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	<title>How far have you ever been? &#187; Morceaux choisis</title>
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	<description>Un tour du monde pour (a)grandir. Un tour du monde pour découvrir.  L’autre. Les autres. Un tour du monde pour prendre le temps.  Celui du voyage. Celui des rencontres. Et tout au long du chemin, des visages, des sourires, des histoires.  Des histoires racontées ici avec le même prisme, la même question :  Quel est le plus loin où vous êtes allés ? How far have you ever been?</description>
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		<title>Noah, «  je n&#8217;ai pas de limite, pas de frontière »</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jun 2014 17:12:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Israël et les territoires palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Jusqu'où sont-ils allés ?]]></category>
		<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>

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		<description><![CDATA[[ezcol_1third] [/ezcol_1third] [ezcol_2third_end] &#160; Noah se prononce un peu comme Nour, la lumière. Une lumière en Palestine. Car Noah est Palestinien, il est né à Zacharie, a vécu 17 années en camp de réfugiés sous tente, puis 15 en prison. La liberté à tout prix a un prix. Surtout si &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>[ezcol_1third]<a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/DSCF4051.jpg"><img class="size-full wp-image-3049 aligncenter" alt="Noah" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/DSCF4051.jpg" width="2816" height="2112" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Noah se prononce un peu comme Nour, la lumière.<br />
Une lumière en Palestine.</p>
<p>Car Noah est Palestinien, il est né à Zacharie, a vécu 17 années en camp de réfugiés sous tente, puis 15 en prison. La liberté à tout prix a un prix. Surtout si elle est aux dépens de celle des autres.</p>
<p>[/ezcol_2third_end]</p>
<div>
<p>« Maintenant j’ai une maison et une famille. » Noah habite à Bethléem, avec sa femme et une de ses filles. L’autre est aux États-Unis. Le fils, lui,  est en Italie. Seule sa femme, de 17 ans sa cadette, n’a pas le Sésame administratif pour sortir du territoire. Aucun des enfants ne veut revenir en Palestine. « Tu sais, mon fils fait comme moi, il étudie comme moi la résolution de conflits. »</p>
<p>Car Noah est « Peace Facilitator » ou « Peace Mediator », activiste pour la paix comme il le dit aussi.<br />
Par exemple ?<br />
« J’ai travaillé avec des journalistes palestiniens et israéliens sur le traitement de l’information. Nous étions deux facilitateurs, un homologue israélien était avec moi. La question était « Vous vous dites tous neutres et professionnels. Pourquoi un même fait donne-t-il deux versions complètement différentes ? » ».<br />
Mais il ne traite pas que le conflit israélo-palestinien. Il a travaillé en Irak. Également, avec les différents chefs religieux de la zone, toutes religions confondues, et là il y a de quoi faire. Son introduction du débat vaut des points : « Vous êtes tous envoyés par Dieu pour la paix sur Terre. Cela fait 2000 ans que vous essayez. Force est de constater que vous avez échoué jusqu&rsquo;à présent. » Le ton est donné.</p>
<p>Mais avant tout, Noah est pour moi celui qui m’accueille dans sa famille pour une journée à Bethléem.<br />
Il veut me montrer ce que vivre en territoires occupés veut dire. « Je n&rsquo;ai pas choisi ma couleur, je n&rsquo;ai pas choisi d&rsquo;être Palestinien, je n&rsquo;ai pas choisi d’être occupé. »</p>
<p>Il me parle de la guerre de l’eau. Depuis que le mur enceint les sources, les Palestiniens sont dépendants des livraisons d’eau israélienne.<br />
Il me parle de l’impossibilité de développement des territoires occupés : pas de terres cultivables, pas d’industries. Deux options : travailler pour l’administration palestinienne (dépendant en grande partie de l’aide internationale) ou travailler en Israël (et se prendre les 2 fois 2 à 3 heures quotidiennes de passage du check point).<br />
Il me parle des mosquées fermées dans les zones contrôlées par les Israéliens. Dont celles de la Vieille Ville, comme j’ai pu le voir le vendredi.</p>
<p>Il cite à tour de bras Voltaire, Rousseau, Camus, Sartre, Beauvoir, Hegel, Dostoïevski. Il a eu le temps de les lire en prison. Cela fait presque 30 ans maintenant qu’il est sorti, mais ses lectures l’ont marqué. À moins que cela ne soit l’idée d’y avoir accédé, j’hésite. Évidemment, il n’est pas prêt d’oublier « Sartre et sa grande soif de liberté ».<br />
Il enchaîne ensuite sur la France : « Ces gens m&rsquo;ont fait rêver en prison. Qu’est devenu le Pays des droits de l&rsquo;Homme ? Je ne le comprends pas aujourd’hui ».</p>
<p>Et d’embrayer sur un cours d’histoire raccourci de la création d’Israël. L’Europe en prend un coup, logique. Pourtant, il attend beaucoup de la capacité de pression économique européenne comme une clef possible.<br />
On ne s’arrête pas à Israël. Il part ensuite sur un cours d&rsquo;Histoire moderne et politique de l&rsquo;Afghanistan.<br />
J’écoute, j’apprends, j’essaye de faire le tri. Il y a des pays où, à l’heure du café, on ne parle pas des dents du petit dernier…</p>
<p>Quand au détour de la conversation je lui demande quel est le plus loin où il est allé, il me regarde droit dans les yeux et me dit : « Le plus loin ? Je n&rsquo;ai pas de limite. Pas de frontière. »<br />
Il y a des réponses qui n’appellent pas de commentaire de peur d’en diminuer la force.</p>
<p>En partant, sa femme remet son foulard pour la photo. Ce qui énerve Nour qui ne croit plus en Dieu. « Qui est Dieu, s’il existe pour laisser faire cette situation ? »<br />
Sa femme me donne de l’huile qu’elle a produite avec les olives du jardin. Un goût fort et dense. Comme cette journée avec eux.</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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		<title>Où il est question de mur</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jun 2014 15:12:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Israël et les territoires palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>

