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	<title>How far have you ever been? &#187; Transatlantique</title>
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	<description>Un tour du monde pour (a)grandir. Un tour du monde pour découvrir.  L’autre. Les autres. Un tour du monde pour prendre le temps.  Celui du voyage. Celui des rencontres. Et tout au long du chemin, des visages, des sourires, des histoires.  Des histoires racontées ici avec le même prisme, la même question :  Quel est le plus loin où vous êtes allés ? How far have you ever been?</description>
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		<title>Bon alors, cette transat ? Racooooonte&#8230;</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Dec 2013 18:25:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>
		<category><![CDATA[Transatlantique]]></category>

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		<description><![CDATA[Une transatlantique c’est une très belle aventure, un grand moment de découverte, c’est aussi aller contre bon nombre d’idées reçues et de préjugés. En fait, je ne peux parler d’une transatlantique en général, je peux juste évoquer celle que j’ai faite sur Toumim, avec Joël et Gérard, mes deux équipiers &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Une transatlantique c’est une très belle aventure, un grand moment de découverte, c’est aussi aller contre bon nombre d’idées reçues et de préjugés.</p>
<p>En fait, je ne peux parler d’une transatlantique en général, je peux juste évoquer celle que j’ai faite sur Toumim, avec Joël et Gérard, mes deux équipiers pendant 20 jours pour rallier les Canaries au Brésil via le Cap Vert. Chaque transatlantique est différente, je crois que c’est une traversée très personnelle.</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-22-à-12.19.532.png"><img class="wp-image-948 aligncenter" alt="Capture d’écran 2013-12-22 à 12.19.53" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/Capture-d’écran-2013-12-22-à-12.19.532.png" width="409" height="145" /></a></p>
<p>Ce que j’en retire au moment où nous arrivons ? Comme ça, à chaud ? Là tout de suite ?<br />
Mmmmh, attends…</p>
<p>D’abord et avant tout, tu n’es rien face aux éléments. Beaucoup plus que tu ne le crois. Ce sont eux qui décident de ta route précise, de ta vitesse, du temps que tu mettras, de ton équilibre à bord.<br />
En l’occurrence, après semé le doute avec la si lente et si longue traversée Canaries &#8211; Cap Vert, le vent nous a offert le cadeau de foncer vers le Brésil. Nous avons explosé nos estimations en arrivant 4 jours d’avance sur nos prévisions les plus optimistes. J’ai aussi découvert la houle qui fait tout valser, même les estomacs les plus accrochés. J’ai piaffé en regardant la vitesse du vent. J’ai lutté … Mais ce n’est pas toi qui décides.</p>
<p>Je te dirais donc qu’il ne vaut mieux pas résister. Mais composer avec. Accepter. Je ne parle pas que de la météo. C’est toujours facile à dire, je sais. Quand tu te sens coincé dans un bateau, pas de soupape, pas moyen d’aller faire un tour dehors et revenir. Le recul, il n’est pas plus loin, il doit être là, tout près, en toi.</p>
<p>Il y a aussi de bien belles surprises. Ce que tu redoutais avant le départ passe tout seul, très bien même. Pas une minute d’ennui. Pas une seconde de tension au sein de l’équipage. Beaucoup de calme, un calme paisible plein de compréhension.</p>
<p>Enfin, les petites choses prennent une belle place. Un ciel qui émeut, une ligne d’horizon qui attire, une houle qui laisse enfin souffler, un plat qui met les papilles à la fête, une pitrerie qui résonne longtemps dans les sourires, un fou de Bassant qui annonce que la terre est proche, le bruit de l’eau qui apaise… Qu’il est bon d’en profiter, de faire perdurer ces instants au rythme des vagues qui entraînent l’esprit vagabond !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/DSC01712.jpg"><img class="wp-image-891 aligncenter" alt="DSC01712" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/DSC01712.jpg" width="368" height="245" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’ai continué mon carnet de bord (<a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/transatlantique-carnet-de-bord-seconde-partie/">ici</a>). Pour ne pas oublier toutes ces petites choses qui m’ont paru grandes. Pour suivre les jours. Un ami m’avait dit qu’au bout de trois jours, on ne les comptait plus. Je n’ai pas arrêté de compter, mais il est vrai que le temps prend une toute autre dimension, difficile à décrire, quelque chose de plus long et plus court à la fois, de plus élastique peut-être.</p>
<p>Nous allons arriver dans quelques heures au Brésil, et je quitterai d’ici peu la mer pour arpenter le monde avec mon sac à dos. Sans y attribuer une importance démesurée, cette traversée m’aura fait passer aux grandes eaux un je-ne-sais-quoi que je laisse derrière, un joli passage pour aller découvrir plus loin, plus grand. Il y a quelque chose de quasi baptismal dans une transatlantique, du moins dans celle que j’ai vécue…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p align="center">
]]></content:encoded>
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		<title>Transatlantique, seconde partie. Carnet de bord.</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Dec 2013 16:42:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>
		<category><![CDATA[Transatlantique]]></category>

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		<description><![CDATA[Ceci n’est pas une chronique. C’est la suite de mon carnet de bord. J’ai hésité avant de partager ces notes prises au fil des jours et au rythme des vagues. Par pudeur, peut-être. Par risque d&#8217;étalage. Mais est-ce le moment de se poser de la question de la perception par &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Ceci n’est pas une chronique. C’est la suite de mon carnet de bord. J’ai hésité avant de partager ces notes prises au fil des jours et au rythme des vagues. Par pudeur, peut-être. Par risque d&rsquo;étalage. Mais est-ce le moment de se poser de la question de la perception par d’autres, quand il s’agit simplement d’un cadeau ? Un cadeau dont on fait ce que l’on veut. En toute simplicité donc.<br />
Joyeux Noël  !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mercredi 11 décembre</strong></p>
<p>Départ. Pour de vrai de vrai. Curieusement, ce n’est pas un moment d’excitation,  mais plus un moment de soulagement après cette attente pleine d’incertitude, un moment de doute et d’appréhension.</p>
<p>[ezcol_1third]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/DSC01706.jpg"><img class="alignnone  wp-image-890" alt="DSC01706" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/DSC01706.jpg" width="368" height="293" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]</p>
<p>Départ en fin de matinée après le plein d’eau, de gasoil, et de frigo avec les derniers légumes dénichés sur le marché. Nous sommes concentrés sur l’horizon qui nous appelle, nous ne pensons même pas à la photo à quai avant le départ, rien ne va plus !</p>
<p>Nous fêtons le départ avec un déjeuner digne de ce nom. (Merci les recettes envoyées par mes cordons bleus de l’équipe de soutien à terre !) [/ezcol_2third_end]<br />
[ezcol_2third]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le vent nous rappelle très vite qui est le patron. Après quelques heures de navigation dans de très bonnes conditions, le vent tombe. Je blêmis, oh non, ça ne va pas recommencer ! Fausse alerte, c’était une dévente liée à l’archipel du Cap Vert, dont les dernières îles se confondent bien plus vite que je ne l’aurais cru avec la ligne d’horizon. Les amarres larguées depuis quelques heures, la tension de la semaine au Cap Vert (partira ? partira pas ?) est restée à terre, et je pars en discuter avec Morphée pendant 3 heures. Je ne vois pas la journée passer, évidemment.</p>
<p>Une bosse de ris* se fait la malle. Prix : 2h de bricolage sur la bôme et la grand voile pour l’équipe. Pour fêter le succès de l’opération, un beau thon se prend à notre ligne de traine. Va falloir faire de la place dans le mini congélateur…</p>
<p>[/ezcol_2third] [ezcol_1third_end] <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/transatlantique-carnet-de-bord-seconde-partie/img_4278/" rel="attachment wp-att-895"><img class="alignnone  wp-image-895" alt="IMG_4278" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4278.jpg" width="214" height="286" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third_end]</p>
<p>Le vent est là. La houle aussi. Je l’avais oubliée celle-là. Le soir tombe, mon estomac remonte. Les phénomènes étant inversement proportionnels, quand je prends mon quart, la nuit est véritablement noire, et je suis franchement malade. Première fois. Bon, ça c’est fait,  je vais pouvoir l’inscrire à mon palmarès. J’en suis au stade « je vais mourir », il parait que le suivant est « je veux mourir », j’ai donc encore de la marge. Joël reste gentiment auprès de moi pendant cet épisode non glorieux, je fais donc durer ensuite mon quart plus longtemps que prévu pour lui permettre de dormir un peu. C’est l’effet Double Peine d’être malade la nuit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Jeudi 12 décembre</strong> <em>Reste à parcourir jusqu’à St Pierre &amp; St Paul : 842 miles.</em> <em> (J’ai décidé de noter tous les matins la distance qui nous sépare de St Pierre &amp; St Paul, un tas de cailloux au milieu de l’océan, point d’inflexion de notre route)</em></p>
<p>Journée groggy. Si je ne suis pas malade, je ne peux pas dire que je sois fraîche comme la rosée du matin. La houle est déchainée, c’est la fête sur le grand huit de l’océan. Tout le monde valse gaiement dans le carré. Moi, moins, je bouge le moins possible, sait-on jamais.<br />
Malgré nos pas de danse non intentionnels, nous arrivons à cuisiner plat en sauce et gratin de chou-fleur, mais oui, parfaitement.</p>
<p>On file vite, le vent souffle à 20 nœuds avec des rafales à 25.  Prise d’un puis deux ris *. Nous sommes aujourd’hui sur une moyenne de 6,5 nœuds, soit 1 de plus que la moyenne objectif. Cela me met en joie de savoir que nous allons plus vite que ce qui est prévu. Un miracle de Noël ? Evidemment c’est beaucoup trop loin pour y penser, mais j’y pense quand même.</p>
<p>Je me (re)pose une grande partie de la journée dans ma cabine, c’est important de profiter de son home sweet home, non ?  Je réponds aux abonnés absents, je me rattraperai les jours suivants.<br />
En guise de cadeau de début de mon quart, Joël et moi affalons la grand voile, pour que la nuit soit plus facile. En effet, le vent est fort et changeant (nous sommes vent arrière, allure détestée du catamaran). Double peine de la manœuvre en pleine nuit qui dure 45 min, mon quart est rallongé d’autant.</p>
<p>[ezcol_1fifth]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4307.jpg"><img class="alignnone  wp-image-900" alt="IMG_4307" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4307.jpg" width="138" height="153" /></a></p>
<p>[/ezcol_1fifth] [ezcol_4fifth_end]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette nuit, il n’y a rien à signaler, finalement le vent mollit, nous nous trainons. Aucun bateau visible sur le radar ou l’AIS depuis que nous avons quittés Mindelo.</p>
<p>Seules visites : deux poissons volants qui viennent s’échouer sur le pont, les premiers d’une longue série à venir. Ils sont stupides, aveugles, fatigués, ou saouls. J’hésite encore.</p>
<p>[/ezcol_4fifth_end]</p>
<p><strong>Vendredi 13 décembre<br />
</strong><em>Reste à parcourir jusqu’à St Pierre &amp; St Paul : 698 miles  (soit 144 miles dans les dernières 24h, ce qui est au-dessus de notre objectif de 120 miles, yes !).</em></p>
