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	<title>How far have you ever been? &#187; Israël et les territoires palestiniens</title>
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	<description>Un tour du monde pour (a)grandir. Un tour du monde pour découvrir.  L’autre. Les autres. Un tour du monde pour prendre le temps.  Celui du voyage. Celui des rencontres. Et tout au long du chemin, des visages, des sourires, des histoires.  Des histoires racontées ici avec le même prisme, la même question :  Quel est le plus loin où vous êtes allés ? How far have you ever been?</description>
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		<title>Noah, «  je n&#8217;ai pas de limite, pas de frontière »</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jun 2014 17:12:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Israël et les territoires palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Jusqu'où sont-ils allés ?]]></category>
		<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>

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		<description><![CDATA[[ezcol_1third] [/ezcol_1third] [ezcol_2third_end] &#160; Noah se prononce un peu comme Nour, la lumière. Une lumière en Palestine. Car Noah est Palestinien, il est né à Zacharie, a vécu 17 années en camp de réfugiés sous tente, puis 15 en prison. La liberté à tout prix a un prix. Surtout si &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>[ezcol_1third]<a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/DSCF4051.jpg"><img class="size-full wp-image-3049 aligncenter" alt="Noah" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/DSCF4051.jpg" width="2816" height="2112" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Noah se prononce un peu comme Nour, la lumière.<br />
Une lumière en Palestine.</p>
<p>Car Noah est Palestinien, il est né à Zacharie, a vécu 17 années en camp de réfugiés sous tente, puis 15 en prison. La liberté à tout prix a un prix. Surtout si elle est aux dépens de celle des autres.</p>
<p>[/ezcol_2third_end]</p>
<div>
<p>« Maintenant j’ai une maison et une famille. » Noah habite à Bethléem, avec sa femme et une de ses filles. L’autre est aux États-Unis. Le fils, lui,  est en Italie. Seule sa femme, de 17 ans sa cadette, n’a pas le Sésame administratif pour sortir du territoire. Aucun des enfants ne veut revenir en Palestine. « Tu sais, mon fils fait comme moi, il étudie comme moi la résolution de conflits. »</p>
<p>Car Noah est « Peace Facilitator » ou « Peace Mediator », activiste pour la paix comme il le dit aussi.<br />
Par exemple ?<br />
« J’ai travaillé avec des journalistes palestiniens et israéliens sur le traitement de l’information. Nous étions deux facilitateurs, un homologue israélien était avec moi. La question était « Vous vous dites tous neutres et professionnels. Pourquoi un même fait donne-t-il deux versions complètement différentes ? » ».<br />
Mais il ne traite pas que le conflit israélo-palestinien. Il a travaillé en Irak. Également, avec les différents chefs religieux de la zone, toutes religions confondues, et là il y a de quoi faire. Son introduction du débat vaut des points : « Vous êtes tous envoyés par Dieu pour la paix sur Terre. Cela fait 2000 ans que vous essayez. Force est de constater que vous avez échoué jusqu&rsquo;à présent. » Le ton est donné.</p>
<p>Mais avant tout, Noah est pour moi celui qui m’accueille dans sa famille pour une journée à Bethléem.<br />
Il veut me montrer ce que vivre en territoires occupés veut dire. « Je n&rsquo;ai pas choisi ma couleur, je n&rsquo;ai pas choisi d&rsquo;être Palestinien, je n&rsquo;ai pas choisi d’être occupé. »</p>
<p>Il me parle de la guerre de l’eau. Depuis que le mur enceint les sources, les Palestiniens sont dépendants des livraisons d’eau israélienne.<br />
Il me parle de l’impossibilité de développement des territoires occupés : pas de terres cultivables, pas d’industries. Deux options : travailler pour l’administration palestinienne (dépendant en grande partie de l’aide internationale) ou travailler en Israël (et se prendre les 2 fois 2 à 3 heures quotidiennes de passage du check point).<br />
Il me parle des mosquées fermées dans les zones contrôlées par les Israéliens. Dont celles de la Vieille Ville, comme j’ai pu le voir le vendredi.</p>