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		<description><![CDATA[Venir à Jérusalem, en Israël, c’est se prendre en plein visage le conflit, les tensions, la colère et la violence sous-jacente, celle qui est ouverte à quelques dizaines de kilomètres de là. Venir à Jérusalem, en Israël, c’est se dire : je sais que je ne sais pas tout, je comprends &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Venir à Jérusalem, en Israël, c’est se prendre en plein visage le conflit, les tensions, la colère et la violence sous-jacente, celle qui est ouverte à quelques dizaines de kilomètres de là.<br />
Venir à Jérusalem, en Israël, c’est se dire : je sais que je ne sais pas tout, je comprends que je ne comprends pas tout.<br />
Venir à Jérusalem, en Israël, c’est être face à un mur. Le mur de l’Ouest prié par les Juifs et enjambé par les Musulmans. Le mur de l’enceinte de la vielle ville qui raconte tant d’Histoire. Et le mur qui ceint les territoires palestiniens, visible des terrasses de la vieille ville. Un mur d’incompréhension. Un mur qui sépare pour sûr, qui protège peut-être et qui bloque assurément.</p>
<p>Je sais qu’il n’est pas le seul mur de l’Histoire qui sépare, qu’il n’est pas le seul debout aujourd’hui dans le Monde. C’est celui que j’ai vu. J’ai quitté Jérusalem pour aller au pied de ce mur, celui que certains appellent « le mur de la honte ». Beaucoup d’émotions. Les larmes aux yeux. Une grosse pierre dans la gorge qui descend au fond du cœur.<br />
Après ces mois à voyager, à être accueillie avec tant de générosité, à me dire que l’humanité est fondamentalement bonne, comment est-ce possible ? Je maintiens et me dis que finalement « l’humanité est <i>à la base</i> fondamentalement bonne », ce sont nos choix, les nôtres qui ont fait cela.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/le-mur.jpg"><img class=" wp-image-3037 aligncenter" alt="le mur" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/le-mur.jpg" width="3548" height="1080" /></a><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/le-mur-de-près.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3036" alt="le mur de près" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/le-mur-de-près.jpg" width="2664" height="1184" /></a></p>
<p>[ezcol_2third]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’ai passé une journée dans une <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/noah-je-nai-pas-de-limite-pas-de-frontiere/" target="_blank">famille palestinienne</a>, j’y ai entraperçu ce que la vie en Cisjordanie signifiait.<br />
Le check point avec ses longs couloirs m’a renvoyée à des images que je ne voulais pas voir. Les six heures douloureuses de passage du poste frontière Jordanie-Israël vécues quelques jours auparavant étaient encore en moi. Oui, nous sommes dans un pays en guerre, même si tout semble plutôt calme ici.</p>
<p>[/ezcol_2third] [ezcol_1third_end]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/check-point.jpg"><img class="size-full wp-image-3035 aligncenter" alt="check point" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/check-point.jpg" width="2816" height="2112" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third_end]</p>
<p>Cette semaine de juin 2014 est complexe. Trois jeunes Israéliens ont été kidnappés. Ce qui a déclenché plus de 300 arrestations de Palestiniens, des membres du gouvernement, des civils, dont des enfants. J’entends parler à plusieurs reprises de tortures. Je ne veux pas rentrer ici dans un sujet épineux et complexe, qui est loin d’être manichéen, je ne possède pas toutes les clefs pour analyser le conflit. J’ai rencontré des gens aux points de vue divers, souvent tranchés. Des habitants des deux bords, des humanitaires, des artistes locaux… Le conflit est au centre des discussions, presque à chaque fois. &laquo;&nbsp;On a beau se dire, ce soir on parle d&rsquo;autre chose, rien n&rsquo;à faire, on y revient tout le temps. &nbsp;&raquo; Les seules personnes ouvertes au dialogue que j’ai rencontrées étaient &lsquo;anti pro-israéliennes&rsquo;. Ce qui donne un point de vue partiel et partial. Une chose est sûre, il est impossible de rester neutre, même quand l’on est a priori « extérieur », il y a trop de tensions pour cela, trop de choses entendues, vues, vécues. Même à ma petite échelle.<br />
Je repars d’ici retournée, triste, en colère.<br />
Plusieurs personnes m’ont invitée à revenir, pour mieux comprendre. J’espère pouvoir le faire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[ezcol_1quarter]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/Pool-party-on-a-roof-top.jpg"><img class="size-full wp-image-3038 aligncenter" alt="Pool party on a roof top" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/Pool-party-on-a-roof-top.jpg" width="2710" height="2033" /></a></p>
<p>[/ezcol_1quarter] [ezcol_3quarter_end]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et à moins d’une heure de route,  Tel-Aviv. Entre ambiance plage, cafés intellos, ou pool party sur roof top.<br />
C’est peut-être cliché, mais le décalage est réel pour moi.</p>
<p>[/ezcol_3quarter_end]</p>
<p>Israël explose. Par tous ses pores.<br />
Israël ne laisse pas indifférent, il ne laisse pas indemne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/wall-love.jpg"><img class="alignnone  wp-image-3039 aligncenter" alt="wall &amp; love" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/wall-love.jpg" width="434" height="572" /></a></p>
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		<title>Jérusalem, l’intense</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jun 2014 21:35:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Israël et les territoires palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>