<p>Matinée à récupérer. J’aime décidemment  beaucoup ma cabine je crois.<br />
Après-midi seule sur le pont pendant que les autres récupèrent à leur tour. Ecouter Pink Floyd. Régler les voiles. Frôler les 8 nœuds. Guetter la vie aquatique. Etre seule au monde et sourire.</p>
<p>[ezcol_2third]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quart de nuit sans histoire. Toujours pas un bateau aux alentours. Le bateau reste sur une moyenne de 6,5 – 7 nœuds.</p>
<p>Autant la journée, le bateau me semble nous emmener au Brésil, c’est bien lui qui nous transporte.<br />
Autant la nuit, j’ai la sensation curieuse que c’est nous qui lui prenons la main pour l’amener au Brésil.<br />
Allez courage, on sera bientôt de l’autre côté, viens mon petit…</p>
<p>[/ezcol_2third] [ezcol_1third_end]<br />
<a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4294.jpg"><img class="alignnone  wp-image-896" alt="IMG_4294" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4294.jpg" width="178" height="236" /></a> [/ezcol_1third_end]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Samedi 14 décembre<br />
</strong><em>Reste à parcourir jusqu’aux deux Saints : 547 miles (soit 150 miles sur les dernières 24h, mmmmh)</em></p>
<p>La houle devient de plus en plus forte, nous faisons le bouchon valseur. Comme elle est  longue (vagues peu rapprochées, ce qui confère une certaine souplesse dans les mouvements), nous arrivons à peu près à gérer notre équilibre à bord. Certains plus que d’autres. Je ne sais si je commence à m’amariner ou si le patch anti-barbouillage fait son effet, toujours est-il que je suis nettement plus présente aux choses qui m’entourent. Pas encore une grande énergie, mais présente.</p>
<p>Le bateau galope, il caracole en tête d’une course dont il serait l’unique participant. La houle le porte, le pousse, le chahute. Nous nous offrons des superbes surfs, je  guette toutes les petites pointes à 8-9 nœuds. Je continue à rêver que nous mettrons moins de temps qu’initialement prévu, qui sait…</p>
<p>Chacun commence à rentrer dans son propre rythme, dans sa petite bulle. La mienne est faite de lectures. Aujourd’hui, j’ai voyagé avec <i>Candide</i> de Voltaire et <i>Novecento Pianiste</i> de Barrico. En relisant Voltaire, je m’étonne que ce texte fût au programme de collège, on ne compte plus le nombre de viols, meurtres et autres vols de haute volée. Je ne me rappelle plus quelle avait été notre réaction à l’époque, mais je me souvenais bien en revanche de la conclusion « il faut cultiver notre jardin ». Je pense à mon jardin à moi, fait d’amis fidèles, de gens passionnés et passionnants, de la beauté de lieux pour qui sait s’y poser, de sourires, mais aussi de courses contre la montre pour tout faire rentrer dans une journée, une vie…. C’est mon jardin tel qu’il est aujourd’hui, je ne sais lequel il sera demain.<br />
[ezcol_1half] <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/transatlantique-carnet-de-bord-seconde-partie/lectures-3/" rel="attachment wp-att-925"><img class="alignnone  wp-image-925" alt="lectures" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/lectures2.jpg" width="306" height="172" /></a> [/ezcol_1half] [ezcol_1half_end] <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/transatlantique-carnet-de-bord-seconde-partie/img_4387-2/" rel="attachment wp-att-926"><img class="alignnone size-full wp-image-926" alt="IMG_4387" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_43871.jpg" width="1701" height="797" /></a> [/ezcol_1half_end]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quart de nuit à nouveau tranquille, il vaut mieux car veiller de 1h à 4h30 du matin n’est pas ma nouvelle passion. Vent à 25 nœuds, rafales à 30. La voile réduite avec deux ris nous fait pulser continuellement à plus de 7 nœuds. Tout le monde dort, sauf le bateau, la lune et moi.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4310.jpg"><img class="wp-image-901 aligncenter" alt="IMG_4310" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4310.jpg" width="223" height="298" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dimanche 15 décembre<br />
</strong><em>Reste à parcourir jusqu’à St Pierre &amp; Miquelon : 403 miles. Soit 144 mils avalés. Quand je disais que nous caracolions en tête ! </em></p>
<p>Le vent se maintient. La houle aussi. Rafales entre 25 et 30 nœuds. Ca souffle fort, nous en profitons pour bien avancer avant le pot au noir* que nous devrions atteindre dans les 2 prochains jours.</p>
<p>La vie à bord devient de plus en plus silencieuse. Lectures, musiques, petites réparations, cuisine, et surtout repos pour se remettre des nuits amputées.<br />
Les bonnes résolutions de faire un peu de gym tous les jours n’auront pas tenues longtemps face à la houle. Je me plais à croire que les muscles doivent travailler pour arriver à rester debout. Tiens faudrait que j’en parle à mes amis kinés, 1 heure de houle par jour et toutes les chevilles foulées devraient être rétablies.<br />
Ou alors il faudrait proposer au Théâtre de la Ville cette nouvelle forme de danse déstructurée à base de polka revisitée version hip hop mâtinée d’écrabouillage contre les murs, peut-être cela intéressera un danseur en mal de nouvelles sensations…</p>
<p>En attendant, la température commence à monter à l’approche de l’équateur. Pas loin de 30 degrés. Les cabines ne vont pas tarder à ressembler à un hammam. Et dire que ce n’est que le début…</p>
<p>Aujourd’hui c’est dimanche, et dimanche c’est pièce de bœuf et ratatouille maison. On ne change pas ses petites habitudes, surtout quand elles sont bonnes.<br />
Si je mentionne souvent les repas dans ces notes, c’est qu’ils constituent un moment important pour moi. Se faire plaisir avec des saveurs qui donnent des paillettes au fond des yeux, s’assurer d’un équilibre alimentaire pour ne pas faiblir, faire fi de la houle pour assurer… Mais oui ça compte !<br />
D’ailleurs, je me demande si je n’ai pas vu trop juste sur les légumes dont le stock s’est amenuisé en un temps record. Nous aurons fini de manger notre pain blanc d’ici peu, façon de parler, car pour ce qui est du pain, il y a concours entre les deux boulangers de l’océan, à savoir Joël et Gérard.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[ezcol_1third]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/transatlantique-carnet-de-bord-seconde-partie/img_4297/" rel="attachment wp-att-897"><img class="alignnone size-full wp-image-897" alt="IMG_4297" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4297.jpg" width="1824" height="1368" /></a> [/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]</p>
<p>Quart de nuit. Evidemment, il fallait que cela tombe sur moi : l’approche du pot au noir, cette zone de non droit, la fameuse ZCIT* qui se balade entre les deux hémisphères, à plus ou moins 10 degrés. Une zone sans vent, puis tout à coup avec des rafales à plus de 40 nœuds, de la houle désordonnée… Pour l’instant, je suis seule et les éclairs sont en train de zébrer le ciel. Le vent est toujours soutenu mais tourne un peu ce qui nous fait gentiment dériver vers l’Est. Enfin, gentiment, c’est vite dit, les mouvements sont violents, les vagues claquent comme des roulements de tambour sous la nacelle. J’essaye de ne pas penser au pire, mais là tout de suite, ce n’est pas facile&#8230; [/ezcol_2third_end]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lundi 16 décembre<br />
</strong><em>Reste à parcourir jusqu’aux Pieds Nickelés : 246 miles. Soit 157 miles, ça sent bon…</em></p>
<p>Réveil tardif, pour découvrir, que oui, ça y est, nous rentrons dans le pot au noir. Il pleut des cordes, la force du vent commence à diminuer pour bientôt se tarir complètement. Tout valse gaiement dans le carré, derniers sursauts, en guise de chant du cygne. Le cœur de la bête n’est pas loin…</p>
<p>Grâce au téléphone satellite, Joël a reçu des informations sur la forme actuelle du pot au noir : pas de trouée par laquelle se faufiler, ni de zone difficile à éviter particulièrement. Conclusion, on fonce dans le tas.</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/pot-au-noir1.jpg"><img class="wp-image-951 aligncenter" alt="pot au noir" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/pot-au-noir1.jpg" width="304" height="218" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[ezcol_1quarter]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4303.jpg"><img class="alignnone  wp-image-898" alt="IMG_4303" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4303.jpg" width="510" height="356" /></a></p>
<p>[/ezcol_1quarter] [ezcol_1half]<br />
Nous nous préparons aux éclairs de fin de journée en mettant en place une ligne de terre (ou plutôt de mer) au cas où la foudre viendrait nous taquiner. Il s’agit d’accrocher une chaîne depuis le mat jusque dans l’eau. Veste de quart ou maillot de bain, chacun s’équipe à sa manière, tant qu’il y a brassière et longe. Nous sommes tous sur le pont, ça nous fait une douche d’eau douce pour le même prix, autant en profiter !</p>
<p>[/ezcol_1half] [ezcol_1quarter_end]</p>
<p><a style="color: #d54e21; font: inherit;" href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4305.jpg"><img class="alignnone  wp-image-899" alt="IMG_4305" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4305.jpg" width="510" height="365" /></a></p>
<p>[/ezcol_1quarter_end]</p>
<p>Nous n’en sommes même pas à la moitié du parcours, et je me surprends à souhaiter d’être bientôt arrivés. Bon allez, c’était bien sympa cette navigation, mais maintenant faudrait que ça cesse. Evidemment, on ne peut pas descendre en route comme ça, ou alors ça peut surprendre. Au mieux je peux juste arrêter de compter les jours qui nous séparent de l’arrivée.</p>
<p>Quart de nuit avec enfin un peu de vent. Dommage, la Grand Voile est ferlée par précaution  (pour éviter les soucis en cas de grosses rafales pendant la nuit). Si seulement je pouvais la hisser pour profiter de ces 10-15 nœuds de vent ! Mais pas de manœuvre de nuit sans Joël, question de sécurité. J’enrage, je piaffe, je refuse de me croire vaincue. Je croyais tellement aux miracles de Noël au vu des premiers jours de traversée… Le corollaire d’être tenace est d’aller vers de jolies déceptions quand les efforts s’avèrent  vains, j’ai beau le savoir, je ne lâche pas, pas encore. <b> </b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mardi 17 décembre </strong><em>Reste à parcourir jusqu’aux cailloux paumés (un peu comme moi ce matin) : 141 miles. Une toute petite centaine de miles depuis hier…</em></p>
<p style="text-align: left;">Le moral est à l’unisson avec le temps : gris, pluvieux, lourd, lent.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4315.jpg"><img class="wp-image-903 aligncenter" alt="IMG_4315" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4315.jpg" width="392" height="159" /></a><br />
[ezcol_1quarter]</p>
<p><img class="wp-image-902 alignnone" alt="IMG_4313" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4313.jpg" width="306" height="408" /></p>
<p>[/ezcol_1quarter] [ezcol_3quarter_end]<br />
Calme plat, moiteur de l’air, silence de l’équipage, et petite déprime assortie. Bon, ça c’est dit. Je le note, faudrait pas que j’oublie plus tard qu’une traversée de 15 jours ce n’est pas si facile, en tous cas pour moi. Il y a surement des marins, des vrais, qui trouveraient cela bien trop court, mais je ne joue pas dans cette cour là.<br />
J’ai découvert la voile avec la régate : le bonheur d’être en équipe, la vitesse grisante, les manœuvres exécutées comme un ballet, la course qui anime les cœurs, les debriefings à n’en plus finir le soir au port… Si je sais bien évidemment qu’une transat n’a rien à voir, j’y retrouve néanmoins des sensations : larguer les amarres, écouter l’eau, sentir les mouvements doux, laisser son esprit vagabonder&#8230; Avec 4 nœuds de vitesse (si on peut encore appeler cela de la vitesse), c’est sûr, l’esprit peut vagabonder !<br />