<p>Il cite à tour de bras Voltaire, Rousseau, Camus, Sartre, Beauvoir, Hegel, Dostoïevski. Il a eu le temps de les lire en prison. Cela fait presque 30 ans maintenant qu’il est sorti, mais ses lectures l’ont marqué. À moins que cela ne soit l’idée d’y avoir accédé, j’hésite. Évidemment, il n’est pas prêt d’oublier « Sartre et sa grande soif de liberté ».<br />
Il enchaîne ensuite sur la France : « Ces gens m&rsquo;ont fait rêver en prison. Qu’est devenu le Pays des droits de l&rsquo;Homme ? Je ne le comprends pas aujourd’hui ».</p>
<p>Et d’embrayer sur un cours d’histoire raccourci de la création d’Israël. L’Europe en prend un coup, logique. Pourtant, il attend beaucoup de la capacité de pression économique européenne comme une clef possible.<br />
On ne s’arrête pas à Israël. Il part ensuite sur un cours d&rsquo;Histoire moderne et politique de l&rsquo;Afghanistan.<br />
J’écoute, j’apprends, j’essaye de faire le tri. Il y a des pays où, à l’heure du café, on ne parle pas des dents du petit dernier…</p>
<p>Quand au détour de la conversation je lui demande quel est le plus loin où il est allé, il me regarde droit dans les yeux et me dit : « Le plus loin ? Je n&rsquo;ai pas de limite. Pas de frontière. »<br />
Il y a des réponses qui n’appellent pas de commentaire de peur d’en diminuer la force.</p>
<p>En partant, sa femme remet son foulard pour la photo. Ce qui énerve Nour qui ne croit plus en Dieu. « Qui est Dieu, s’il existe pour laisser faire cette situation ? »<br />
Sa femme me donne de l’huile qu’elle a produite avec les olives du jardin. Un goût fort et dense. Comme cette journée avec eux.</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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		<title>Alexis, « tout donner à Dieu »</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jun 2014 15:59:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Israël et les territoires palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Jusqu'où sont-ils allés ?]]></category>

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		<description><![CDATA[[ezcol_1third] [/ezcol_1third] [ezcol_2third_end] Pour moi, Jérusalem n’est pas un lieu qui se « visite ». J’ai envie de me plonger dans cette ville par trois fois sainte, de suivre les chemins que d’autres ont empruntés, de me laisser emporter par ce que je saurai y trouver. Avant d’arriver ici, je suis entrée &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>[ezcol_1third]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/09/DSCF3785.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3127" alt="Père Alexis" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/09/DSCF3785.jpg" width="2816" height="2112" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]</p>
<p>Pour moi, Jérusalem n’est pas un lieu qui se « visite ». J’ai envie de me plonger dans cette ville par trois fois sainte, de suivre les chemins que d’autres ont empruntés, de me laisser emporter par ce que je saurai y trouver.</p>
<p>Avant d’arriver ici, je suis entrée en contact avec les religieuses d’une communauté chrétienne, elles me proposent de les rencontrer dès mon arrivée. Ce que je fais.</p>
<p>[/ezcol_2third_end]</p>
<p>Je sonne à l’impressionnante porte en bois d’un  bâtiment  chargé d’histoire. Quand la porte s’ouvre, je m’attends à saluer une sœur d’un certain âge, le teint un brin gris et pourquoi pas avec de la moustache qui pique tant qu’on est dans le cliché. Perdu ! Sœur Lysane est devant moi, fraîche avec ses 30 printemps pimpants, je me croirais dans un film de Pedro Almodovar.  Elle me demande tout de go si je veux assister aux vêpres. Euh, oui, bon, pourquoi pas. Je la suis dans les couloirs en pierre. Jusque dans une église construite là où fut jadis le Palais de Ponce Pilate, le long de la Via Dolorosa. Le cadre est posé.<br />
En sortant, les religieuses m’invitent à partager le dîner avec leur petite communauté. C’est un moment délicieux, plein de délicatesse et d’attentions aux autres.<br />
A la fin du repas, arrive un grand gars bronzé, le cheveu mi-long, le genre de celui qui cherche sa planche de surf. Il salue tout le monde avec un accent qui sent bon le soleil, et les convives lui répondent en chœur « Bonsoir Père Alexis ! ». Je n’y crois pas. C’est le prêtre ? Après Sœur Lysane, c’est donc au tour du Père Alexis. J’adore !</p>