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		<description><![CDATA[La première impression que j’ai de Jérusalem, et qui ne me quittera pas, est son intensité. Cette ville est d’une grande force, par la beauté de ses dédales, par le magnétisme de ses lieux saints, par le mélange -si tant est que l’on peut parler de mélange- de gens si &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La première impression que j’ai de Jérusalem, et qui ne me quittera pas, est son intensité. Cette ville est d’une grande force, par la beauté de ses dédales, par le magnétisme de ses lieux saints, par le mélange -si tant est que l’on peut parler de mélange- de gens si différents et en même temps tous en quête de quelque chose. Elle est propice aux rencontres, intenses elles-aussi, qu’elles soient avec les autres ou avec soi-même. Jérusalem surprend, étonne, émerveille, et suscite beaucoup de questions, qui sont souvent sans réponse.</p>
<p>Tout d’abord, la cité elle-même.<br />
La vieille ville de Jérusalem est un choc.<br />
Par les petites ruelles pavées de blanc, tortueuses, qui montent, descendent, tournent, qui donnent d’entrée de jeu un aspect labyrinthique.<br />
Par le rythme calme et poétique au petit matin, grouillant et enfiévré en pleine journée.<br />
Par l’architecture qui dit tellement des conquêtes incessantes, anciennes ou actuelles, de Jérusalem.<br />
Par les murs de la ville : celui de l’Ouest (à croire qu’il n’y a que les Français pour le nommer Mur des Lamentations) inébranlable face à la ferveur à ses pieds. Celui des remparts de la ville aux portes chargées d’Histoire par lesquelles je passe comme d’autres plusieurs siècles auparavant. Celui des territoires occupés que l’on voit depuis les terrasses sur les toits, qui crie la violence du conflit israélo-palestinien.<br />
Par les silhouettes qui passent dans les ruelles, porteuses d’identité, de foi, et parfois de revendication.<br />
Par le recueillement de ceux qui font fi de la foule et des flux incessants.<br />
Par toutes ces religions, ou plutôt tous les courants du judaïsme, du christianisme ou de l’islam, qui se manifestent différemment mais de manière entrelacée. Les gens, les quartiers, les lieux de culte, tout est imbriqué.</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/de-jour.jpg"><img class="size-full wp-image-3017 aligncenter" alt="de jour" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/de-jour.jpg" width="1935" height="574" /></a></p>
<p><img class="size-full wp-image-3016 aligncenter" alt="de jour toujours" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/de-jour-toujours.jpg" width="2659" height="577" /></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/silhouettes.jpg"><img class="size-full wp-image-3029 aligncenter" alt="silhouettes" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/silhouettes.jpg" width="2069" height="580" /></a></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/les-rues-la-nuit.jpg"><img class="size-full wp-image-3022 aligncenter" alt="les rues la nuit" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/les-rues-la-nuit.jpg" width="2356" height="576" /></a><br />
Il suffit d’embrasser du regard la vieille ville depuis le Mont des Oliviers, juste en dehors des remparts, pour comprendre la complexité de Jérusalem : les fondations du temple d’Hérode sont là, fières, impressionnantes. Le rectangle est parfait. Le mur de l’Ouest est dévolu aux prières juives, </p>
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		<title>Vol au dessus d’un nid d’Annapurnas</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Jun 2014 21:06:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>
		<category><![CDATA[Népal]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>

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		<description><![CDATA[Une folie décidée sur un coup de tête. La tête dans les nuages. Les nuages bien présents. Mais voilà. Tout à coup une éclaircie arrive. Max, le pilote russo-tchéchène aussi. Et c’est parti ! La preuve en video : http://youtu.be/kM2Ch7pLw_I]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Une folie décidée sur un coup de tête.<br />
La tête dans les nuages.<br />
Les nuages bien présents.</p>
<p>Mais voilà. Tout à coup une éclaircie arrive. Max, le pilote russo-tchéchène aussi. Et c’est parti !<br />
La preuve en video : <a href="http://youtu.be/kM2Ch7pLw_I">http://youtu.be/kM2Ch7pLw_I</a></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/06/Dans-les-nuages.jpg"><img class="size-full wp-image-2884 aligncenter" alt="Dans les nuages" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/06/Dans-les-nuages.jpg" width="2637" height="838" /></a></p>
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		<title>Parce qu’on ne se le dit jamais assez…</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Jun 2014 07:05:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>
		<category><![CDATA[Népal]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>

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		<description><![CDATA[Pokhara, Népal, mardi 3 juin 2014. Il est 4 heures du matin, je viens de recevoir un message. David est décédé. Il avait été l&#8217;un des metteurs en scène de la dernière pièce de théâtre dans laquelle j&#8217;ai joué. Nous étions une belle équipe. Des amis. Il avait appris la &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pokhara, Népal, mardi 3 juin 2014.</p>
<p>Il est 4 heures du matin, je viens de recevoir un message. David est décédé. Il avait été l&rsquo;un des metteurs en scène de la dernière pièce de théâtre dans laquelle j&rsquo;ai joué. Nous étions une belle équipe. Des amis. Il avait appris la rechute d&rsquo;un cancer un mois avant la première. Il avait bataillé depuis et il allait mieux. Du moins la dernière fois que je l&rsquo;avais vu. Mais la lutte avait repris ces derniers temps, je n&rsquo;en savais rien. Samedi soir, il est mort en toute discrétion.<br />
Mon visage ruisselle de larmes en écrivant ces lignes.<br />