[/ezcol_3quarter_end]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[ezcol_1third] <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_43221.jpg"><img class="alignnone  wp-image-906" alt="IMG_4322" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_43221.jpg" width="510" height="383" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third] [ezcol_1third]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un petit sursaut d’énergie nous permet d’étudier les cartes, à l’ancienne. Le GPS et l’ordinateur de bord sont fort utiles certes, mais qu’il est bon de retrouver la beauté des cartes qui font rêver ! [/ezcol_1third] [ezcol_1third_end] <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4320.jpg"><img class="alignnone  wp-image-905" alt="IMG_4320" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4320.jpg" width="214" height="193" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third_end]</p>
<p>Et c’est en début de soirée, sous un ciel noir, que se produit un phénomène inattendu. Une grosse rafale au milieu du clame plat sous la pluie, le vent qui tourne, surement les effets d’un cumulonimbus version grand large. Mais la rafale semble durer. Nous sortons de suite les voiles, en version réduite, un surcroit de force du vent pourrait nous emmener au tapis. Mais… Mais… Ce n’est pas une rafale. C’est la fin du pot au noir qui s’annonce tel un bouquet final déchaîné ! Ca bastonne, dans le ciel, sur la mer. Nous sommes tous sur le qui-vive, avec des points d’interrogation planqués au fond des poches mais visibles au fond des yeux. La nuit s’annonce sportive.<br />
D’ailleurs, nous serons plusieurs à nous essayer à la lévitation, quand, à chaque secousse violente, les jambes, voire le buste, décollent de la couchette. Je tiens à dire que ceux qui pensent qu’une transat est zen se trompent lourdement.</p>
<p>Je prends mon quart de nuit, le dernier, celui qui voit l’aube se lever. Rien n’a changé, vent et houle déchainés. C’est quand le jour pointe son nez que je découvre le ciel qui s’éclaircit : mais oui, c’est bien la fin de la ZCIT*, le pot au noir est derrière nous ! La bête a recraché notre petit navire de l’autre côté ! Hémisphère Sud, nous voilà !<b> </b></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4324.jpg"><img class="wp-image-907 aligncenter" alt="IMG_4324" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4324.jpg" width="354" height="199" /></a></p>
<p><strong>Mercredi 18 décembre<br />
</strong><em>Reste à parcourir jusqu’aux Petits Poucets : 19 petits miles de rien du tout.</em></p>
<p>Aujourd’hui est un grand jour : la fin du pot au noir, le passage des rochers Saint Pierre et Saint Paul, et l’approche de LA ligne. Le soleil est revenu. Un fou de Bassant nous escorte quelque temps, signe que la terre est proche. Le bateau file à 7 nœuds au près. Le sourire est retrouvé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[ezcol_1fifth]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4329.jpg"><img class="alignnone  wp-image-909" alt="IMG_4329" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4329.jpg" width="184" height="138" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[/ezcol_1fifth] [ezcol_4fifth_end]</p>
<p>Et nous guettons les fameux rochers qui sont à 1 degré à peine de l’équateur.</p>
<p>Au loin, le phare est en vue ! Nous sommes sur la bonne route, c’est confirmé ! Le Brésil se rapproche. A belle vitesse qui plus est.</p>
<p>[/ezcol_4fifth_end]<br />
<em>Le compteur reprend, nous suivrons maintenant le reste à parcourir jusqu’à Jacaré, près de Joao Pessoa, au Nord de Recife : 574 miles à 14h.</em></p>
<p>Il est des rituels auquel on ne déroge pas. Comme le passage de l’équateur pour tout néophyte. Nul ne saura quels défis Neptune, dans sa version facétieux fan de comédies musicales, nous a demandés de relever cette fois-ci. Ce qui se passe sur la ligne reste sur la ligne. Seules quelques photos ont semble-t-il échappées  à la censure… [ezcol_1third]<em> <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4370.jpg"><img class="alignnone  wp-image-913" alt="IMG_4370" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4370.jpg" width="655" height="491" /></a> [/ezcol_1third] [ezcol_1third] <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4350.jpg"><img class="alignnone  wp-image-912" alt="IMG_4350" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4350.jpg" width="935" height="656" /></a> [/ezcol_1third] [ezcol_1third_end] <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4333.jpg"><img class="alignnone  wp-image-910" alt="IMG_4333" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4333.jpg" width="193" height="193" /></a> </em></p>
<p><em>[/ezcol_1third_end]   </em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>[ezcol_1quarter] <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4372.jpg"><img class="alignnone  wp-image-914" alt="IMG_4372" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4372.jpg" width="306" height="418" /></a> </em></p>
<p>[/ezcol_1quarter] [ezcol_1half]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et à l’instar de célèbres aventures gauloises, nous nous offrons le luxe d’un repas de fête. Champagne, spécialités ardéchoises… et cassoulet, si si ! A 4 heures de l’après-midi, sous 30 degrés, faut tester ça au moins une fois dans sa vie. [/ezcol_1half] [ezcol_1quarter_end]<em> <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4373.jpg"><img class="alignnone  wp-image-915" alt="IMG_4373" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4373.jpg" width="850" height="886" /></a> [/ezcol_1quarter_end] </em></p>
<p>C’est quand le calme revient sur le bateau, quand nous nous organisons en prévision des quarts de nuit qui arrivent, que je me demande pourquoi seulement deux petits jours de pot au noir auront eu raison de notre moral, de mon moral soyons honnêtes. La peur de rester bloqués indéfiniment dans ce No Man’s Land ? Le temps peu clément ? L’incertitude difficile à gérer ? L’amplification de petits phénomènes due au huis clos ? Ces deux journées m’ont semblé une éternité. J’ai manqué de confiance dans la météo, Toumim, les choix stratégiques, ma capacité à accepter. « Homme de peu de foi »…<br />
Je me souhaite de ne pas oublier cette leçon d’humilité.</p>
<p>Dans la nuit, nous passons officiellement la ligne, preuve à l’appui :</p>
<p style="text-align: center;"><em><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/DSC01743-reduit-bis.jpg"><img class="wp-image-893 aligncenter" alt="DSC01743-reduit bis" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/DSC01743-reduit-bis.jpg" width="337" height="199" /></a></em></p>
<p><em><b> </b></em></p>
<p><em><strong>Jeudi 19 décembre<br />
</strong>Reste à parcourir jusqu’à Jacaré : 420 miles. Autant dire que la moyenne dépasse toutes les espérances ! </em></p>
<p>Je n’en reviens pas. Nous filons à une belle vitesse, entre 7 et 8 nœuds ! Inespéré ! Si nous continuons sur cette lancée, nous atteindrons les côtes brésiliennes d’ici 3 jours ! Peut-être même 2 jours, qui sait ? Je n’en reviens vraiment pas…</p>
<p>Les voiles sont réglées bien plus souvent que d’habitude, hors de question de perdre de ce précieux vent ! Mes coéquipiers pour qui le grément est réglé de manière plutôt stable n’en pouvaient déjà plus de me voir wincher, choquer, reprendre…  Là, ils sont quasi effondrés. En tous cas, ils se marrent bien en me voyant sur le pont.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Vendredi 20 décembre<br />
</strong><em>Reste à parcourir jusqu’à Jacaré : 240 miles. Une moyenne de 7,5 nœuds, fantastique ! </em></p>
<p>Réveil avec un sourire jusqu’aux oreilles, nous avançons si vite !</p>
<p>[ezcol_1quarter]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_43781.jpg"><img class="alignnone  wp-image-927" alt="IMG_4378" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_43781.jpg" width="294" height="522" /></a> [/ezcol_1quarter] [ezcol_3quarter_end]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour ce prix là, nous nous offrons un micro détour par l’archipel de Fernando do Noronha, paradis au large des côtes brésiliennes réputé pour ses eaux cristallines et sa faune aquatique fabuleuse (dauphins, tortues, requins, pour ne citer qu’eux).</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/DSC01767.jpg"><img class="wp-image-894 alignright" alt="DSC01767" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/DSC01767.jpg" width="397" height="180" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[/ezcol_3quarter_end]</p>
<p>[ezcol_3quarter]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’archipel étant archi préservé, notamment grâce à une taxe prohibitive si nous nous y arrêtons, nous décidons d’uniquement longer les côtes de l’île principale.</p>
<p>Le paysage semble effectivement magnifique, un petit bain de mer pour moi, aucun poisson à l’horizon, qu’importe, l’effet est vivifiant.<br />
La terre est si proche maintenant !</p>
<p>[/ezcol_3quarter] [ezcol_1quarter_end] <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/DSC01771.jpg"><img class="alignnone  wp-image-928" alt="DSC01771" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/DSC01771.jpg" width="452" height="470" /></a></p>
<p>[/ezcol_1quarter_end]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>A défaut de nous acquitter d’une taxe locale, nous payons notre escapade par un détour de 20 miles et surtout une pénurie de vent toute l’après-midi. Bouhouh…</p>
<p>Retour au calme et à la vitesse modérée&#8230;</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_44031.jpg"><img class="wp-image-929 aligncenter" alt="IMG_4403" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_44031.jpg" width="184" height="245" /></a></p>
<p>Jusqu’à la nuit. Le vent se lève. Je prends le premier quart, je suis impressionnée de sentir la puissance du vent dans le gennaker. Quand le vent avoisine les 20 nœuds, le bateau devient ardent, je sens les limites des forces en jeu. J’ai envie de soulager Toumim qui me parait si vivant à ce moment-là. Mais la règle est claire : on ne fait tomber le gennaker qu’avec un vent stabilisé au-dessus de 20 nœuds. Ce qui arrivera un peu plus tard, un petit réveil au milieu de la nuit pour aider à la manœuvre. Le bateau semble souffler, il reprend un rythme plus souple, et nous nous dirigeons vers les côtes en douceur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Samedi 21 décembre<br />
</strong><em>Reste à parcourir jusqu’à Jacaré : 75 miles</em>.</p>
<p>[ezcol_1third]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_43921.jpg"><img class="alignnone  wp-image-931" alt="IMG_4392" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_43921.jpg" width="178" height="319" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]</p>
<p>Dernier jour de navigation ! Je sens que cette journée va être plus longue que les autres…<br />
Nous serons ce soir devant les côtes, mais je crois que Joël veut accoster de jour à Jacaré qui est quelque peu à l’intérieur des terres. Cela sera surement demain matin donc. C’est encore loin demain matin ?</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4430.jpg"><img class="wp-image-921 aligncenter" alt="IMG_4430" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4430.jpg" width="482" height="179" /></a></p>
<p>[/ezcol_2third_end]</p>
<p>Je suis heureuse à l’idée d’arriver et je profite intensément de ces derniers instants sur l’eau. Surtout et avant tout du bruit de l’eau sur le bateau. Le clapotis à l’avant quand la mer danse avec la carène, le froufroutement à l’arrière quand les flux se rejoignent en un sillon, le claquement toujours aussi dur des vagues sous la nacelle… Oui, je crois que c’est qui me marque le plus, le duo musical de l’océan et du bateau.</p>
