia.org<br />
</a><a href="http://www.elephantconservationcenter.com/">www.elephantconservationcenter.com<br />
</a><a href="http://www.french.dhamma.org">http://www.french.dhamma.org</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Mister Sak, « aller dans le nord du pays »</title>
		<link>http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/mister-sak-aller-une-fois-dans-le-nord-du-pays/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Apr 2014 10:26:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Jusqu'où sont-ils allés ?]]></category>
		<category><![CDATA[Laos]]></category>

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		<description><![CDATA[[ezcol_1third] [/ezcol_1third] [ezcol_2third_end] Au Laos, on donne toujours du Mister devant un prénom. Ce sera donc Mister Sak. Mister Sak est en charge de superviser l’accueil et le parcours des visiteurs du Centre de Conservation des Eléphants du Laos, où je vais passer quatre jours avec l’équipe. Il est marrant &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>[ezcol_1third]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/Mister-Sak.jpg"><img class="size-full wp-image-2426 aligncenter" alt="Mister Sak" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/Mister-Sak.jpg" width="2992" height="2992" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]</p>
<p>Au Laos, on donne toujours du Mister devant un prénom. Ce sera donc Mister Sak.<br />
Mister Sak est en charge de superviser l’accueil et le parcours des visiteurs du Centre de Conservation des Eléphants du Laos, où je vais passer quatre jours avec l’équipe.</p>
<p>Il est marrant ce Mister Sak, avec ses yeux pétillants grands ouverts (enfin, bon, faut relativiser, il a les yeux bridés, hein) et son grand sourire. C’est qu’il est surtout passionné. Intarissable. Inlassable. Voulant toujours bien faire, avec parfois un sens très lao de l’organisation, mais il arrive à faire la courroie de transmission avec l’équipe de direction, française elle.</p>
<p>[/ezcol_2third_end]</p>
<p>À 26 ans, il est marié et a un petit garçon du nom de Happy, pardon Mister Happy.<br />
Il vient du sud, du village de Laoya Village, dans le disctrict de Laognam District. &laquo;&nbsp;Mais siii, Hélène, tu sais dans la province de Salavan&nbsp;&raquo;. Euh… Bon, je suis bonne pour réviser ma géographie du Laos.</p>
<p>La question du plus loin où il est allé lui donne un immense sourire. Il a une belle histoire qu’il a envie de partager, ne sait par quel bout la prendre et finalement remonte à sa 13<sup>ème</sup> année quand il a annoncé à sa mère qu’il voulait voyager loin. Le deal avec sa mère est le suivant : il doit travailler à l’école de manière à être dans les 3 premiers de sa classe, et elle l’aidera financièrement pour qu’il puisse partir.<br />
Ce qu’il fait. Sa mère rassemble l’argent pour qu’il quitte le sud du Laos et parte à Vientiane où il étudiera l’Histoire et la culture du Laos.<br />
Pour pouvoir vivre en parallèle, il décide d’ouvrir un Noodle Shop. L’aventure durera 6 mois et, à défaut de le nourrir, lui mangera ses économies.<br />
Il n’a plus d’argent, ne veut pas le dire à sa mère (« Never tell to your Mum when you are in a bad situation, it will worry her. You will succeed anyway »), et se met à chercher des petits boulots. « I asked Buddha for Good Luck, and when I went out of the temple I saw an add for a receptionist in a guesthouse.» Il y restera toute l’année 2010, gagnant 5 euros par jour, avec des horaires de travail qui l’obligent à arrêter ses études. Il y apprendra un métier et y découvrira le secteur touristique.<br />
Un an plus tard, il rencontre un Sino-Malais qui le forme pour être guide et l’aide dans les démarches pour avoir sa licence. Il semble que cela soit compliqué d’avoir la carte de guide officiel quand on est à son compte, il travaillera alors à la vente pour une agence touristique. Et c’est l’an passé qu’il arrive au Centre de Conservation des Eléphants du Laos, comme guide puis maintenant comme « Hospitality team manager ». Il y est heureux, et cela se voit.</p>
<p>Et alors, dans ton histoire, c’est où le plus loin où tu es allé ?<br />
C’est quand il est parti rendre visite à un ami en 2010 au nord du Laos dans la province de Xiengkhuang Province. À l’entendre, cela semble un voyage complètement fou, être allé si loin au nord, lui qui vient du sud.</p>
