Mélanie, « aller vraiment loin avec moi-même grâce à la méditation »

Melanie

 

Mélanie la pétillante, Mélanie la sensible, Mélanie la soif de vivre incarnée.

Elle travaille au marketing de l’Elephant Conservation Center (ECC), où je vais passer quelques jours.

Il y a quelque chose qui m’accroche dans son regard franc, dans son éclat de rire spontané, dans sa curiosité fraîche, dans ses questions et questionnements.

Mais comment une belle Avignonnaise (elle est plus exactement de Gordes, ah la jolie Provence !…) de 24 ans se retrouve en pleine forêt lao au milieu des éléphants ?

Petit flash back.
Elle a fait des études de commerce, dont un an en Australie. Avant de démarrer sa vie professionnelle, elle s’offre une année sabbatique : une saison en station de ski pour avoir assez d’économies pour aller en Inde, au Népal, et au Kirghizistan. Elle voyage et donne des coups de main à des petites structures touristiques ou des guides locaux. À son retour, c’est décidé, elle se spécialise dans le tourisme ! Au bout de six mois d’études, il lui faut trouver un stage et elle répond à l’annonce posée par l’ECC, quelques échanges à distance, c’est d’accord elle est prise. Puis, plus aucune nouvelle, elle prend son billet d’avion, arrive au centre sans savoir si elle est réellement attendue… mais si, bien sûr !! Et pas qu’un peu. Elle y est heureuse, et ça se voit. Elle a plein d’idées et aimerait parfois leur donner plus de sens, et c’est ensemble que nous en discutons et y travaillons, avec un grand plaisir.

Mais au fait Mélanie, c’est quoi ton plus loin à toi ? C’est ici ?
Non, son plus loin à elle est Pokhara dans l’Himalaya où elle s’est arrêtée pendant 10 jours pour suivre les enseignements de méditation Vipassana.
Elle m’explique que ce n’est pas affilié à un quelconque courant religieux, que cela se pratique partout dans le monde. De nombreux moments de méditation, mais aussi des enseignements en anglais, et aussi en sanskrit : « tu ne comprends pas mais c’est joli à écouter. » Elle a ainsi découvert « la science de l’esprit ». Pas sûre de comprendre. Et Mélanie de m’expliquer la différence entre les sciences que nous étudions, l’entraînement auquel nous soumettons notre corps (enfin, ça dépend pour qui, mais je ne vise personne), et la science de l’esprit souvent laissée pour compte.

Mais surtout elle me parle avec émotion de ce moment où elle est allée « le plus loin avec (elle)-même ». « À la fin des 10 jours je me suis sentie bien plus présente au présent, et je me souviens m’être dit que je ne n’avais jamais été aussi loin. » Elle a soif d’avancer et c’est d’ailleurs pour cela qu’elle a très, très, envie d’y retourner.

Ces mots résonnent en moi. C’est au cours du -long- trajet qui m’emmène loin du centre que je m’interroge sur ce que peut bien vouloir dire de retourner vers son plus loin…

 

 

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