J’avais décidé d’aller ce matin voir une dernière fois le soleil se lever sur les balcons de l&rsquo;Himalaya, mais à quoi bon regarder vers le haut si je n’ai pas été là pour ceux à côté de moi. Je lui avais fait signe il y a un bout de temps, je n&rsquo;avais pas eu de réponse et n&rsquo;avais pas insisté, lui laissant la liberté de se manifester. Mais c’était en fait une grande fatigue qui l’en empêchait.</p>
<p>Sa maladie avait été un des éléments déclencheurs du magnifique voyage que je suis en train de vivre. David et moi avions le même âge. Il réveillait dans mon coeur la liste des amis chez qui le cancer s’était invité, c’en était trop. Je me suis que si un jour je devais moi aussi me retrouver sur un lit d&rsquo;hôpital, je ne voulais pas me dire « Ah si seulement, j’avais… ». J’ai alors voulu faire quelque chose d&rsquo;important pour moi, sans attendre un ‘plus tard’ hypothétique. D’autres aspirations sont venues se greffer, et ce quelque chose fut finalement le tour du monde.<br />
Quand on me demande pourquoi je suis partie, c&rsquo;est cette histoire que je raconte. Et je ne le lui ai pas dit.</p>
<p>Un grand voyage donne beaucoup à réfléchir. Coïncidence ou pas, depuis quelque temps, je pensais aux amis, à ceux à qui je n’ai pas dit l’importance qu’ils ont à mes yeux.<br />
La mort de David me crie au visage que nous n’exprimons pas suffisamment aux amis qu’ils comptent pour nous. Qu’ils peuvent compter sur nous. Faisons-nous signe en toute simplicité quand nous en avons besoin ? Savons-nous être présents ? Osons-nous dire le bonheur de notre amitié et la force de notre amour ? Que cela soit par les mots, les gestes, le temps passé ensemble, les services rendus, les petites attentions, qu&rsquo;importe la manière de &laquo;&nbsp;dire&nbsp;&raquo; ce que nous avons dans le coeur.</p>
<p>Mes yeux sont tout embués, mais au milieu des larmes, je me dis que David m’aura fait deux cadeaux sans le savoir. Par sa maladie, l’envie de ce grand projet. Par son départ, la remise de mes priorités au bon niveau. À mon tour de savoir partager cela. Bien sûr, ce sont des messages souvent entendus, vivre maintenant et pleinement, ne pas attendre, être présent aux autres, dire aux amis que nous les aimons, pouvoir recevoir… Mais on a beau le savoir, on ne le fait jamais assez.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je regarde la brume couvrir la ligne d’horizon et soustraire les sommets à mon regard. Comme un ami qui s’en va et dont la silhouette s’estompe doucement.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/06/DSCF27041.jpg"><img class=" wp-image-2667 aligncenter" alt="Ce matin...." src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/06/DSCF27041.jpg" width="587" height="327" /></a></p>
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		<title>Prendre un avion en Inde ou au Népal</title>
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		<pubDate>Thu, 29 May 2014 01:39:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Népal]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>

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		<description><![CDATA[Prendre l’avion en Inde ou au Népal ne manque pas d’humour. Du moins pour un regard occidental. Tout d’abord, le process de sécurité diffère de ce que nous pouvons connaître. Pas de problème pour passer avec dix bouteilles si cela vous chante. En revanche, il faut montrer 4 fois son &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Prendre l’avion en Inde ou au Népal ne manque pas d’humour. Du moins pour un regard occidental.</p>
<p>Tout d’abord, le process de sécurité diffère de ce que nous pouvons connaître. Pas de problème pour passer avec dix bouteilles si cela vous chante. En revanche, il faut montrer 4 fois son billet pour pouvoir accéder dans l’enceinte quasi sacrée d’un aéroport, se faire fouiller facilement 5 à 6 fois avant l’embarquement, et je ne parle pas des check bagages. Le tout avec une notion de First-In First-served totalement inconnue et des familles sur quatre générations qui oublient systématiquement leur carte d’embarquement je ne sais trop où, cela donne de joyeux bouchons qui valent des points !</p>
<p>Mais parfois, point de famille, point de femmes (ou quasiment). Assez curieux d’embarquer sur un vol à 90% masculin. Mais non, pourtant, je n&rsquo;ai pas pris la mauvaise file d’attente.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/06/Its-flying-men.jpg"><img class="wp-image-2845 aligncenter" alt="It's flying men" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/06/Its-flying-men.jpg" width="488" height="200" /></a></p>
<p>D’ailleurs pour être sûr de qui arrive sur le territoire, les formalités administratives réservent une petite surprise avec la carte à remplir :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/06/3ème-genre.jpg"><img class=" wp-image-2844 aligncenter" alt="3ème genre" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/06/3ème-genre.jpg" width="455" height="400" /></a></p>
<p>C’est qu’ici le 3<sup>ème</sup> genre, tel qu’il est ainsi appelé, est reconnu.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La mention spéciale revient haut la main aux compagnies nationales. J’ai hésité entre deux lignes intérieures, finalement je les ai prises  toutes les deux, l’une à l’aller, l’autre au retour. Pour être sûre qu’elles n’étaient pas imaginAir : <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/06/laviation-népalaise.jpg"><img class="size-full wp-image-2846 aligncenter" alt="l'aviation népalaise" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/06/laviation-népalaise.jpg" width="2418" height="1001" /></a><br />
Ce qui nous permet de recevoir le clin d&rsquo;oeil de mon frère, qui revient sur les ondes avec ses croquis si bien sentis :</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/06/yeti-airlines.jpg"><img class=" wp-image-2843 aligncenter" alt="yeti-airlines" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/06/yeti-airlines.jpg" width="576" height="432" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Steve, &#171;&#160;With all the things I have done in my life, I have gone as far as possible&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Tue, 13 May 2014 10:57:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Jusqu'où sont-ils allés ?]]></category>