<p>Mais il ajoute tout de suite qu’il a un rêve, un rêve immense. Celui d’être propriétaire de son propre établissement. Il a déjà acheté le terrain près de la frontière thaïlandaise  à quelques dizaines de kilomètres du Mékong où la plupart des bateaux de touristes passent pour rejoindre en 2 jours Luang Prabang. Son projet ? Construire sept bungalows, chacun dédié à une ethnie laotienne (architecture, costumes, décoration…). Il veut accueillir et faire partager la culture et l’histoire de son pays.<br />
Mais son rêve a un coût, 50 000 USD. C’est énorme. Il cherche des investisseurs, et le moins qu’on puisse dire c’est que lorsqu’il en parle, c’est plein de passion et d’espoir. Il répète toutes les deux phrase « this is my dream, my own dream ».<br />
Au fond de ses yeux, on peut déjà voir sept bungalows dans la forêt lao…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Le Centre de Conservation des Éléphants du Laos</title>
		<link>http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/le-camp-de-conservation-des-elephants-du-laos/</link>
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		<pubDate>Thu, 17 Apr 2014 08:25:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Laos]]></category>
		<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>

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		<description><![CDATA[Le centre de conservation des éléphants du Laos, ce n’est pas le cimetière des éléphants au formol, non, c’est la traduction littérale de ECC : Elephant Conservation Center. Cet aimable pachyderme a beau être le symbole sacré du Laos, on est loin du « pays au million d’éléphants » comme il est &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le centre de conservation des éléphants du Laos, ce n’est pas le cimetière des éléphants au formol, non, c’est la traduction littérale de ECC : Elephant Conservation Center.</p>
<p>Cet aimable pachyderme a beau être le symbole sacré du Laos, on est loin du « pays au million d’éléphants » comme il est usuellement nommé.  On ne compte plus aujourd’hui que 1 500 éléphants dont 500 domestiques. Si la tendance se confirme, avec seulement 46 femelles domestiques âgées de moins de 20 ans, 3 naissances pour 10 décès, l’avenir des éléphants du Laos est sérieusement compromis.<br />
Autres éléments intéressants : les éléphants domestiques laotiens sont principalement utilisés dans les exploitations forestières. Ils débardent et contribuent donc directement à la destruction de leur habitat naturel ! Sans parler de l’intensification du travail (halte aux cadences infernales !), aux maladies non soignées, à la volonté affichée des cornacs d’éviter toute gestation (21 mois de gestation, plus 3 ans d’allaitement, autant dire 5 ans de manque à gagner), et vous aurez une idée du tableau.<br />
Ah si, vous ajoutez également les éléphants sauvages qui vont se servir dans les zones cultivées, faute d’avoir assez d’espace naturel pour se nourrir (c’est que ça mange 200 kilos par jour ces bêtes là). Alors, évidemment, le nombre de conflits entre hommes et éléphants augmente de façon alarmante, et ce n’est pas forcément l’homme qui gagne à ce petit jeu-là.</p>
<p>C’est là qu’entre en scène ElephantAsia, une ONG montée par deux Français. Ce qu’ils font :<br />
&#8211; Des soins vétérinaires gratuits : en intervention express ou en « tournée » dans les villages<br />
&#8211; De la favorisation de la reproduction : elephant speed meeting (enfin pas très speed, c’est qu’ils ne font pas connaissance du jour au lendemain), prise en charge économique (je te garde ton éléphante et son petit, en attendant tu as un tracteur)<br />
&#8211; De la formation des cornacs : et si on arrêtait de brutaliser ces petites bêtes et apprenait à mieux les soigner ?<br />
&#8211; De la sensibilisation du public : tout est bon pour communiquer, les publications pour petits et grands, les tournées dans les villages, les manifestations évènementielles (festival de l’éléphant, caravane à travers le pays…)<br />
&#8211; Du tourisme équitable : c’est que dans notre petite tête d’Occidental, il est peu facile d’admettre que le tourisme (tourisme intelligent, on s’entend) est une bonne voie pour permettre d’éviter l’extinction de l’espèce. Le travail est moins violent qu’en forêt, et les animaux sont souvent mieux traités. J’ai mis un peu de temps à comprendre. C’est ainsi qu’ElephantAsia a son propre centre d’éléphant : l’ECC. À Sayabouri.</p>
