Anne-Gaëlle et Olivier, « partir le nez au vent et s’installer en Nouvelle-Zélande »

Olivier et Anne-Gaëlle

C’est en école d’ingénieurs agronomes qu’Anne-Gaëlle, Olivier et ma pomme nous nous rencontrons, ainsi que toute une bande de joyeux lurons. Pour ne pas se quitter deux dizaines d’années plus tard. Même si certains sont à l’autre bout du monde. Ce qui est le cas de ces deux oiseaux !

Anne-Gaëlle et Olivier, des amoureux fous de nature.
Anne-Gaëlle et Olivier, des parents attentifs.
Anne-Gaëlle et Olivier, un couple au bonheur communicatif.
Anne-Gaëlle et Olivier, mes amis.

Nous sommes en 2001, un an après leur mariage. Olivier cherche depuis 6 mois du travail entre deux parties de pêche. Anne-Gaëlle est en train de finir une thèse qui parle de traitement d’images. Elle voit par hasard une annonce pour un poste de développement de caméras intelligentes qui suivraient le mouvement (nous en sommes en 2001, ne l’oublions pas). Mais l’entreprise est… en Nouvelle-Zélande ! Allons, bon… Anne-Gaëlle tente le coup et envoie sa candidature. 48 heures plus tard, son téléphone sonne. Le premier coup de fil d’une longue série, un mois d’échanges qui n’aboutissent finalement pas.

Mais, entre-temps, l’idée de partir a fait son chemin. C’est sûr la Nouvelle-Zélande est à l’autre bout du monde, mais si ces personnes se donnent la peine d’appeler, c’est qu’il doit y avoir de nos compétences là-bas, non ?
Olivier essaye l’argument massue : « il y a plein de super coins de pêche avec des truites incroyables ». Anne-Gaëlle a beau être amoureuse, ça ne prend que moyennement. Il ajoute : « tu sais qu’on peut nager avec dauphins en pleine mer là-bas ? » et là, cela pèse un peu plus dans la balance.

Qu’importe les plus et les moins. Ils prennent un pari un peu fou, un pari à deux : partir pour essayer de s’installer en terre inconnue, sans travail ni amis sur place.
Ils partent avec leur sac à dos. Et une cantine en fer, « on est français quand même » (je ne vois pas le lien, mais je cite fidèlement). Dans cette cantine : des bottes géantes en plastique  (il pleut en nouvelle Zélande, non?) et des cannes à pêche.

Ils débarquent à Auckland où ils sont hébergés chez des amis d’amis qui travaillent dans l’équipe d’Alinghi pour l’America’s Cup, avant de partir en collocation. Pendant ce temps, ils cherchent du travail. C’est Anne-Gaëlle qui décroche la première, en moins de 2 mois, un bel emploi comme chercheuse… à Palmerston North. Vous ne connaissez pas ? C’est normal, c’est un peu comme si vous vous installiez à Limoges (et encore Limoges est grand comparé à Palmerston North). Olivier va de CDD en CDD pendant deux ans, mais dans le domaine qui l’intéresse : l’eau. Et ils y sont vraiment heureux comme des poissons ces deux-là.
Cela fait 13 ans que cela dure, et ce n’est pas parti pour s’arrêter. Qu’ils ont eu raison de tenter l’aventure !

Tout a commencé par un coup de fil en 2001. Aujourd’hui ils ont deux enfants, pleins d’amis Kiwis et Frenchies, une maison, un bateau, deux harpes. Et quand il y a plus de trois voitures au feu rouge, ils appellent cela un embouteillage.

 

24 février, Nouvelle Zélande