<p>Je guette toujours la vie aquatique. Verrons-nous des dauphins, une baleine, qui sait ?<br />
C’est au moment où le soleil se couche que ca y est les voilà ! Ce sont eux ! Une dizaine de dauphins vient jouer avec notre étrave, je suis à la fête ! Quelle joie ! C’est une magnifique escorte qui nous accompagne vers l’arrivée, quel cadeau !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4425.jpg"><img class="wp-image-932 aligncenter" alt="IMG_4425" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4425.jpg" width="408" height="169" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Puis la nuit tombe. Et nous guettons. Non plus les dauphins, mais la ligne d&rsquo;horizon. C&rsquo;est tout d&rsquo;abord une lumière rouge qui se détache, puis qui se transforme pour laisser place aux éclairages de la côte. This is it. Nous sommes arrivés !</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_44351.jpg"><img class="wp-image-934 aligncenter" alt="IMG_4435" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_44351.jpg" width="393" height="167" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pas facile d&rsquo;arriver de nuit, dans une zone inconnue, avec les couleurs de balises inversées (et oui vert babord et rouge tribord ici), c&rsquo;est un peu comme conduire à gauche sans lumière dans un pays que tu ne connais pas. Nous jettons l&rsquo;ancre pour la nuit, nous accosterons de jour pour plus de sécurité. Ancre qui a la bonne idée de se détacher, faudra attendre encore un peu pour une nuit sans interruption !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dimanche 22 décembre</strong><br />
J&rsquo;ouvre les yeux, et voici la première image que j&rsquo;ai du Brésil, c&rsquo;est celle qui clôt ce carnet de bord, il est temps de descendre sur la terre ferme&#8230; <b> </b></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_44471.jpg"><img class="wp-image-933 aligncenter" alt="IMG_4447" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_44471.jpg" width="398" height="172" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;">- &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; -</p>
<p><strong>Lexique, le retour  </strong></p>
<ul>
<li><strong>Ris</strong> : système qui permet de réduire la voilure de la Grand Voile quand le vent est trop fort. Prendre un ris ne signifie pas se faire un repas weight watcher avec un seul grain de riz. Même chose si on prend deux ou trois ris.</li>
<li><strong>Bosse de ris :</strong> Avant un ris était composé de petits trous horizontaux dans la Grand Voile par lesquels passaient des petits bouts qu’il fallait accrocher à la bôme. Maintenant, c’est plus simple, on réduit uniquement  au mat et en bordure de la voile, via un cordage qui gère l’ensemble, la fameuse bosse de ris. Par exemple, on dit « touchez ma bosse Messire ».</li>
<li><strong>ZCIT </strong>ou<strong> Zone de Convergence Inter-Tropicale</strong> ou <strong>Pot au noir :</strong> Zone comprise entre les alizés de l’hémisphère Nord (qui viennent du Nord Est) et les vents de l’hémisphère Sud (qui viennent du Sud Est). Cela se traduit par une absence de vent, des rafales imprévisibles, un plafond nuageux bas, de la pluie. Du gris quoi. ZCIT état très difficile à prononcer, on parlera de « pot au noir », faut pas chercher à comprendre, c’est la même chose.</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Faire part</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Dec 2013 15:27:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>
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		<description><![CDATA[Nous sommes heureux de vous annoncer l’arrivée de Toumim le 21 décembre 2013 à 21:30, sur les côtes brésiliennes. La traversée s’est bien passée, l’équipage est fatigué mais ravi. Toumim est arrivé à Jacaré, près de Joao Pessoa au Nord de Recife, après 10 jours (et demi) en mer. Quatre &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Nous sommes heureux de vous annoncer l’arrivée de Toumim le 21 décembre 2013 à 21:30, sur les côtes brésiliennes. La traversée s’est bien passée, l’équipage est fatigué mais ravi.</p>
<p>Toumim est arrivé à Jacaré, près de Joao Pessoa au Nord de Recife, après 10 jours (et demi) en mer.<br />
Quatre jours d’avance pour un vrai cadeau de Noël !</p>
<p><img class="wp-image-878 aligncenter" alt="IMG_4322" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4322.jpg" width="306" height="230" /></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4445.jpg"><span style="color: #000000;">Joyeux Noël à tous où que vous soyez !</span><img class=" wp-image-879 aligncenter" alt="IMG_4445" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4445.jpg" width="312" height="188" /></a></p>
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		<title>Transatlantique, le grand départ</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Dec 2013 08:06:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>
		<category><![CDATA[Transatlantique]]></category>

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		<description><![CDATA[Tel un écho à la chronique du 24 novembre dernier : Demain, mercredi 11 décembre matin sonnera l&#8217;heure du grand départ cette fois-ci. Traverser l&#8217;Atlantique. Du Cap Vert au Brésil, de Mindelo à Recife. Cela devrait nous prendre deux semaines minimum, peut-être plus si le vent continue à jouer des tours, &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Tel un écho à la chronique du 24 novembre dernier :<br />
Demain, mercredi 11 décembre matin sonnera l&rsquo;heure du grand départ cette fois-ci.<br />
Traverser l&rsquo;Atlantique. Du Cap Vert au Brésil, de Mindelo à Recife.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/veille-depart.jpg"><img class="wp-image-871 aligncenter" alt="veille depart" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/veille-depart.jpg" width="346" height="208" /></a></p>
<p>Cela devrait nous prendre deux semaines minimum, peut-être plus si le vent continue à jouer des tours, en cette année exceptionnelle de climat détraqué.<br />
Comment je me sens ?<br />
Je suis soulagée de savoir que nous partons, l&rsquo;attente et l&rsquo;incertitude étaient difficiles.<br />
En même temps, j&rsquo;appréhende. Le rythme. La houle. Le manque de livres. La fatigue. Le huis clos.<br />
Et par dessus tout cela, je ressens une brise d&rsquo;excitation à l&rsquo;idée de relever ce défi longtemps attendu. Cela me semble un peu fou là maintenant&#8230;</p>
<p>Nous passerons donc Noël en mer. Cela me touche. J&rsquo;avais rêvé de fêter ce moment là différemment, sur la terre ferme, au milieu d&rsquo;autres. Bien sûr je penserai à toutes ces années où ma soeur m&rsquo;a hurlé plus que chanté dans les oreilles &lsquo;Noël d&rsquo;exode et de voyaaaaageeeuh&rsquo; à faire trembler le sapin décoré. Bien sûr je penserai à toute ma famille si aimante. Bien sûr je penserai à ces grandes tablées accueillantes faites de mille attentions. Bien sûr je penserai à vos sourires que je reçois jusqu&rsquo;ici.<br />
Mais comme la vie est décidément pleine de surprises, je sais que cette traversée me permettra de vivre des choses que je ne soupçonne absolument pas maintenant. Peut-etre même le jour de Noël.</p>
<p>Je croise les doigts, les doigts de pied, et tout ce qui peut se croiser, pour que nous arrivions à temps pour le Nouvel An à Rio. Sinon, je continue à la nage. Non mais franchement.</p>
<p>[ezcol_1quarter]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4098.jpg"><img class="alignnone  wp-image-774" alt="IMG_4098" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4098.jpg" width="221" height="294" /></a></p>
<p>[/ezcol_1quarter] [ezcol_3quarter_end]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En écrivant ces lignes, je me rappelle un truc : ne pas penser à plus tard. Penser à maintenant. (A répéter 100 fois chaque matin).</p>
<p>Et, maintenant donc, c&rsquo;est l&rsquo;heure des préparatifs finaux.<br />
Aller dénicher ici un peu de viande et peut-etre même des yaourts. Essayer d&rsquo;échanger un bouquin avec d&rsquo;autres marins. Préparer le bateau.</p>
<p>Et vous saluer tous avec ces quelques lignes.<br />
[/ezcol_3quarter_end]</p>
<p style="text-align: center;">A très vite (ou du moins à pas trop tard) !</p>
<p>&nbsp;</p>
<div style="width: 266px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4263_11.jpg"><img class=" " alt="IMG_4263_1" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/IMG_4263_11.jpg" width="256" height="191" /></a><p class="wp-caption-text">Spéciale dédicace à ma tante, qui comprendra en regardant cette photo. Elle aurait pu être ma grand-mère de coeur si elle n&rsquo;avait pas déjà été ma tante justement.</p></div>
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		<title>Gérard, « ma première sortie, c’est en Ecosse »</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Dec 2013 12:18:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
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		<description><![CDATA[Gérard vient du Béarn, il est plus ou moins parisien. Il est motard dans l’âme, c’est d’ailleurs pour cela qu’il est devenu policier, policier motard donc. Il fait des kilomètres, ça c’est sûr. Plutôt sur la route. Alors oui, il est allé très loin, puisqu’il me dit sans hésitation « je &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/gerard-ma-premiere-sortie-cest-en-ecosse/portrait-gerard/" rel="attachment wp-att-702"><img class=" wp-image-702 alignleft" alt="portrait Gerard" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/portrait-Gerard.jpg" width="192" height="192" /></a>Gérard vient du Béarn, il est plus ou moins parisien. Il est motard dans l’âme, c’est d’ailleurs pour cela qu’il est devenu policier, policier motard donc. Il fait des kilomètres, ça c’est sûr. Plutôt sur la route.<br />
Alors oui, il est allé très loin, puisqu’il me dit sans hésitation « je suis allé une fois en République Dominicaine. En touriste ». Mais il ajoute dans la foulée, « ma première sortie c’était en Ecosse, avec ma femme. J’avais passé un mois à préparer minutieusement l’itinéraire que nous allions prendre en camping-car, les petits passages, les endroits où s’arrêter&#8230; Cela a été un de mes plus beaux voyages. C’était merveilleux.J’y retournerai. Pour la gentillesse des écossais, pour toutes les autres distilleries que je n’ai pas pu visiter, pour… ». Je n’ai pas su la suite, ses yeux étaient en Ecosse, loin du soleil capverdien.</p>
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		<title>Joël, « relancer les dés et partir »</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Dec 2013 12:16:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Jusqu'où sont-ils allés ?]]></category>
		<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>
		<category><![CDATA[Transatlantique]]></category>

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		<description><![CDATA[[ezcol_1third] [/ezcol_1third] [ezcol_2third_end] Joël avait une belle situation dans la banque, comme on dit. Un poste à responsabilités. Plusieurs évènements extérieurs ont changé la donne. Nous sommes fin des années 90. Joël avait le choix, ou plutôt il s’est offert ce choix, il l’a provoqué. En négociant en départ (professionnel) &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>[ezcol_1third]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/joel-relancer-les-des-et-partir/joel-bis/" rel="attachment wp-att-1077"><img class="alignnone size-full wp-image-1077" alt="joel bis" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/joel-bis.jpg" width="1529" height="1377" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]</p>