		<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>
		<category><![CDATA[Thaïlande]]></category>

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		<description><![CDATA[[ezcol_1third] [/ezcol_1third] [ezcol_2third_end] &#160; Steve, c’est un personnage à lui tout seul. Celui qui a une vie où les jours ne se ressemblent pas. Steve, c’est une leçon contre les préjugés, car ce n’est pas vraiment la personne avec qui j’aurais échangé de prime abord. Mais voilà, nous sommes voisins &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>[ezcol_1third]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/06/IMG_0893.jpg"><img class="size-full wp-image-2697 aligncenter" alt="Steve" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/06/IMG_0893.jpg" width="3025" height="2448" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Steve, c’est un personnage à lui tout seul. Celui qui a une vie où les jours ne se ressemblent pas.<br />
Steve, c’est une leçon contre les préjugés, car ce n’est pas vraiment la personne avec qui j’aurais échangé de prime abord. Mais voilà, nous sommes voisins de bus à Koh Samui. Qui plus est, nous sommes les deux derniers voyageurs à mesure qu&rsquo;approche le terminus. Flûte, je n&rsquo;ai pas envie d&rsquo;échanger quelques mots là maintenant. Et puis, ça se trouve ce gars sorti tout droit des années 70 va me parler ésotérisme, beach party, extasy, ou  jus de céleri. Perdu. Je ne sais plus de quoi nous parlons finalement, je me souviens de le recroiser lors d&rsquo;une marche au lever de soleil sur une plage deux jours plus tard. Et là je découvre une grande générosité associée à une histoire décoiffante.<br />
Car Steve, c’est l’histoire de trois vies en une. Qui sait d&rsquo;ailleurs s’il n’y en aura pas une quatrième…</p>
<p>[/ezcol_2third_end]</p>
<p>Chapitre Un.<br />
Le premier chapitre de sa vie se passe en Europe. Plus exactement  en Angleterre, là où il est né il y a plus de soixante ans. Il monte un business d’achats/ventes de bijoux anciens qui l’emmène à Malte, en Suisse, en France, en Écosse, au Vénézuela, à Gibraltar… Pendant 15 ans, il vit un rêve éveillé : il voyage, les affaires marchent bien, la vie est belle. Avec les sommes importantes d’argent qui rentrent, il s’offre des maisons dignes de villas hollywoodiennes, sauf qu&rsquo;elles sont en Écosse, en Suisse ou en Espagne. Bien sûr la vie Sex, Drug &amp; Rock’n Roll est comprise dans le package : les amis, les réceptions, les virées dans les grands clubs VIP des capitales européennes, les soirées avec les stars de l’époque (sportifs, rockers, haute aristocratie… Je vous passe le name droping). Mais aussi la course à l’argent. « When you get easy money, you spend it easily too because you know you are going to earn money next week. And then you have to find again a new business to recover all your expenses. At the end I was close to be broke out.» Le quotidien, aussi fou soit-il, prend alors des allures de routine, du moins de répétition. Il a 36 ans, et c’est là que commence le chapitre Deux…</p>
<p>Chapitre Deux.<br />
Une envie de changer de vie, de sortir du cycle dans lequel il s’enivre. Une rencontre, une Canadienne croisée en Espagne où il s’était établi. « I had the feeling it was the last kick at the cat. » Il part au Canada, « where people there have money because of the opporutnities there. I thought, if they can do it, so can I.  » Il avise le secteur Pétrole &amp; Gaz car il y voit un beau marché potentiel. Il n’y connaît rien. Il se met alors à apprendre et à bosser dur pour finalement monter sa société au nord d’Alberta, « in a little town full of rednecks », c’est sûr cela change des célébrités. Son business ? Prendre en charge le nettoyage environnemental suite aux éventuels dégâts sur les pipelines de pétrole. Et ça marche.<br />
Il ne regrette rien de sa vie d’avant. Le seul aspect vraiment difficile, c’est le cœur de l’hiver. Il y fait trop froid pour lui, pas possible. Alors il part chaque année 2 &#8211; 3 mois au bord de la mer à Goa, en Inde. Au bout de 20 ans de cette vie là, l’envie de changement arrive de nouveau. L’élément déclencheur ? Une augmentation exponentielle de la paperasserie administrative, notre homme se retrouve plus souvent coincé dans un bureau que sur le terrain, et ça, ça n’est pas lui. « I was in Canada to settle for a while, to earn and save money to invest so that I can buy the rest of my life. That was the time to move on. »</p>
<p>Chapitre Trois.<br />
« When I have found Goa I have decided this is where I want to stay in India. » Il aime le mélange de l’Inde et de l’esprit portugais. L’architecture, la culture, la nourriture, et surtout l’esprit de paix qui y règne. Il me parle de l’absence de problèmes religieux comparés à d’autres endroits du pays. En effet, Goa est catholique, loin des conflits entre Hindous et musulmans. C’est bizarre, j’associais plutôt Goa aux Full Moon Parties, berceaux de la trance psychédélique. Les deux n’étant pas incompatibles.<br />
Il y a 6 ans donc, il quitte le Canada et vend une des trois maisons qu’il y a achetées. Au moment de déménager, il décide finalement de ne RIEN garder, il vend ou donne tout. Sa collection d’art. Ses albums musicaux d’anthologie. Ses souvenirs. « I didn’t want to live in the same environment, surrounded by souvenirs. That was the best decision I had ever made in my life. I have eliminated most of complications by doing this. I have no responsibilities. Of home. Of possession. You lose weight, you are free. If you have too many possessions, you don&rsquo;t owe them they owe you.”<br />
Avec l’argent qu’il a investi au Canada, il s’assure des jours tranquilles entre l’Inde et la Thaïlande. Il a besoin entre 500 et 1000 USD par mois pour vivre à Goa et à Koh Samui, entre lesquelles il partage son temps. Il travaille en Inde pour une « dog charity » qui s’occupe des chiens malades et/ou errants. « Goa is my natural home. It is off season a village couple of thousands of people. I know more people there than everywhere else&rsquo;s sin the world. I am deeply happy. »</p>
