John, « leading expeditions in Bélize »

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John est anglais mais a ses attaches au Brésil. Il faut dire qu’il a épousé une brésilienne, a une fille de 7 ans à Salvador de Bahia où il est en train de construire une nouvelle maison… Mais il passe peu de temps au Brésil ou en Angleterre puisqu’il est la plupart du temps dans des pays où personne n’irait passer des vacances. Son boulot ? Une sorte de mercenaire pour assurer la sécurité de zones en guerre. Après 10 ans d’armée, puis autant de création de boites les plus variées les unes que les autres. « Je ne manque pas de travail depuis Georges Bush », on ne commentera pas, hein.
Alors, quand il peut, il vient souffler ici, à Bahia. Il a déjà ses billets pour la coupe du Monde de foot en juin prochain, pas sûr qu’il soutienne le Brésil quand même, vu que l’emblème de l’équipe d’Angleterre est tatoué sur son mollet.  Un curieux personnage que ce John rencontré sur la route de la plage.

Le plus loin où il est allé ? L’Inde peut-être, c’était pour des vacances je crois. Ou peut-être ce village d’Afghanistan qu’il a traversé under cover armé jusqu’au dent sous ses vêtements, à 3 jours de route de tout, où aucun habitant ne savait qu’il existait des hommes blancs. Non, le plus loin où il est allé me dit-il, c’est lorsqu’il a eu la responsabilité d’expéditions de plusieurs mois dans la jungle du Bélize. Des expéditions liées à des problèmes de sécurité dans cette zone? « Oui, une grande insécurité. Déforestation massive, pollution, chasse non autorisée. La nature est en danger. Nous avons mis en place des projets locaux pour rendre visibles cette région, par exemple nous avons créer une route et des infrastructures légères pour développer l’écotourisme, le bouche à oreille a fait le reste, les autorités ont dû réagir. » Comme quoi, le plus loin où il était allé n’était pas si loin, ni violent, non, le plus loin pour lui est cette lutte dans et pour la jungle.

 

28 décembre, Salavador de Bahia, Brésil