<p>Joël avait une belle situation dans la banque, comme on dit. Un poste à responsabilités. Plusieurs évènements extérieurs ont changé la donne. Nous sommes fin des années 90. Joël avait le choix, ou plutôt il s’est offert ce choix, il l’a provoqué. En négociant en départ (professionnel) et en organisant un autre (personnel). « J’ai décidé de changer mes repères, de relancer les dés. Complètement. J’ai décidé de partir, d’acheter un bateau, de quitter ceux que j’aimais pour aller au bout de mes rêves. J’ai compris plus tard, que cela arrivait à d’autres quarantenaires. » Qu’importe si c’est la crise de la quarantaine. Comme il dit  « Tu ne peux changer le vent, mais tu peux orienter différemment les voiles ».</p>
<p>[/ezcol_2third_end]</p>
<p>Joël est parti, sans date de retour. Le voyage a duré trois ans, il l’a amené jusqu’en Polynésie. Où il a décidé que c’était bien ainsi, qu’il était temps de passer à autre chose. Il est alors rentré. Il est revenu apaisé, rasséréné. Il a retrouvé ses enfants qu’il n’avait pas perdus puisqu’il les voyait régulièrement. Il est reparti de zéro comme on dit, du moins financièrement. Il a fait fortune en une dizaine d’années en gérant des campings. Aujourd’hui, il a vendu son business, acheté l’appartement de ses rêves à Lorient, et … est reparti avec son Toumim, un autre bateaupour un autre tour du monde. Plus long, plus en douceur, sans fuite, pour le plaisir de voguer.</p>
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		<title>Transatlantique, première partie. Carnet de bord.</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Dec 2013 20:11:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>
		<category><![CDATA[Transatlantique]]></category>

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		<description><![CDATA[J’avais décidé de tenir un carnet de bord. Pour moi. Pour noter les jours qui s’égrainent. Pour voir si les journées seraient différentes des unes des autres. Pour ne pas oublier ces petits riens qui font tout. Pour revivre plus tard chacun de ces instants. Et puis je me suis &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>J’avais décidé de tenir un carnet de bord. Pour moi. Pour noter les jours qui s’égrainent. Pour voir si les journées seraient différentes des unes des autres. Pour ne pas oublier ces petits riens qui font tout. Pour revivre plus tard chacun de ces instants.<br />
Et puis je me suis faite happée par le flot des mots au rythme des vagues. J’ai eu envie de partager ce carnet ici. Avec ceux qui veulent. Ce n’est certes pas La Longue Route de Moitessier. D’ailleurs je ne m’appelle pas Bernard. Mais c’est ma petite route à moi.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/transatlantique-premiere-partie-carnet-de-bord/journal-bord/" rel="attachment wp-att-713"><img class=" wp-image-713 aligncenter" alt="journal bord" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/journal-bord.jpg" width="232" height="173" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Lundi 25 novembre 2013</strong></p>
<div id="attachment_665" style="width: 210px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/depart.jpg"><img class=" wp-image-665 " alt="depart" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/depart.jpg" width="200" height="207" /></a><p class="wp-caption-text">Faux départ&#8230;</p></div>
<p>On croit que c’est le grand départ, et puis finalement c’est un faux départ. Du moins, nous faisons tout pour.</p>
<div id="attachment_664" style="width: 197px" class="wp-caption alignright"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/dent-de-velours.jpg"><img class=" wp-image-664    " alt="... sous l’œil perplexe de « Dent de velours » qui garde le bateau voisin" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/dent-de-velours.jpg" width="187" height="163" /></a><p class="wp-caption-text">&#8230; sous l’œil perplexe de « Dent de velours » qui garde le bateau voisin</p></div>
<p>Retour au port une minute après avoir largué les amarres, j’ai oublié mes gants de voile au bar où nous venions de prendre un verre. La classe. Ce qui me rassure, c’est qu’une fois arrivée sur place, je vois que je n’étais pas la seule tête en l&rsquo;air. Je récupère les affaires de tout le monde, et on embarque. 2<sup>ème</sup> départ donc.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une fois les courses effectuées à Fuerteventura, nous appareillons dans la nuit pour démarrer cette fameuse transat. A nouveau un superbe faux départ, plus ennuyeux celui-là : un bout* s’est pris dans le safran* tribord*, la barre est bloquée. Comme il fait nuit noire, il faudra attendre demain matin pour plonger et couper le bout. Nous décidons donc de jeter l’ancre pour la nuit. Et là, autre erreur, nous venions juste de ranger la dite ancre, étant persuadés que nous partions pour de bon… Un joli vent de panique -contrôlée- pour la sortir du coffre (évidemment, tout était bien démonté, bien rangé, et donc pas du tout prêt à être mis à poste rapidement) tandis que le bateau dérive doucement vers un gros paquebot. J’adore. On finit par se mettre au mouillage, il est 1h du mat’, on va se coucher, ça suffit les bêtises. Le 3<sup>ème</sup> départ sera pour demain matin donc (mais bon, on n’est jamais à l’abri d’une surprise).</p>
<p>Et la journée ? Des dauphins sont venus nous saluer sur le trajet Lanzarote-Fuerteventura. Enfin, il parait. Je ne les ai pas vus, c’était le moment que j’avais choisi pour dormir comme une bienheureuse dans ma cabine. Ça commence bien, tiens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mardi 26 novembre 2013</strong></p>
<p>Un petit plongeon de bon matin pour Joël qui nous libère le safran. Et là, ça y est ! Nous sommes partis. Pour de vrai de vrai. Un joli soleil, un petit vent, grand largue, une mer calme. Le rêve. Le rêve devient réalité.</p>
<p>Le vent tombe, nous décidons de sortir le gennaker* pour remplacer le génois*. Quand je dis « sortir », c’est au sens propre, il est lui aussi, bien rangé. Le mettre à poste nous prend un petit bout de temps, juste assez pour que le vent tourne et passe franchement vent arrière, et là, Joël très excité décide de sortir le spi (sortir, parce que… etc.). C’est là que nous assurons comme des bêtes :</p>
<p><img class=" wp-image-667 alignright" alt="spi" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/spi.jpg" width="182" height="244" />on pourrait croire qu’entre un skipper instructeur des Glénans, un futur propriétaire de bateau, et une petite mousse de régate, on arriverait à mettre à poste un spi rapidement. Que nenni. La manœuvre nous prend quasiment une heure, avec des petites erreurs. Moi, ça me fait marrer. Surtout en pensant à mes amis skippers qui seraient devenus fous en régate si nous avions fait cela à l’approche d’une bouée au vent. J’entends d’ici la grosse voix d’Alain B, ou plutôt non, il n’aurait rien pu dire, il serait déjà en train d’en manger son bonnet ! Mais comme nous ne sommes pas en régate, tout va bien.</p>
<p>Quelle récompense ! Cela valait le coup. Le bateau file sous spi, le soleil se couche doucement face à nous&#8230; Joël a un grand sourire comme un enfant heureux. Nous aussi.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/transatlantique-premiere-partie-carnet-de-bord/quart-de-nuit-ennui/" rel="attachment wp-att-668"><img class=" wp-image-668 alignleft" alt="quart de nuit - ennui" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/quart-de-nuit-ennui.jpg" width="186" height="124" /></a>Premier quart de nuit. Alors, tout d’abord, je tiens à préciser qu’un quart de nuit quand il y a trois équipiers devrait s’appeler un tiers. Tiers de nuit, de 3h30 exactement, cherchez pas c’est comme ça. A veiller. A checker l’horizon et le radar toutes les 15 minutes. Pas facile à faire quand le mal de mer commence à pointer le bout de son nez. J’ai un peu honte, c’est la première fois que cela m’arrive, alors je fais comme de rien n’était. Pas sûre que je trompe grand monde. Il parait qu’il faut 2 ou 3 jours pour s’amariner.<br />
C’est encore long 2 ou 3 jours ?</p>
<p><b> </b></p>
<p><strong>Mercredi 27 novembre 2013</strong></p>
<p>L’océan n’est pas ostensiblement méchant, mais il est franchement inamical. Du moins aujourd’hui. L’eau est sombre, très sombre, assortie au ciel gris et bas. Le vent a tourné dans la nuit, nous sommes au près, les vagues claquent sur le pont. Et surtout sous la nacelle, la partie habitable entre les deux flotteurs du catamaran. Le bruit est impressionnant. Cette nuit, je comparais ce claquement et les vibrations produites à un coup de tonnerre qui tomberait à quelques kilomètres de chez soi quand on est à terre. Les sensations sur un catamaran sont définitivement différentes d’un monocoque. Le bruit donc, les mouvements aussi, ouh là là, mais ça bouge cette bête là. A moins que cela ne soit la houle du jour. C’est curieux, j’ai toujours considéré le mot houle, comme un mot gentil et doux, une petite houle, des petites vaguelettes qui irisent la mer&#8230; Mon œil, oui. La houle est là, elle fait mal, avec ses vagues de 2 mètres à cadence rapprochée. Et bien, si un monocoque glisserait sur ces vagues là, certes en gitant en veux tu en voilà, le catamaran, lui, se soulève d’un côté, plonge de l’autre, prend la vague qui va claquer sur la carène. Du roulis, et aussi un peu de tangage, 2 pour le prix d’1, c’est la promo du jour, autant en profiter.<br />
Et dire qu’un catamaran est plus confortable, je ne veux pas faire un test comparé là maintenant. Mon corps ne le supporterait pas. Je me sens de moins en moins bien. Le sang a quitté mes joues depuis longtemps, et je crois qu’il a aussi quitté mes genoux. Je pense à mes copines qui sont malades à peine avoir posé le pied sur un ponton (voire même en conduisant en voiture !), je ne comprenais pas ce qu’elles éprouvaient, maintenant j’en ai un petit échantillon. Comme Gérard est n’est pas dans un meilleur état que moi, pour ne pas dire pire, je déculpabilise. Pour l’instant, au large je n’en mène pas large.</p>
<p>Joël est donc ravi de son équipage de choc. Il est beau joueur, discret, et s’occupe de tout pour le déjeuner. Et là je retrouve ma pêche. Par sursauts. Puis complètement quand le vent tombe et que la houle se calme. Pas top pour notre vitesse, mais excellent pour notre moral, il faut avouer.<br />
Pendant que Gérard récupère, Joël et moi profitons de l’accalmie : un autre bain de mer pour Joël qui enlève cette fois la traine de pêche coincée sous le bateau (nous sommes des stars, là, c’est certifié), identifier et colmater la petite voie d’eau dans le flotteur bâbord (facile, c’est dans ma cabine), apprécier la poussière rouge du Sahara que le vent a amenée sur le pont, prendre une douche (oui, avec la houle, ça n’était venu à l’idée de personne), et faire la cuisine d’avance pour les prochains jours mouvementés. Nous fêtons tous les trois cette fin de journée faite de rose aux joues retrouvé par un apéro digne de ce nom et un diner maison qui sent bon. Il y a des petites joies qui sont grandes.</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/transatlantique-premiere-partie-carnet-de-bord/carambolage-2/" rel="attachment wp-att-661"><img class="alignnone size-full wp-image-661" alt="carambolage 2" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/carambolage-2.jpg" width="960" height="368" /></a></p>
<p>Je prends le premier quart de nuit, le plus facile. Je repère un feu louche sur notre tribord, rien sur le radar, mais le feu rouge persiste. Bizarre. Peut-être me fais-je un film-qui-fait-peur à coups de pirates des temps modernes ? Nous ne sommes pas si loin des côtes mauritaniennes… Je réveille Joël. Evidemment, quand il arrive sur le pont, plus de feu. Je me sens un brin penaude, mais pas rassurée pour autant. Je passe une partie de la nuit dehors, sait-on jamais…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Jeudi 28  novembre 2013</strong></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/ils-lont-fait/ciel/" rel="attachment wp-att-647"><img class=" wp-image-647 alignleft" alt="ciel" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/ciel.jpg" width="149" height="112" /></a>Calme. Calme. Pas de vent, pas de houle.<br />