<p>C’est ainsi que je fais connaissance d’Alexis, prêtre toulonnais venu de l’île Maurice et de passage à Jérusalem, facile pour s’y retrouver.<br />
Il me présente le Jérusalem d’il y a 2000 ans et celui d’aujourd’hui, celui où il est venu passer une année sabbatique. Ah bon, un prêtre peut prendre un congé sabbatique ? Mais ça se passe comment ? On arrête d’être payé si tant est qu’on le soit ? Et puis d’abord pourquoi donc ?<br />
C’est amusant de parler de nos choix de vies, de nos moments de césure respectifs et des voyages que nous vivons. Il se prête, sans mauvais jeux de mots, facilement et gentiment au jeu des questions réponses, même quand j’amalgame malgré moi mission de prêtre et travail salarié.<br />
Au cours de nos discussions, ce que je trouve particulièrement passionnant c’est le chemin qui amène un homme à décider un jour d’être prêtre et de « tout donner à Dieu », puisque c’est son plus loin à lui, sans hésiter.</p>
<p>Il me raconte son enfance à Maurice, la famille aux immenses ramifications, les levers de soleil seul sur la plage, une adolescence pas vraiment calme, les 400 coups avec les copains, et puis un crash de moto. Ce type d’accident grave qui vous laisse dans une chambre seul et longtemps, qui vous fait réfléchir, qui vous pose la question du sens de sa vie, celui qui fait dire il y a eu un Avant et un Après.<br />
Son adolescence prend alors un autre virage. Il me parle de rencontres inattendues et de « témoignages bouleversants ». Cette amie qui revient de Calcutta après s’être engagée chez les Sœurs de Mère Teresa, « elle était rayonnante ». Ce prêtre qui s’occupe d’handicapés à Madagascar. Ou encore celui « qui mettait le bazar » par ses interpellations et ses questions.<br />
Petit à petit, Alexis entend et comprend ses aspirations profondes : il veut aider les autres, les plus démunis, les oubliés de la société. Dès qu’il le peut, il s’investit, se donne. Auprès de mourants, de sans abris, de prisonniers. Il est heureux.<br />
Et il a beaucoup à apporter ! « J’avais la conviction profonde que ma vie était de servir, que le bonheur et la joie véritables se trouvaient dans le fait de donner plutôt que de recevoir. »</p>
<p>Un peu plus tard, il part quelques semaines à Calcutta. Un autre Avant-Après. Un voyage longuement préparé, avec des amis qui comme lui se mettent au service des autres entre l’école, les devoirs, et la prière. Car la prière tient une place de plus en plus prépondérante.<br />
Dieu est présent dans sa vie, mais pas au point d’être prêtre. Comme il le disait, ou plutôt le priait : « Seigneur, je veux bien être fou, mais pas prêtre. » Pourtant la question peut-être posée, le jour de sa naissance, une grand-tante fort éloignée avait écrit ce mot : « Un enfant vient de naître, il s’appelle Alexis. Il sera prêtre un jour. » On a beau être à Maurice, faire que la religion tienne une place très importante dans sa vie, quand même… prêtre, pas question !</p>
<p>Il continue dans sa vie mauricienne entre école et services. Une bourse d’étude, si dure à décrocher, et le voilà à Paris pour des études en Actions Sociales. Le choc. La ville. Les règles incomprises. L’agressivité. Les railleries antireligieuses et anticléricales. Les gestes d’aide mal interprétés. Il essaye de trouver une voie, mais plus il se bat, ou plutôt se débat, plus il sombre.<br />
Dans cette pesante noirceur, une occasion se présente, il ne le sait pas, mais ce sera une belle lumière. Il part plusieurs mois à Medjugorje en Bosnie dans une association humanitaire, lieu où serait apparu Sainte Marie. Tout prend sens. Avec bonheur. C’est la guerre, mais son cœur est à la joie. Car en plus de son rôle humanitaire, il se passe « une véritable rencontre intérieure avec la Vierge Marie », il exulte. Il est là, pleinement.<br />
À nouveau un autre Avant-Après. Très fort. A tel point qu’il parle d’un « passage foudroyant » en Bosnie. Ses proches viennent le rencontrer, certains restent. Il veut témoigner. « C’était une évidence que tout ce que j’avais reçu ne devait pas être gardé pour moi seul, ne devait pas rester cacher. » Il se sent « appelé ». En l’écoutant, je vois ses yeux qui rayonnent, je ne doute pas de cet « appel », même si cela me semble fort étrange, ou plutôt étranger.</p>
