Rob, « nager face à un orque »

Rob

 

Il y a des endroits où l’on se sent bien, très bien. Comme le café-restaurant On Fire sur le front de mer de Whitianga sur le chemin du road trip que je fais avec mon amie Anne-Gaëlle. La douce lumière du soleil couchant sublime le vin que nous dégustons. L’équipe du bar est aux petits soins, tout sourire. Jusqu’à ce que retentit le premier accord de guitare : Rob, le patron, et Leonardo, un des serveurs, nous offrent un petit concert de jazz rock magique.

Evidemment, nous y retournons le lendemain, brunch oblige. Et le surlendemain avant de partir. C’est que Rob nous a adoptées, et c’est réciproque.

Rob est avant tout musicien. 39 instruments, ça ne s’invente pas.
C’est de famille. Les deux parents, les six frères. Tout le monde.

Il décide de vivre sa passion, d’en vivre. D’une jolie manière, puisqu’il monte des business où la musique tient une belle place.
Pas exemple, avant d’ouvrir il y a trois mois le jazz café où nous le rencontrons, il avait créé et géré pendant 10 ans une compagnie d’excursions touristiques en mer avec concerts dans des grottes et autres cavités face à l’océan. On vous passe le transport du piano.

C’est au cours d’une de ces excursions qu’il vit une des expériences des plus marquantes. C’est cette histoire, et non ses voyages au bout du monde, qu’il a envie de me raconter quand je lui demande le plus loin où il est allé.

En pleine mer, alors qu’il accompagne un groupe de touristes, ils tombent sur un orque aussi grand que son bateau. Il ne sait toujours pas pourquoi, mais il décide de sauter à l’eau avec masque et tuba pour aller observer non pas un mais deux orques, une mère et son petit. Qui se rapprochent. Pour rester 15 secondes face à lui, à quelques mètres. Un moment intense. Inoubliable. On n’en doute pas.
L’histoire ne dit pas l’émotion qu’il y a du avoir lors du concert qui a suivi ce soir-là…