Nous naviguons au moteur, tout doucement, juste ce qu’il faut pour ne pas être à l’arrêt et aller un peu de l’avant quand même. A moins de 5 nœuds, nous ne sommes pas arrivés au Cap Vert&#8230;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class=" wp-image-671 alignright" style="font: inherit;" alt="horzon plat" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/horzon-plat.jpg" width="219" height="109" /><br />
Journée bleue. Dégradé de bleus dans le ciel, dans la mer. L’image cliché mais si apaisante de la ligne d’horizon infinie. Le ronron des moteurs à l’arrière, le frou-frou de l’eau à l’avant.<br />
Un petit déjeuner qui s’étire aux premières heures du jour, propice à un beau moment d’échanges.<br />
Je profite de cette douce matinée à lire sur les trampolines, à rêver, à en prendre plein les mirettes. Et si 8 mois c’était vraiment court pour un Tour du Monde qui veut prendre son temps ?</p>
<p>L’après-midi est plus actif avec le briefing sécurité, il était temps. Nous sommes maintenant incollables sur les procédures en cas de blessés, d’homme à la mer, d’incendie, de voies d’eau, d’évacuation. En théorie. Pour la pratique, pas vraiment envie d’essayer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/transatlantique-premiere-partie-carnet-de-bord/coucher-soleil-apero/" rel="attachment wp-att-662"><img class=" wp-image-662 alignleft" alt="coucher soleil apero" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/coucher-soleil-apero.jpg" width="141" height="106" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une fin de journée tout aussi paisible et douce. Le vent devrait revenir dans la nuit, ça sent le hissage de grand-voile à 1h du mat’, juste au début de mon quart, au moins cela me réveillera.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Se faire réveiller juste après quelques heures de sommeil… Alors qu’il est si bon de dormir bercée par les mouvements du bateau… C’est un peu comme se faire piquer le gâteau au chocolat qu’on était en train de manger, la bouche grande ouverte, et clac, dans le vide ! Grrrr…</p>
<p>Il fait nuit noire quand je prends mon quart. Je goute l’air doux, une tasse de thé brulante à la main. Le bip bip toutes les 15 minutes me tire de ma rêverie pour un contrôle bateaux. Les pensées voguent au gré des vagues. Cela valait le coup de sortir de sa couette.<br />
Tout à coup, à un mètre de moi dans le cockpit, je perçois un mouvement anormal. Un truc noir qui fait flap flap. Je fais un bond haut comme ça, le palpitant à fond les ballons. Puis je me ravise, hier c’était le coup du feu rouge non identifié, cette fois-ci cela doit être un linge humide qui bat au vent.<br />
Mais non, il y a bien quelque chose de vivant, juste là. Mes yeux s’habituant à l’obscurité, je vois un petit oiseau noir pas très en point. Depuis quand est-il là ? Qu’est-ce qu’il fait loin des côtes ? Ses mouvements d’ailes désordonnés me font sursauter à chaque fois. Je ne sais pas exactement ce qu’il faut faire. J’aimerais lui donner à boire, mais il est collé à la vitre du carré* et si j’ouvre la porte pour aller chercher de l’eau, on est bon pour cohabiter à l’intérieur du catamaran quelques temps. Finalement il se calme et se pose à côté de moi, on attend. On attend je ne sais quoi, mais on attend. Il ne se passe rien, et c’est cela qui est bon.<br />
Et là, un deuxième oiseau arrive. Celui-là, je l’ai clairement vu venir se poser. Enfin, se poser c’est vite dit, il est arrivé en ligne droite, genre départ lancé, catapulté depuis la stratosphère, avec juste ce qu’il faut d’amorti au final pour ne pas faire de bruit. J’ai poussé un cri, et un juron pour le même prix. Mais qu’est-ce que c’est que cette histoire ? C’est le radeau de la méduse des oiseaux mauritaniens ici ? On se joue un remake d’Hitchcock ? Blague à part, on fait quoi tous les trois maintenant bloqués dehors, hein ? C’est curieux, ils battent des ailes, mais ne volent pas. Il doit y avoir un truc. Un oiseau fatigué d’accord, mais deux, il y a un truc. Je les laisse se reposer. Au bout d’une heure, je les emmène à l’arrière du bateau pour qu’ils puissent prendre le vent. Ils s’envolent ! C’était donc des oiseaux planeurs, incapables de décoller tous seuls sans vent. Pas pratique, ça. Ils ne restent pas loin du bateau, à moins que ça ne soit d’autres de leurs potes, je ne sais pas. Je profite de la voie libérée et du pont déserté pour déserter moi aussi et me mettre fissa à l’intérieur… Il pleut de nouveau des oiseaux, j’y retournerai dans 15 minutes. Au bip bip.</p>
<p><strong><br />
Vendredi 29 novembre</strong></p>
<p>Journée grise, crachoteuse, mer d’huile. Pas de vent, nada. Un avant-goût du fameux pot au noir qui nous attend entre le Cap Vert et le Brésil.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a style="color: #d54e21;" href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/peche.jpg"><img class=" wp-image-672 alignright" alt="peche" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/peche.jpg" width="280" height="188" /></a></p>
<p>Journée également placée sous le signe de la fête aux papilles : les gars pêchent leur premier thon,rouge de surcroit. Un grand sourire victorieux illumine leur visage. Le mythe de l’homme chasseur pêcheur est indétrônable, et moi j&rsquo;apprécie pleinement ce mythe à l’heure du déjeuner.<br />
Comme un bonheur n&rsquo;arrive jamais seul, Joël nous régale de son pain maison, je n’aurais pas imaginé manger du pain frais en plein milieu de l’océan !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/cuisine1.jpg"><img class=" wp-image-673 aligncenter" alt="cuisine" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/cuisine1.jpg" width="545" height="242" /></a></p>
<p>Le vent se lève faiblement, vent arrière, ça sent bon le spi. Une heure à nouveau pour mettre le spi à poste, apparemment c’est le tarif. Humeur maussade de l’équipage après une nouvelle erreur qui vaut à Joël un petit bain de mer pour un bout qui s’est fait la malle… Une petite pluie fine nous accompagne, vivement un rayon de soleil pour mettre du baume au cœur !</p>
<p>Je suis un peu perplexe quand je vois les estimations qui donnent 4 jours encore de navigation si nous continuons à cette vitesse. Evidemment, nous espérons bien aller plus vite quand nous serons sortis de cette zone sans vent. Il n’empêche. Avec le départ quelque peu retardé et notre allure actuelle, nous ne pourrons rester longtemps au Cap Vert comme prévu si nous voulons être avant Noël au Brésil. Cela me pose question quant à comment je veux vivre ce Tour du Monde. Prendre son temps, ne pas penser à demain, accepter de ne pas aller où j’en avais eu initialement envie. Pas facile. Je suis en plein dedans.</p>
<p>Quart de nuit un peu complexe. Le vent tourne de presque 180 degrés en quelques heures. Je règle les voiles, dans la nuit, sous la pluie, avec le vent qui forcit.  Je borde. Je change le cap, légèrement, et puis franchement. Je reborde. Ceci pendant les 3h30 de mon quart. Avantage indéniable : la tension m’ôte toute envie de piquer du nez. Mais je ne cache pas ma joie de passer le relais à Gérard. C’est le moment où le vent tombe franchement, il va avoir droit à un autre exercice…</p>
<p><strong><br />
Samedi 30 novembre</strong></p>
<p>Décidemment, quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. La météo ne nous est pas favorable, c‘est un euphémisme. Pas de vent. Une légère pluie s’invite de temps à autre. L’impression non usurpée d’être sur une petite coquille de noix un peu perdue dans l’immensité d’un océan désespérément calme. Joël  a décidé depuis deux jours de ne pas mettre les moteurs, nous faisons une traversée à la voile, non ?</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/sport-helene.jpg"><img class=" wp-image-678 alignleft" alt="sport helene" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/sport-helene.jpg" width="182" height="127" /></a></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/sport-gerard.jpg"><img class=" wp-image-679 alignright" alt="sport gerard" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/sport-gerard.jpg" width="183" height="131" /></a>Gérard joue le  coach sportif pour une petite séance de gym matinale à l’avant du bateau, s’agirait pas qu’en plus on arrive à l’état de protozoaire neurasthénique ! Des tortues se marrent en nous voyant passer…<br />
N’empêche. Ce n’est pas ainsi que j’imaginais une traversée. Pas à l’arrêt en tous cas. Nous espérons tous que le vent nous soit favorable, question de timing et de moral.</p>
<p>Quart de nuit actif, le vent s’est quelque peu levé, et comme il est taquin, il tourne. Réglage de voiles, changement d’allure, correction de cap. Tout en douceur cette fois-ci…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dimanche 1<sup>er</sup> décembre</strong></p>
<p>Tiens nous sommes en décembre ? Pour fêter ce premier jour de l’avent, le dit vent se pointe, le soleil aussi. Double effet : nous avançons et l’humidité redescend à un taux acceptable (nous étions à plus de 80%).</p>
<p>Le rythme des journées commence à s’installer. Récupération du quart de nuit en matinée, enfin, surtout pour moi qui répond aux abonnés absents jusqu’à l’heure du déjeuner. Repas pris tous ensemble. Après-midi sieste pour ces messieurs, et surtout bricolage.</p>
<p><img class=" wp-image-681 alignright" alt="ordi demonté" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/ordi-demonté.jpg" width="115" height="153" />Je ne sais pas si c’est inhérent à la voile au long cours avec équipement sophistiqué ou si c’est nous, mais il y a toujours quelque chose à réparer. Parfois, on provoque ces choses-là… Aujourd’hui, cela sera l’ordinateur de bord qui fait la grève (les voies de l’informatique sont impénétrables, même en mer), et un désalinisateur qui ne ferait pas son office (normal, un robinet est malencontreusement ouvert).<br />
La phrase du moment est indéniablement  « Ca va Joël ? Ça fonctionne ? ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le vent décide de s’en aller aussi vite qu’il était venu. Contraints, nous mettons les moteurs, doucement, car il ne nous reste pas beaucoup de carburant.<br />
Estimations optimistes : encore 2 jours, voire 3, pour attendre le Cap Vert. Cela va être dans les annales de la navigation la plus lente ! Gérard arrive à en blaguer mais il aimerait bien arriver. Joël s’en moque, pour lui c’est une croisière, qu’elle prenne 5 ou 20 jours. Quant à moi, je suis un peu perdue et je pense à la suite.</p>
<p>Quart de nuit en douceur. Rien à faire, juste à attendre l’aube en observant les nuances de noir, puis de bleu nuit, et entrevoir l’horizon qui se dessine en prenant son temps…</p>
<p><strong><br />
Lundi 2 décembre</strong></p>
<div id="attachment_682" style="width: 165px" class="wp-caption alignright"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/trampoline.jpg"><img class=" wp-image-682    " alt="trampoline" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/trampoline.jpg" width="155" height="208" /></a><p class="wp-caption-text">A défaut de faire la voile&#8230;</p></div>