<p>Alors donc le plus loin où il est allé, c’est ici ? Non, pour lui ce n’est pas un lieu précis.<br />
Pour lui, quoiqu’il ait fait dans la vie, il est toujours allé aussi loin qu’il était possible d’aller. Pleinement. Sans modération. « Love, travels, sex, drugs, rock’n roll, prison. Even settle in Canada! With all the things I have done in my life, I have gone as far as possible. ”</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Philippe, « quitter la France et s’installer sur l’île familiale au Laos »</title>
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		<pubDate>Sun, 27 Apr 2014 02:22:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Jusqu'où sont-ils allés ?]]></category>
		<category><![CDATA[Laos]]></category>
		<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>

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		<description><![CDATA[[ezcol_1third] [/ezcol_1third] [ezcol_2third_end] Philippe est à lui tout seul une double page d’Histoire. Celle des rapatriés de la guerre d’Indochine, et celle de la crise industrielle française. Mais pour moi Philippe est avant tout un personnage. Un personnage plein de générosité. Du genre à m’inviter dans son hôtel des 4000 &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>[ezcol_1third]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/Philippe-4000-iles.jpg"><img class="size-full wp-image-2603 alignnone" alt="Philippe 4000 iles" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/Philippe-4000-iles.jpg" width="3229" height="2202" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]</p>
<p>Philippe est à lui tout seul une double page d’Histoire. Celle des rapatriés de la guerre d’Indochine, et celle de la crise industrielle française.</p>
<p>Mais pour moi Philippe est avant tout un personnage.<br />
Un personnage plein de générosité. Du genre à m’inviter dans son hôtel des <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/les-4000-iles-du-laos/" target="_blank">4000 îles</a> alors que nous ne nous connaissons à peine, à dégoter deux motos et un ami-guide pour trois jours dans les Boloven, à traverser tout le pays en bus pour aller voir ses amis.<br />
Un personnage curieux. Déjà il se présente comme patron d’hôtel et bonze à mi-temps. Evidemment on se dit qu’il ne rentre pas dans une case toute faite. Ensuite, il va très vite en faisant les choses lentement, laisse à peine le temps de souffler qu’on est déjà reparti, balance trois blagues, et tout à coup se pose, contemplatif.<br />
Un personnage que ce Philippe. Surtout quand il s’agit de comprendre son histoire à lui, racontée pas vraiment linéairement, mais toujours rapidement. C’est qu’il a beaucoup à partager.</p>
<p>[/ezcol_2third_end]</p>
<p>Philippe est né il y a 57 ans à Nanterre d’un père lao et d’une mère vietnamienne qui lui apprendra sa langue. Un an plus tard, toute la famille part au Laos car le père est officier dans l&rsquo;armée française. Il y écrira le premier dictionnaire franco-lao pour les militaires.</p>
<p>Après la défaite de Dien Bien Phu en 1954, l&rsquo;armée française quitte le Nord du Viet Nam en 1956. La décolonisation s’étale jusqu&rsquo;aux accords de Genève de 1962. Quant aux Laos et Cambodge voisins, ils obtiennent leur indépendance en 1960, mais la présence française dure encore un peu. Le père de Philippe reçoit son ordre de démobilisation en 1962. La famille est rapatriée en France, Philippe a 5 ans. « Nous avons atterri à Noyant dans l&rsquo;Allier, d&rsquo;autres ont eu moins de chance et se sont retrouvés à Sainte-Livrade-sur-Lot dans le Lot-et-Garonne à vivre dans les mêmes conditions que les Harkis. Il est étonnant de constater que  seuls les militaires français ayant une femme indochinoise se soient retrouvés avec leurs enfants dans ces deux camps, les autres s&rsquo;éparpillaient dans toute la France ». Si Philippe a évité le « ghetto » (sic) de Saint-Livrade, il ne le vit pas moins intensément. Il faut dire que ce camp est sous administration militaire, coupé de l’extérieur, avec un règlement strict et des conditions très spartiates.<br />
La famille part donc à Noyant. Elle y reste jusqu’en 1970 pour partir s’installer en région parisienne près de Sarcelles.</p>
<p>Philippe étudie l’électronique quand il est appelé par le service militaire. Il a entendu son père raconter la guerre et l’armée, il a vu le traitement réservé aux rapatriés d’Indochine et ne peut oublier les camps. Il ne veut pas être militaire et encore moins saluer le drapeau tricolore (sic). La France oui, l’armée non. Il fera donc son service avec un statut particulier : il sera opérateur radio au service d’un colonel, basé à Thionville près du Luxembourg, qui le dispense de l’uniforme et du salut du drapeau français. C’était il y a plus de 40 ans mais Philippe en parle aujourd’hui encore avec force et émotion.</p>
<p>Il démarre ensuite la première partie de sa carrière dans l’électronique.<br />
Tout d’abord chez Dassault, qu’il quitte rapidement pour aller dans les telecom chez Thomson, où il restera 4 ans. Nous sommes dans les années 80, l’économie française peine, et les plans sociaux pleuvent. Philippe fait partie de celui de Thomson et dès le lendemain arrive chez Matra pour travailler sur les réglages de missiles, ce qui ne manque pas d’étonner, lui, se retrouver dans l&rsquo;industrie de l&rsquo;armement…<br />
Trois ans plus tard, nouveau plan social. Il se reconvertit dans l&rsquo;informatique et part chez Segin, racheté plus tard par Atos, qui l’envoie sur les routes de France équiper notaires et radiologues heureux acquéreurs du logiciel maison. Mais cette SSII n&rsquo;a pas su faire la transition vers la micro-informatique, et c’est le plan social. Philippe part dans la chaîne hôtelière de sa sœur pour en informatiser les établissements et former le personnel qui découvre l’ordinateur.<br />
