Joël, « relancer les dés et partir »

joel bis

Joël avait une belle situation dans la banque, comme on dit. Un poste à responsabilités. Plusieurs évènements extérieurs ont changé la donne. Nous sommes fin des années 90. Joël avait le choix, ou plutôt il s’est offert ce choix, il l’a provoqué. En négociant en départ (professionnel) et en organisant un autre (personnel). « J’ai décidé de changer mes repères, de relancer les dés. Complètement. J’ai décidé de partir, d’acheter un bateau, de quitter ceux que j’aimais pour aller au bout de mes rêves. J’ai compris plus tard, que cela arrivait à d’autres quarantenaires. » Qu’importe si c’est la crise de la quarantaine. Comme il dit  « Tu ne peux changer le vent, mais tu peux orienter différemment les voiles ».

Joël est parti, sans date de retour. Le voyage a duré trois ans, il l’a amené jusqu’en Polynésie. Où il a décidé que c’était bien ainsi, qu’il était temps de passer à autre chose. Il est alors rentré. Il est revenu apaisé, rasséréné. Il a retrouvé ses enfants qu’il n’avait pas perdus puisqu’il les voyait régulièrement. Il est reparti de zéro comme on dit, du moins financièrement. Il a fait fortune en une dizaine d’années en gérant des campings. Aujourd’hui, il a vendu son business, acheté l’appartement de ses rêves à Lorient, et … est reparti avec son Toumim, un autre bateaupour un autre tour du monde. Plus long, plus en douceur, sans fuite, pour le plaisir de voguer.