<p>De mieux en mieux. Toutes les statistiques connues sont explosées. Notre vitesse avoisine ce matin 1 nœud*. Soit moins de 2 km/h. L’eau ne fait même plus de bruit sur les coques, pas même un petit clapotis, rien ne bouge, rien. Si ça continue, je prends mon sac à dos, mes chaussures de rando, et je demande à JC comment marcher sur l’eau, et c’est parti ! Finalement, Joël a pitié de nos yeux de cocker, et nous nous offrons le luxe d’un demi-moteur pour avancer à 4 nœuds, en gardant toujours un œil sur le réservoir de carburant dont le niveau descend inexorablement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est en début d’après-midi que le miracle se produit. Oui, à ce niveau là, il est possible de parler de miracle. Le vent arrive, régulier qui plus est, tant dans sa force que sa direction. Les voiles sont hissées, réglées, et nous voilà enfin partis à 7 noeuds, sereinement. Cap sur le Cap Vert ! Est-ce que ceci va durer ? J’y crois, moi. Je crois aux miracles. Je ne suis pas la seule, les dauphins viennent nous saluer et jouer avec notre vitesse retrouvée, le temps d’un coucher de soleil. Ma-gi-que ! Je ris, je sautille, j’ai 5 ans d’âge mental, j’adore !!!</p>
<div id="attachment_684" style="width: 601px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/dauphin1.jpg"><img class=" wp-image-684  " alt="Vent. Vitesse. Coucher de soleil. Dauphins. Un miracle, on vous dit !" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/dauphin1.jpg" width="591" height="323" /></a><p class="wp-caption-text">Vent. Vitesse. Coucher de soleil. Dauphins. Un miracle, on vous dit !</p></div>
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<p><img class=" wp-image-686 alignright" style="font: inherit;" alt="vitesse 0-4" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/vitesse-0-4.jpg" width="125" height="190" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous nous voyons arriver le lendemain au Cap Vert ! Mais notre joie n’est que de courte durée. La nuit tombe, le vent aussi. Au moment où je prends mon quart, nous sommes à 0,4 nœud. Le carburant de réserve, celui « au cas où », est préempté, moins pour avancer que pour nous éviter une belle dérive. Une grande lassitude m’envahit. Je suis fatiguée, j’ai envie de marcher, de voir d’autres visages, et même si je n’ose le penser vraiment, j’appréhende la suite de la traversée jusqu’au Brésil. Je pars m’endormir dans le creux de la nuit en espérant que le vent revienne demain…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mardi 3 décembre</strong></p>
<p>Les miracles n’ont lieu que les lundis apparemment. Le bateau suit le rythme du vent, absent. Le soleil est fort comme au milieu de l’été sous nos latitudes, ça réchauffe un peu les cœurs.<br />
Si tout va bien, avec le peu de carburant qui nous reste et les quelques souffles de vent, nous devrions être au Cap Vert demain. Au point où nous en sommes, pas la peine d’aller trop vite (est-ce Dieu possible ?) pour ne pas arriver en pleine nuit dans la baie de Mindelo truffée d’épaves affleurantes, de feux qui ne fonctionnent pas et d’autres espiègleries capverdiennes.</p>
<p>Nous avons tous en tête ce que signifie l’absence de vent à l’approche du Cap Vert. Pas d’alizées. Donc pas de départ pour le Brésil. C’est en silence, que nous voguons, lentement, très lentement, vers l’archipel qui se dessine au loin.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/hisser-drapeau.jpg"><img class=" wp-image-687 alignleft" alt="hisser drapeau" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/hisser-drapeau.jpg" width="110" height="141" /></a><br />
L’arrivée approche, nous hissons enfin le pavillon du Cap Vert.<br />
Cela devait être une joie, mais le cœur de l’équipage n’y est plus, je crois qu’il s’est envolé avec les quelques dernières bribes de vent…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Arrivée prévue au petit matin. Le mercredi 4 décembre donc. 9 jours plus tard.</p>
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<p><strong>Mercredi 4 décembre</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/arrivee-cap-vert1.jpg"><img class=" wp-image-688 aligncenter" alt="arrivee cap vert" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/arrivee-cap-vert1.jpg" width="2868" height="650" /></a></p>
<p style="text-align: center;">- &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; &#8211; -</p>
<p><i><strong>(*) Petit lexique à l’usage des non voileux :</strong><br />
</i></p>
<ul>
<li><em>Bâbord </em>= à gauche du bateau en regardant l’avant. Il parait que c’est car le cœur bat à gauche.</li>
<li><em>Bout </em>= cordage d’un bateau<i>. </i>Prononcez « boute », c’est comme Avoriaz ou Chamonix, y a un piège.</li>
<li><em>Carré </em>= espace à vivre à l’intérieur du bateau, du tout-en-un : hall d’entrée, cuisine, salle à manger, petit salon, salon de réception… Comme son nom l’indique, un carré n’est pas forcément carré.</li>
<li><em>Génois, gennaker</em> = deux types de voile d’avant, je vous expliquerai bien la différence mais je crois que ça n’intéresse que moi.</li>
<li><em>Nœud</em><i> =</i> 1 nœud, c’est 1 mile/heure. Sachant qu’1 mile c’est 1,852 km, pour les calculs, c’est là où ça comment à faire dans ma tête un sac de nœuds</li>
<li><em>Safran </em>= aileron sous l’eau qui permet d’orienter le bateau. Quand j’étais petiote, j’appelais ça un gouvernail, mais en fait, non ce n’est pas exactement ça.</li>
<li><em>Spi </em>= voile d’avant, grande et légère, un peu en forme de ‘bulle’, parfaite pour le vent arrière. La voile qu’adorent les skippers et qui met tout l’équipage en tension. La voile où les bêtises expriment leur potentiel maximum.</li>
<li><em>Tribord </em>= si ce n’est pas bâbord, c’est tribord. Facile pour nous les filles. A droite du bateau donc, en regardant toujours l’avant, vous voyez on y arrive sans se tromper !</li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Ils l’ont fait !</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Dec 2013 18:54:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>
		<category><![CDATA[Transatlantique]]></category>

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		<description><![CDATA[Mais oui, ils l’ont fait ! La plus longue traversée Canaries &#8211; Cap Vert ever ! Normalement, il faut compter 5 à 6 jours. Mais tout est dans le « normalement ». Nous aurons mis 9 jours. 9 jours de facéties du vent, 9 jours de grande bleue voire grise, 9 joursde réparations en &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/ils-l-ont-fait.jpg"><img class=" wp-image-651 alignleft" alt="ils l ont fait" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/ils-l-ont-fait.jpg" width="242" height="182" /></a><br />
Mais oui, ils l’ont fait ! La plus longue traversée Canaries &#8211; Cap Vert ever !</p>
<p>Normalement, il faut compter 5 à 6 jours. Mais tout est dans le « normalement ». Nous aurons mis 9 jours.</p>
<p>9 jours de facéties du vent, 9 jours de grande bleue voire grise, 9 joursde réparations en tous genres, 9 jours de hauts et de bas, 9 jours pour se remettre d’autant de quarts de nuit, 9 jours nerveusement éprouvants, 9 jours différents.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img class=" wp-image-650 alignright" alt="horizon et vitesse" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/horizon-et-vitesse.jpg" width="208" height="134" /><br />
Oui, 9 jours, car Eole est taquin : je t’en mets beaucoup au départ pour t’impressionner, avec de bonnes vagues, c’est cadeau, et puis après je suis un peu moins là, tu me crois derrière, mais je passe devant, et puis finalement je vais voir ailleurs si c’est mieux, je reviens, et puis non, je ne fais que passer, on verra plus tard si je souffle dans tes voiles. Ou pas. Ou pas du tout.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_649" style="width: 318px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/gris.jpg"><img class=" wp-image-649 " alt="gris" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/gris.jpg" width="308" height="174" /></a><p class="wp-caption-text">Gris ou Bleu, up to you</p></div>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/ciel.jpg"><img class=" wp-image-647 alignright" alt="ciel" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/ciel.jpg" width="284" height="213" /></a></p>
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<p>Nous sommes finalement arrivés au Cap Vert mercredi 4 décembre. Nous avions prévu d’y séjourner un bout de temps avant la ‘grande’ traversée. Cela sera finalement une courte escale pour le ravitaillement du bateau, si nous voulons être au Brésil pour Noël. Bien sûr, tout dépend des alizés qui tardent à d&rsquo;établir, auquel cas, je ne sais quelle sera la suite du périple.</p>
<p>9 jours riches aussi, 9 jours qui ne se ressemblent pas. Si je ferme les yeux quelques minutes, s’impriment alors :<br />
&#8211; les changements si soudains de météo et de paysages : ciel gris et vagues assorties, ligne parfaite d’horizon et soleil de plomb, couchers et levers de soleil se répondant mutuellement…<br />
&#8211; les quarts de nuit seule à régler les voiles et gérer le cap, la nuit avec ses petites frayeurs,<br />
&#8211; la gestion de la vie à trois dans notre 3 pièces cuisine terrasse,<br />
&#8211; la vue de ma cabine sur l’immensité de la mer,<br />
&#8211; et… l’attente. Du vent. De l’arrivée. Les yeux rivés sur la carte, le speedomètre, et l’océan.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_648" style="width: 601px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/dauphin.jpg"><img class="wp-image-648   " alt="Photo de dauphins réalisée sans trucage. Non contractuelle bien sûr." src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/12/dauphin.jpg" width="591" height="323" /></a><p class="wp-caption-text">Photo de dauphins réalisée sans trucage. Non contractuelle bien sûr.</p></div>
<p>J’avais décidé de tenir un carnet de bord. Pour moi. Pour noter les jours qui s’égrainent. Pour voir si les journées seraient différentes des unes des autres. Pour ne pas oublier ces petits riens qui font tout. Pour revivre plus tard chacun de ces instants.<br />
Et puis je me suis faite happée par le flot des mots au rythme des vagues. J’ai eu envie de partager ce carnet <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/transatlantique-premiere-partie-carnet-de-bord/">ici</a>. Avec ceux qui veulent. Ce n’est certes pas La Longue Route de Moitessier. D’ailleurs je ne m’appelle pas Bernard. Mais c’est ma petite route à moi.</p>
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		<title>Transatlantique, le petit départ</title>
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		<pubDate>Sun, 24 Nov 2013 23:23:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>
		<category><![CDATA[Transatlantique]]></category>

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		<description><![CDATA[Demain matin, lundi 25 novembre, nous partirons, enfin ou déjà c’est selon. Départ de Lanzarote, direction le Cap Vert, que nous devrions atteindre d’ici 5 à 6 jours, voire 7 si les conditions météo sont très défavorables. Les travaux importants sont faits, notamment tous ceux sous la ligne de flottaison. &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Demain matin, lundi 25 novembre, nous partirons, enfin ou déjà c’est selon.<br />
Départ de Lanzarote, direction le Cap Vert, que nous devrions atteindre d’ici 5 à 6 jours, voire 7 si les conditions météo sont très défavorables.</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/IMG_3916.jpg"><img class=" wp-image-634 alignleft" alt="IMG_3916" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/IMG_3916.jpg" width="172" height="204" /></a><br />
Les travaux importants sont faits, notamment tous ceux sous la ligne de flottaison. Nous finirons en mer ce que nous n’avons pas fini à cause de la pluie. Quelque chose me dit que la liste est interminable, quand y en a plus y en a encore. Je me demande si ce n’est un truc de mecs de trouver du bricolage à faire même quand ça ne saute pas aux yeux. Je me souviens d’un diner où mon frérot et mon beau-frère parlaient avec émotion de leur dernière trouvaille chez Leroy Merlin, évidemment je n’ai pas compris.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous avons aussi résolu toutes les difficultés qui nous empêchaient de partir. Avec détermination. Jusqu’à jouer à la Course aux Trésors (pour ceux à qui le nom de Philippe Dieuleuveut dit quelque chose).<br />
