Katmandou, haute en couleurs

Kathmandu vu du ciel

 

Katmandou, 3 royaumes: Katmandou, Patan et Bhaktapur. Chacun avec leur Durbar Square, place centrale avec palais et autres bâtiments qui régissaient la vie politique d’hier.
Aujourd’hui, Katmandou, c’est plusieurs quartiers, denses, bruyants, pollués, mais… pleins de vie !
Au premier regard, les rues de Katmandou centre ressemblent à ça :

Les rues de Kathmandu

Il faut imaginer la scène avec un bruit quasi ininterrompu de klaxons, un taux de pollution impressionnant, un mouvement perpétuel et désordonné. Tout à coup, un Népalais qui marchait devant vous s’arrête, et prie devant l’un de ces temples postés à chaque coin de rue ou presque. Une moto vous roule sur les pieds. Une vendeuse de légumes installe son étal dans un lieu improbable. Les hommes portent un petit couvre-chef bien rigolo et les fillettes sont ultra maquillées (jusqu’à la puberté, ensuite c’est fini). Les femmes travaillent sur les chantiers de construction. Trois backpackers sortis des années 70 côtoient un couple de randonneurs parés comme pour se faire l’Everest dans l’heure. Deux Népalais vous sourient. C’est Katmandou.

Les couleurs de Kathmandu

Mais ce qui me subjugue, c’est l’architecture newar.
Prendre le temps d’aller dans les ruelles des anciens royaumes voisins, admirer les maisons et temples loin de la foule, se perdre dans une ville où rien ne semble avoir bougé depuis des centaines d’années, regarder la vie de quartier s’organiser autour des puits, s’apercevoir que l’égalité des sexes prend une toute autre réalité ici…

durbar square

La beauté Newar à Kathmandu

Enfin et surtout, Katmandou c’est une ferveur, un esprit que l’on ne trouve que de ce côté-là du globe.
Des temples. Partout. Des tout petits, des immenses, des carrés, des ronds…
Mais aussi de très grands. Comme le très sacré Pashupatinath,  lieu de pèlerinage et d’incinération des morts le long de la rivière Bagmati. Ce jour-là, la chaleur est forte, les odeurs aussi. Et pourtant c’est une certaine douceur qui émane.

Où ça parle de morts

 

Mais la douceur qui me touche le plus est celle des stupas, par leur forme et leur force. Admirer ces hommes en train de leur refaire une beauté. Se laisser prendre par les courbes : du stupa, des moulins à prière, des mouvements des pèlerins. Cette facette-là de Katmandou loin des rues assourdissantes a quelque chose d’envoûtant.

Stupas et stupasBeauty stupa