<p>Et c’est là où j’arrive. Tout d’abord pour découvrir les activités d’ElephantAsia en tant que touriste, puis pour filer un coup de main et profiter plus longtemps de la sérénité qui émane ici.</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/1-A-lECC.jpg"><img class="size-full wp-image-2536 aligncenter" alt="A l'ECC" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/1-A-lECC.jpg" width="2415" height="1289" /></a>Ce qui m’accroche avant tout, c’est le lieu. Perdu sur une petite avancée au milieu d’un lac. On l’atteint en bateau, s’il arrive à se frayer au milieu des algues. Je cherchais un endroit paisible, je l’ai trouvé.</p>
<p>J’aime la lumière, à toute heure de la journée. Il y fait chaud, mais c’est comme partout dans le pays à cette saison-là. Sauf que les nuits sont presque fraîches, ce qui permet de se reposer (enfin !). Et quand il fait trop chaud dans la journée, on pique une petite tête dans le lac avec les filles (avec le lao-style pour nager, c’est à dire en T-Shirt).</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/2-peaceful-place.jpg"><img class="size-full wp-image-2540 aligncenter" alt="peaceful place" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/2-peaceful-place.jpg" width="2368" height="1230" /></a><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/3-le-lac-encore-et-encore.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2543" alt="Le lac, encore et encore" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/3-le-lac-encore-et-encore.jpg" width="2697" height="1501" /></a></p>
<p>Être à l’ECC au quotidien, avant même d’avoir à faire avec les gros animaux à (petites) oreilles, c’est apprendre à gérer les petites bêtes, dans la forêt mais aussi dans sa cabane en feuille de palme. Cela va de protéger son lit des moustiques dignes des raids aériens de la Seconde guerre mondiale et des araignées de couleurs trop vives pour être honnêtes, à éviter d’écraser les geckos, en passant par secouer ses vêtements avant de les mettre. J’ai oublié de le faire une fois, pas deux. Quant aux bébêtes qui se glissent dans mon ordinateur, dommage, elles crament.</p>
<p>Passer quatre jours à l’ECC, c’est rencontrer l’équipe qui y travaille. Je ne veux pas oublier ceux avec qui j’ai passé du temps :<br />
Sébastien, le boss, un des fondateurs d’ElephantAsia, qui jongle entre Vientiane et Sayabouri (il suffit d’avoir fait le <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/un-trajet-en-bus/" target="_blank">trajet</a> une fois pour être admirative des aller-retours),<br />
<a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/mister-sak-aller-une-fois-dans-le-nord-du-pays/" target="_blank">Mister Sak </a>et son équipe de guides, dont Mister Lah dans la lune,<br />
Karen la Suédoise et Emma la Française, les deux vétérinaires qui m’impressionnent tant elles n’ont pas froid aux yeux de soigner des animaux de cette taille,<br />
Les cornacs (qu’on appelle Mahouts ici) dont Long Tong, il n’a qu’un œil mais perspicace !, et Khum qui profite de ses quelques mots d’anglais pour tenter un peu de tout, car c’est bien connu qui ne tente rien n’a rien,<br />
Suki le chef de village (au Laos, il y a un chef de village dans chaque quartier, chaque communauté… Le maire local en quelques sortes) qui veille aux bonnes relations entre l’ECC et le reste de l’environnement,<br />
Anabel la belle biologiste espagnole,<br />
Jozef le Belge polyglotte, à la vente et aux renseignements en tous genres,<br />
Et bien sûr la pétillante <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/melanie-aller-loin-avec-moi-meme-en-pleine-meditation-vipassana/" target="_blank">Mélanie</a> au marketing, avec qui j&rsquo;ai grand plaisir de travailler (parcours proposés aux visiteurs de plusieurs jours et communication, on ne se change pas, je sais&#8230;).</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/4-une-partie-de-lequipe.jpg"><img class="size-full wp-image-2538 aligncenter" alt="une partie de l'equipe" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/4-une-partie-de-lequipe.jpg" width="2823" height="1241" /></a></p>
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<p>Les journées sont douces et suivent le rythme des éléphants.<br />
Le moment que je préfère ?<br />
Le matin (si, si, encore un matin). Quand il fait frais et que la brume se lève. Il faut aller chercher les éléphants dans la forêt pour leur donner un de leurs nombreux bains quotidiens. Ah oui, car en plus d’avoir besoin d’enlever la poussière qu’ils vont se mettre moins de dix minutes plus tard, ils boivent 140 litres d’eau par jour, je me demande s’ils ne sont pas croisés avec des chameaux.</p>