Pour ne citer qu’un épisode : se faire reexpédier des pièces de rechange bloquées en France à un marin rennais trouvé sur petite annonce qui nous les a apportées à Lanzarote où il avait prévu de passer une semaine de vacances, ne pas avoir de bus pour le retrouver à l’aéroport et faire du stop dans la nuit pour y aller quand même, récupérer « tout naturellement » les dites pièces et un ordi pour moi arrivé grâce à deux amis qui ont assuré le relais pour l’acheminer de Paris jusqu’à Rennes. Merci à Cédric, Olivier, Marc et sa femme, José et son pote, quelle équipe ils ont faite ! Sans se connaitre. Moi, ça me bluffe.</p>
<p>Les courses pour un mois sont faites, en partie. Nous n’avons trouvé pour l’instant que l’épicerie de base. Reste à venir les conserves et le frais. Il semble qu’on ait compté large, très large, même en tenant compte des 30% de sécurité au cas où nous devrions rester plus longtemps en mer. On pourra toujours ouvrir un supermarché ambulant. Enfin, si on trouve des clients en mer.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/courses.jpg"><img class=" wp-image-580 aligncenter" alt="courses" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/courses.jpg" width="575" height="247" /></a></p>
<p>Demain matin, nous quittons la cale sèche, remettons le bateau à l’eau et filerons d’abord sur Fuerteventura pour un  petit stop avitaillement en produits frais (pas de frigo jusqu’à présent, nous nous sommes donc abstenus, on est malins, hein ?).</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_627" style="width: 394px" class="wp-caption aligncenter"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/photo-1-1.jpg"><img class="wp-image-627 " alt="La marina au petit matin. Juste avant le départ." src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/photo-1-1.jpg" width="384" height="288" /></a><p class="wp-caption-text">La marina au petit matin. Juste avant le départ.</p></div>
<p><em><br />
Lundi 25 novembre matin</em> : nous venons de mettre Toumim à l&rsquo;eau.<br />
<a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/photo-3.jpg"><img class=" wp-image-629 alignleft" alt="photo 3" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/photo-3.jpg" width="173" height="230" /></a><br />
Une belle émotion pour moi. De voir cette masse s&rsquo;élever dans les airs, venir se poser délicatement dans l&rsquo;eau, dans son élément.<br />
Une grande tension pour Joël. Il parle peu. Il me dit juste que pour lui c&rsquo;est comme un accouchement. Heure de vérité des travaux réalisés. Est-ce qu&rsquo;il y aura une voie d&rsquo;eau ?<br />
Et une grosse rigolerie pour Gérard qui ne peut s&rsquo;empêcher de faire une blague, avec assez peu de public sur ce coup là.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="display: inline !important;">Nous prenons un verre, petite pause wifi pour tout le monde (y a des photos qui sont censurées, faudrait nous voir, ça ne fait pas rêver de voir ces 3 marins le nez sur leur écran), et j&rsquo;envoie ces quelques lignes moi aussi.</p>
<p>Dans quelques instants cela sera le silence de la mer.<br />
Quoique je ne suis pas sure que cela soit si silencieux que cela…</p>
<p>La plus longue traversée que je n’ai jamais réalisée jusqu’à présent.<br />
J’appréhende un peu. Beaucoup. Mais dans quelques instants, il n’y aura plus de question, il sera temps de hisser la grand voile, et de partir…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/transat.jpg"><img class="size-full wp-image-562 aligncenter" alt="transat" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/transat.jpg" width="640" height="480" /></a></p>
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		<title>On va un peu rester au port,  d&#8217;accord ?</title>
		<link>https://www.howfarhaveyoueverbeen.com/on-va-un-peu-rester-au-port-daccord/</link>
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		<pubDate>Thu, 21 Nov 2013 16:29:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Canaries]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>
		<category><![CDATA[Transatlantique]]></category>

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		<description><![CDATA[&#160; Arriver sur Toumim, c’est un peu comme découvrir quand on était minot le premier monospace des voisins. C’est grand, la vue est à 360° de l’intérieur, le molleton des sièges est accueillant, le système de sécurité est high tech, l’électronique impressionne, mais, très décevant, il n’y a pas le &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/photo.jpg"><img class=" wp-image-456 alignleft" alt="Just arrived..." src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/photo.jpg" width="222" height="222" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Arriver sur Toumim, c’est un peu comme découvrir quand on était minot le premier monospace des voisins. C’est grand, la vue est à 360° de l’intérieur, le molleton des sièges est accueillant, le système de sécurité est high tech, l’électronique impressionne, mais, très décevant, il n’y a pas le fameux porte gobelet sur le tableau de bord.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<div id="attachment_455" style="width: 340px" class="wp-caption alignright"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/IMG_3836_1.jpg"><img class=" wp-image-455    " alt="Cabine avec lit queen size et vue sur la mer" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/IMG_3836_1.jpg" width="330" height="198" /></a><p class="wp-caption-text">Cabine avec lit queen size et vue sur la mer</p></div>
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<p>Imaginez un peu : un catamaran de 11m55 par 6m58, un grand carré, un trampoline magique, trois cabines, deux salles de bain, un désalinisateur (douche tous les jours !)…</p>
<p>Pour en savoir plus, c’est ici : <a href="http://www.toumim.com/description-de-toumim">http://www.toumim.com/description-de-toumim</a></p>
<p>Arriver sur Toumim, c’est se poser, être un peu flottante après l’excitation et le bouclage last minute du départ, être un peu perdue aussi. J’ai démarré ce Tour du Monde ou pas encore ?</p>
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<p>Arriver sur Toumim, c’est rencontrer ses deux acolytes pour un mois de traversée.</p>
<div id="attachment_481" style="width: 239px" class="wp-caption alignright"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/IMG_3875.jpg"><img class=" wp-image-481  " alt="LE skipper" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/IMG_3875.jpg" width="229" height="304" /></a><p class="wp-caption-text">Ze skipper</p></div>
<p>Joël, the boss, a décidé de démarrer sa retraite en partant avec son Toumim pour un Tour du Monde de 10 ou 15 ans. Et là je m’incline très respectueusement. Il a le cœur grand comme ça, et comme il se souvient de tous ceux qui lui ont fait découvrir la voile, il rend la pareille en ayant été instructeur aux Glénans quand il ne gérait pas son camping ardéchois, et maintenant en prenant des équipiers tout au long de son grand voyage. Dont Gérard et moi. Gérard, c’est l’autre équipier, lui aussi fraîchement à la retraite, il vient de troquer sa moto de policier contre le bateau de ses rêves qu’il cherche encore.</p>
<p>Tout ce petit monde s’est rencontré par le biais des petites annonces de Sail The World (merci l’Amiral L. !). Trois projets différents, qui se rejoignent le temps d’une transat…</p>
<p>Arriver sur Toumim, c’est d’abord rester à Lanzarote. Et bien oui, c’est comme ça. Quand ça veut pas, ça veut pas, dirait Gérard. On attend désespérément l’autorisation de pouvoir en fin faire caréner le bateau pour changer des joints et l’antifouling (le sortir de l’eau pour le grand nettoyage et les petits bricolages avant de partir), des nouvelles des douanes canariennes qui ont bloqué depuis des lustres des pièces importantes, une solution pour certifier une signature sachant que le consul de France est pour l’instant malade, des pièces de rechange de France perdues quelque part vers Issy-les-Moulineaux, et, jolie cerise sur le gâteau, un moyen pour débloquer la session Windows du PC de bord… Bref, quand ça veut pas, ça veut pas.</p>
<p>Alors, en attendant les nouvelles de chaque instant, on bricole sur le bateau. Enfin surtout Gérard, car Joël essaye de dénouer ses affaires, et moi, euh, moi, on m’a demandé ?</p>
<div id="attachment_460" style="width: 284px" class="wp-caption alignleft"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/IMG_38441.jpg"><img class=" wp-image-460    " alt="Gérard essaye de dégripper ce foutu vélo…" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/IMG_38441.jpg" width="274" height="365" /></a><p class="wp-caption-text">Gérard essaye de dégripper ce foutu vélo…</p></div>
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<div id="attachment_459" style="width: 335px" class="wp-caption alignright"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/IMG_3846_1.jpg"><img class=" wp-image-459    " alt="… que je teste illico. Chacun son boulot." src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/IMG_3846_1.jpg" width="325" height="189" /></a><p class="wp-caption-text">… que je teste illico. Chacun son boulot.</p></div>
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<p>Alors,  je dessine les To Do Lists pour essayer d’éviter la soupe à la grimace. Quand je ne fais pas la soupe, parce que, oui, je me mets à la cuisine (je suis la moins pire des trois sur ce créneau là c’est pour dire !)</p>
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<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/on-va-un-peu-rester-au-port-daccord/img_3848_1/" rel="attachment wp-att-467"><img class="alignleft" alt="IMG_3848_1" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/IMG_3848_1.jpg" width="288" height="227" /></a></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/20131121_091028_1_1.jpg"><img class=" wp-image-463 alignright" alt="20131121_091028_1_1" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/20131121_091028_1_1.jpg" width="308" height="183" /></a></p>
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<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/20131121_091013_1.jpg"><img class="wp-image-462 alignright" alt="20131121_091013_1" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/20131121_091013_1.jpg" width="300" height="181" /></a> <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/20131121_091804_1_1.jpg"><img class="alignnone  wp-image-466" alt="20131121_091804_1_1" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/20131121_091804_1_1.jpg" width="282" height="159" /></a></p>
<p><a style="color: #d54e21; font-family: 'Droid Sans', 'Helvetica Neue', 'Nimbus Sans L', sans-serif; font-size: 15px; line-height: 24.296875px; font-style: normal; font-variant: normal;" href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/20131121_091154_1_1.jpg"><img class="alignleft" alt="20131121_091154_1_1" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/20131121_091154_1_1.jpg" width="296" height="176" /></a></p>
<p><img class="alignright" alt="20131121_091642_1_1" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2013/11/20131121_091642_1_1.jpg" width="343" height="184" /></p>
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<p>Conclusion : on a résolu 1 obstacle sur 6 en 36 heures. On peut espérer partir lundi matin&#8230;</p>
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