<p>La vie à Paris puis de nouveau à Maurice est alors tout autre. Il veut avancer dans cette foi et ce don de soi.  Il parle souvent de « donner au point de s’oublier, de ne plus s’appartenir ». Une mission à Madagascar auprès d’handicapés vécue comme un temps de discernement, et là,  l’évidence : il sera prêtre.<br />
C’est sûr, en l’écoutant, je me dis qu’il avait déjà décidé cette voie depuis un bout de temps. Et non, c’est après coup que tout se relie et se relit ainsi.<br />
Je pense à un S.J. bien connu qui disait “you can&rsquo;t connect the dots looking forward. You can only connect them looking backwards. So you have to trust that the dots will somehow connect in your future.”</p>
<p>Pour revenir à Alexis, j’aurais cru qu’il était facile ensuite de rentrer au séminaire. Que nenni. Les portes ne s’ouvrent pas facilement, du moins à Maurice. Il lui faut prendre son mal en patience, alors en attendant qu’il puisse suivre le chemin qu’il souhaite, il envisage de fonder avec des amis une communauté de prière et de services.  « Dieu, qui se sert de tout, écrit droit avec des courbes. » Cette ligne-là l’emmène à nouveau en France de manière inattendue pour quelques jours, mais une porte s’y ouvre, et il pousse celle … du séminaire.</p>
<p>Six ans plus tard, il est prêtre à Toulon. C’était en 2004.<br />
Depuis l’an dernier, il a pris un temps pour lui, en Terre Sainte, celui de la réflexion et du re-questionnement. Sa foi et ses convictions s’en trouvent renforcées. Il partage, son histoire, ses émotions qu&rsquo;il ne cache pas, les larmes de joie sont souvent là. Je ne sais plus à propos de quoi, il glisse un « j’ai le cœur qui se dilate. » On n’en doute pas un seul instant.</p>
<p>Dans une semaine, nos voyages respectifs prendront fin. Je vais vers Paris. Il est attendu dans le Var. Au bord de la mer. J’espère que les vagues de l’océan Indien arriveront à se frayer un passage à Gibraltar pour lui apporter de l’île Maurice toutes les saveurs qui l’ont amené jusque là.</p>
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		<title>Où il est question de mur</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jun 2014 15:12:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Israël et les territoires palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>

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		<description><![CDATA[Venir à Jérusalem, en Israël, c’est se prendre en plein visage le conflit, les tensions, la colère et la violence sous-jacente, celle qui est ouverte à quelques dizaines de kilomètres de là. Venir à Jérusalem, en Israël, c’est se dire : je sais que je ne sais pas tout, je comprends &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Venir à Jérusalem, en Israël, c’est se prendre en plein visage le conflit, les tensions, la colère et la violence sous-jacente, celle qui est ouverte à quelques dizaines de kilomètres de là.<br />
Venir à Jérusalem, en Israël, c’est se dire : je sais que je ne sais pas tout, je comprends que je ne comprends pas tout.<br />
Venir à Jérusalem, en Israël, c’est être face à un mur. Le mur de l’Ouest prié par les Juifs et enjambé par les Musulmans. Le mur de l’enceinte de la vielle ville qui raconte tant d’Histoire. Et le mur qui ceint les territoires palestiniens, visible des terrasses de la vieille ville. Un mur d’incompréhension. Un mur qui sépare pour sûr, qui protège peut-être et qui bloque assurément.</p>
<p>Je sais qu’il n’est pas le seul mur de l’Histoire qui sépare, qu’il n’est pas le seul debout aujourd’hui dans le Monde. C’est celui que j’ai vu. J’ai quitté Jérusalem pour aller au pied de ce mur, celui que certains appellent « le mur de la honte ». Beaucoup d’émotions. Les larmes aux yeux. Une grosse pierre dans la gorge qui descend au fond du cœur.<br />