C’est là qu’il décide de changer de carrière, de passer de l’autre côté du comptoir en l’occurrence. Il se forme au management d&rsquo;hôtel, secteur dans lequel il restera de 1987 à 2010 pour aboutir comme manager de l’imposant Ibis à Roissy.</p>
<p>En 2007, sa tante propriétaire d’un hôtel dans les 4 000 îles au sud du Laos lui propose d’en prendre la direction. Mais pas question de quitter la France pour Philippe où sont ses deux filles dont il a la garde partagée.<br />
Trois ans plus tard, en 2010 donc, nouvel appel du pied du Laos. Le manager de l’hôtel vient de faire un AVC. Les filles de Philippe sont maintenant grandes. Et lui n’est pas loin du burn out. Il décide de quitter son boulot et part au Laos voir de quoi il s’agit. Au bout de deux semaines, il comprend que c&rsquo;est ici qu&rsquo;il se sent bien. Il ne parle pas lao mais il décide de relever le défi de s&rsquo;installer ici, aux 4000 îles.<br />
« Après des années passées en France, à étudier et travailler comme un forcené, j’ai éprouvé le besoin d&rsquo;une vie, non pas monastique, mais d&rsquo;une vie sans stress, sans compétition, d&rsquo;une vie tranquille, avec beaucoup de sérénité et de spiritualité, le Graal quoi. Dès que j’ai du temps, je vais méditer, je suis devenu bonze à mi-temps. J&rsquo;ai perdu 20 kilos, je suis comme un poisson dans l&rsquo;eau, du Mékong bien sûr, et je me sens plus utile à aider ma famille laotienne sur Don Khong et les gens qui en ont besoin. »</p>
<p>Un an plus tard, il fait des travaux d’agrandissement et double la capacité hôtelière.<br />
Ses filles ont aujourd’hui 22 et 23 ans, elles viennent le voir de temps en temps au Laos. Et sont follement heureuses pour lui, avec lui.</p>
<p>Alors, oui, pour lui, le plus loin où il est allé, c’est ici sur Don Khong. S&rsquo;installer au Laos,  revenir sur l&rsquo;île de son père, là où il aurait voulu que ses cendres soient déposées. Il est le seul des sept enfants à être revenu au Laos.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.ssxhotel.com">www.ssxhotel.com<br />
</a><a href="http://www.rapatries-vietnam.org">http://www.rapatries-vietnam.org</a><br />
<a href="http://www.francetvinfo.fr/france/de-dien-bien-phu-au-lot-et-garonne-le-destin-d-une-enfant-de-la-guerre-d-indochine_595327.html">http://www.francetvinfo.fr/france/de-dien-bien-phu-au-lot-et-garonne-le-destin-d-une-enfant-de-la-guerre-d-indochine_595327.html</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Trip à moto dans les Boloven</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Apr 2014 16:50:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Laos]]></category>
		<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>

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		<description><![CDATA[S&#8217;offrir 3 jours de road trip à moto, c&#8217;est réaliser un rêve d&#8217;aventure. Cela sera dans le Sud Laos, sur le plateau des Boloven plus exactement. Je révise rapidement mon côté aventurière au vu de ma petite forme physique (anticorps et antibiotiques luttant contre les effets collatéraux de la chaleur) &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>S&rsquo;offrir 3 jours de road trip à moto, c&rsquo;est réaliser un rêve d&rsquo;aventure. Cela sera dans le Sud Laos, sur le plateau des Boloven plus exactement.</p>
<p>Je révise rapidement mon côté aventurière au vu de ma petite forme physique (anticorps et antibiotiques luttant contre les effets collatéraux de la chaleur) et des déboires de motards au Laos dont j&rsquo;ai entendu parler.<br />
On oublie la grosse cylindrée en solitaire, que je ne saurais pas conduire de toutes manières. Cela sera donc une moto locale, une sorte de croisement entre un gros scooter et une pétrolette tout terrain. Avec un ami de <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/philippe-quitter-la-france-et-sinstaller-sur-lile-familiale-au-laos/" target="_blank">Philippe</a> qui jouera le rôle de driver-connaisseur-de-la-région : <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/mai-partir-chercher-buddha-boy/" target="_blank">Maï</a>, le Franco-Laotien, sera devant, et moi à l’arrière le nez au vent.<br />
<a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/jurg-etre-seul-au-pakistan/" target="_blank">Jürg</a>, un Suisse rencontré au Myanmar et recroisé au Laos, est de la partie. Enfin seulement au début, puisqu&rsquo;une vilaine piqûre (d&rsquo;araignée?) qui s&rsquo;infecte salement l&rsquo;oblige à pendre une autre route, celle d&rsquo;un dispensaire pour se faire soigner de trois piqûres administrées par des Chinois baragouinant le lao. Il ne sait donc pas ce que c&rsquo;était, mais il sait qu&rsquo;il va mieux. La relève suisse de Steve Mac Queen ayant mis prématurément fin à sa carrière laotienne, Jackie Chan (c&rsquo;est lui qui le dit !) et moi dans un pur style lao-à-moto (cf. <a href=" http://youtu.be/zXoTMmNkx3Q" target="_blank">vidéo</a> de notre virée) partons vérifier si les pistes hors des sentiers battus sont vraiment à éviter ou pas.</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/léquipe.jpg"><img class="size-full wp-image-2578 aligncenter" alt="la fine équipe" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/léquipe.jpg" width="2728" height="1324" /></a><br />
Mais au fait, c&rsquo;est quoi le plateau des Boloven ?<br />
Imaginez un immense cratère de 70-80 kilomètres de diamètre d&rsquo;un ancien volcan dont on voit encore les bords au loin.<br />
Imaginez un endroit frais. Bien sûr, c&rsquo;est relatif, on reste quand même bien au-dessus des 30°C.<br />
Imaginez surtout des paysages verts. La terre fertile permet aux plantations de café, de bois de santal, de teck, et quelques rizières de s&rsquo;en donner à cœur joie.<br />
Enfin, ajoutez-y de l&rsquo;eau vive sur les bords du cratère. Un véritable concours de cascades ! Des petites, des hautes, des larges, des à étages, il y en a pour tout le monde. Et moi évidemment, je me régale !</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/oh-la-belle-casacade-.jpg"><img class="size-full wp-image-2581 aligncenter" alt="oh la belle cascade !" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/oh-la-belle-casacade-.jpg" width="2998" height="1583" /></a><br />