<p><a style="text-align: center;" href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/5-Encore-un-matin-.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2541" alt="Encore un matin" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/5-Encore-un-matin-.jpg" width="2096" height="1234" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/6-un-éléphant-ça-baigne-énormement.jpg"><img class="size-full wp-image-2544" alt="Un éléphant ça baigne énormement" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/6-un-éléphant-ça-baigne-énormement.jpg" width="2539" height="1879" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le premier matin, je n’ai pas fait la maline quand les cornacs m’ont demandé de rester en arrière dans la forêt quand ils se sont aperçus que leurs éléphants s’étaient fait la malle. Après un petit bout de temps à écouter les bruits de la forêt, je me suis retrouvée nez à trompe avec Médok, la pachyderme de 61 ans, qui n’avait pas très envie de me voir sur son chemin. Nous n’avons pas fait un bras-de-fer pour savoir qui allait se bouger la première, j’ai fait place en me perchant fissa sur un monticule …</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/7-Rencontre-du-3ème-type.jpg"><img class=" wp-image-2547 aligncenter" alt="Rencontre du 3ème type" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/7-Rencontre-du-3ème-type.jpg" width="491" height="186" /></a></p>
<p>La fois suivante, j’accompagne Long Tong et Khum pour aller chercher… trois éléphants, il manque un cornac. Je vais donc faire mon premier stage à dos d’éléphant. Autant le dire tout de suite, c’est impressionnant. Perchée à plus de 3 mètres de haut, entre les deux oreilles qui battent sur mes jambes, les mains appuyées sur la tête pleine de poils si durs qu’on dirait des fils de fer, je n’en mène pas large. J’ai même un peu peur. Hauteur. Sensation de pouvoir être balayée d’un coup de tête.<br />
Puis la confiance fait peut à peu place, de toutes manières il n’y a pas d’autres choix. Avancer. Respirer. Écouter. Se prendre en plein nez la chaleur et les odeurs animales. Sentir les mouvements des épaules à chaque pas. Poids et souplesse. Un moment magique.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/8-Stage-cornac.jpg"><img class=" wp-image-2537 aligncenter" alt="Stage cornac" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/8-Stage-cornac.jpg" width="495" height="212" /></a></p>
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<p>Mon séjour ici se finit en apothéose. C’est Pi May, et c’est l’heure du Bassi (cf. <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/le-nouvel-an-se-fete-a-leau/" target="_blank">Bassi de Luang Prabang</a> pour comprendre de quoi il ressort). Le moment est d’autant plus important que l’équipe est encore sous le choc de la mort d’un éléphanteau de 10 mois il y a deux semaines, le lait artificiel et tous les soins prodigués n’ayant pas suffi à une croissance des os optimale. Il y a donc besoin d’un nouveau départ.<br />
Les invités arrivent petit à petit, on ne sait pas très bien à quelle heure le bassi va débuter, (heure laotienne, on s’entend),  les femmes préparent pendant que les hommes boivent de la Beerlao.<br />
La cérémonie est officiée par un chamane. Au programme : bénédiction des fondations de la maison, prières chantées pour faire revenir les bons esprits, échanges des bracelets, et déjeuner sur fond de musique à fond les ballons.<br />
Toute l’équipe est là, les éléphants aussi bien sûr. Un grand moment d’émotion dans l’équipe. Pour moi aussi. J’ai l’impression que c’est un peu Noël, chacun s’offrant de belles choses, des vœux au travers d&rsquo;un bracelet, beaucoup de bienveillance et d’amour dans les regards.</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/9-Bassi-la-préparation.jpg"><img class="size-full wp-image-2539 aligncenter" alt="Bassi, la préparation" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/9-Bassi-la-préparation.jpg" width="2509" height="1228" /></a></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/10-Bassi-la-cérémonie.jpg"><img class="size-full wp-image-2542 aligncenter" alt="Bassi, la cérémonie" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/10-Bassi-la-cérémonie.jpg" width="2215" height="1864" /></a><br />
C’est sur cette dernière note que je quitte l’ECC, des images plein la tête et des bracelets plein les poignets pour ne pas oublier.</p>
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<p><a href="http://www.elefantasia.org/">www.elefantasia.org<br />
</a><a href="http://www.elephantconservationcenter.com/">www.elephantconservationcenter.com</a></p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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