Traverser les Boloven à moto, c&rsquo;est éviter cochons indolents, vaches maigres et chiens endormis sur la route. C&rsquo;est traverser un village spécialisé dans la fabrication de machettes à partie des restes des obus de la guerre du Vietnam. C&rsquo;est saluer des ribambelles d&rsquo;écoliers qui marchent des kilomètres sur le bord de la route à la sortie des classes. C&rsquo;est ralentir pour ne pas faire trop de bruit devant une cérémonie funéraire, où la famille endeuillée (en blanc), les moines (en orange), et les villageois (les autres couleurs) montent un bûcher autour du cercueil. C&rsquo;est aller au marché et regarder des fruits bizarres côtoyer des pyramides d&rsquo;ananas, eh oui c&rsquo;est la saison. C&rsquo;est déguster de l&rsquo;arabica et du robusta locaux. C&rsquo;est s&rsquo;embourber sur des pistes appelées à devenir routes quand on voit les bulldozers vietnamiens dans les parages. C&rsquo;est découvrir de nouvelles cascades (pas à moto, des vraies, avec de l&rsquo;eau) non mentionnées sur aucune carte.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/mais-ce-nest-pas-que-des-cascades.jpg"><img class=" wp-image-2580 aligncenter" alt="les petites saveurs des Boloven" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/mais-ce-nest-pas-que-des-cascades.jpg" width="2833" height="1530" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Découvrir les Boloven, c&rsquo;est se sentir immensément libre sur cette moto lao.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/Libre-miniature.jpg"><img class=" wp-image-2579 aligncenter" alt="Mon fidèle canasson" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/05/Libre-miniature.jpg" width="442" height="332" /></a></p>
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		<item>
		<title>Christi et Crispian,  &#171;&#160;être loin pour être prêts&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Wed, 23 Apr 2014 03:26:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Laos]]></category>
		<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>

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		<description><![CDATA[[ezcol_1third] [/ezcol_1third] [ezcol_2third_end] &#160; Christi et Crispian ont peut-être la cinquantaine, il n’empêche qu’ils sont amoureux comme des jeunes de 20 ans. Et ça se voit. Même le temps d’une seule soirée. Puisqu’effectivement je ne les verrai qu’une fois, le temps d‘un dîner à Vientiane où ils m’invitent généreusement alors qu’ils &#8230;]]></description>
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<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/04/Christi-et-Crispian.jpg"><img class="size-full wp-image-2384 aligncenter" alt="Christi et Crispian" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/04/Christi-et-Crispian.jpg" width="3264" height="2448" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]</p>
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<p>Christi et Crispian ont peut-être la cinquantaine, il n’empêche qu’ils sont amoureux comme des jeunes de 20 ans. Et ça se voit.<br />
Même le temps d’une seule soirée. Puisqu’effectivement je ne les verrai qu’une fois, le temps d‘un dîner à Vientiane où ils m’invitent généreusement alors qu’ils viennent d’atterrir d’Afrique du Sud, qu’ils ont cherché éperdument leur chien qui s’était fait la malle, et avant de partir en mission chacun de leur côté dans les prochains jours.</p>
<p>[/ezcol_2third_end]</p>
<p>S’ils viennent du Canada, cela doit faire un bail qu’ils n’y ont pas habité. Depuis plusieurs années, ces deux-là vivent à l’étranger. Crispian est expert technique dans les zones protégées du WWF en Asie, où il a commencé en 2011 au Vietnam avant d’être maintenant basé au Laos, ce qui ne l’empêche pas d’être au Cambodge ou ailleurs. Christi pour sa part a fait de sa spécialité la qualité des produits pharmaceutiques et la chasse aux contrefaçons, en passant par les études épidémiologiques. Si Crispian est plus souvent entre deux bus, Christi, elle, est entre deux avions.</p>
<p>C’est en parlant voyages et expatriations qu’ils me racontent comment ils se sont rencontrés. Il faut voir les étoiles dans les quatre yeux que j’ai en face de moi à ce moment-là. C’est Cristi qui raconte, Crispian essayant d’en placer une ou deux de temps à autre.<br />
Bon, alors cette histoire&#8230; C’était en décembre 2005, le 22 exactement. En Afrique du Sud.<br />
Crispian était garde d’une réserve naturelle, après avoir été policier à Hong-Kong (il était parti pour être policier en Rhodésie mais sera basé finalement à Hong-Kong pour 13 ans). Un jour, pour rendre service à un ami compatriote dont la mère et la fille sont de passage, il accepte d’emmener ces deux femmes dans les parcs. La fille, c’est Cristi. Love at first sight ! Tous les deux sont divorcés. Elle d’un Tibétain, et lui d’une Chinoise. Je note l’étrangeté des coïncidences, Tibet &amp; Chine tout de même, mais m’abstiens de toute réaction. Il n’empêche, ils sont tous les deux libres, ils s’aiment, c’est évident. Une semaine plus tard, avant le départ de Christi, ils se fiancent pour se marier deux mois plus tard. Au moins, il n’y a pas eu besoin de convaincre la mère et le frère de l’heureuse élue ! Le temps de régler ses affaires aux États-Unis où elle habite alors, et Christi arrive quelques mois plus tard avec sa valise et le chien Clifford pour retrouver son Crispian, et ne plus le quitter.<br />
Ils se sont rencontrés un 22 décembre, fiancés le 31 du même mois, et mariés le 5 février.</p>
<p>Elle conclut en me disant que « it is when you are far away that you are ready for things happening ». Evidemment le clin d’œil est dans la traduction française de cette phrase de fin : « C’est en étant loin que nous sommes prêts ».</p>
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