Après ces mois à voyager, à être accueillie avec tant de générosité, à me dire que l’humanité est fondamentalement bonne, comment est-ce possible ? Je maintiens et me dis que finalement « l’humanité est <i>à la base</i> fondamentalement bonne », ce sont nos choix, les nôtres qui ont fait cela.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/le-mur.jpg"><img class=" wp-image-3037 aligncenter" alt="le mur" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/le-mur.jpg" width="3548" height="1080" /></a><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/le-mur-de-près.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3036" alt="le mur de près" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/le-mur-de-près.jpg" width="2664" height="1184" /></a></p>
<p>[ezcol_2third]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’ai passé une journée dans une <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/noah-je-nai-pas-de-limite-pas-de-frontiere/" target="_blank">famille palestinienne</a>, j’y ai entraperçu ce que la vie en Cisjordanie signifiait.<br />
Le check point avec ses longs couloirs m’a renvoyée à des images que je ne voulais pas voir. Les six heures douloureuses de passage du poste frontière Jordanie-Israël vécues quelques jours auparavant étaient encore en moi. Oui, nous sommes dans un pays en guerre, même si tout semble plutôt calme ici.</p>
<p>[/ezcol_2third] [ezcol_1third_end]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/check-point.jpg"><img class="size-full wp-image-3035 aligncenter" alt="check point" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/check-point.jpg" width="2816" height="2112" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third_end]</p>
<p>Cette semaine de juin 2014 est complexe. Trois jeunes Israéliens ont été kidnappés. Ce qui a déclenché plus de 300 arrestations de Palestiniens, des membres du gouvernement, des civils, dont des enfants. J’entends parler à plusieurs reprises de tortures. Je ne veux pas rentrer ici dans un sujet épineux et complexe, qui est loin d’être manichéen, je ne possède pas toutes les clefs pour analyser le conflit. J’ai rencontré des gens aux points de vue divers, souvent tranchés. Des habitants des deux bords, des humanitaires, des artistes locaux… Le conflit est au centre des discussions, presque à chaque fois. &laquo;&nbsp;On a beau se dire, ce soir on parle d&rsquo;autre chose, rien n&rsquo;à faire, on y revient tout le temps. &nbsp;&raquo; Les seules personnes ouvertes au dialogue que j’ai rencontrées étaient &lsquo;anti pro-israéliennes&rsquo;. Ce qui donne un point de vue partiel et partial. Une chose est sûre, il est impossible de rester neutre, même quand l’on est a priori « extérieur », il y a trop de tensions pour cela, trop de choses entendues, vues, vécues. Même à ma petite échelle.<br />
Je repars d’ici retournée, triste, en colère.<br />
Plusieurs personnes m’ont invitée à revenir, pour mieux comprendre. J’espère pouvoir le faire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[ezcol_1quarter]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/Pool-party-on-a-roof-top.jpg"><img class="size-full wp-image-3038 aligncenter" alt="Pool party on a roof top" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/Pool-party-on-a-roof-top.jpg" width="2710" height="2033" /></a></p>
<p>[/ezcol_1quarter] [ezcol_3quarter_end]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et à moins d’une heure de route,  Tel-Aviv. Entre ambiance plage, cafés intellos, ou pool party sur roof top.<br />
C’est peut-être cliché, mais le décalage est réel pour moi.</p>
<p>[/ezcol_3quarter_end]</p>
<p>Israël explose. Par tous ses pores.<br />
Israël ne laisse pas indifférent, il ne laisse pas indemne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/wall-love.jpg"><img class="alignnone  wp-image-3039 aligncenter" alt="wall &amp; love" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/wall-love.jpg" width="434" height="572" /></a></p>
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		<title>Jérusalem, l’intense</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jun 2014 21:35:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Israël et les territoires palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>

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		<description><![CDATA[La première impression que j’ai de Jérusalem, et qui ne me quittera pas, est son intensité. Cette ville est d’une grande force, par la beauté de ses dédales, par le magnétisme de ses lieux saints, par le mélange -si tant est que l’on peut parler de mélange- de gens si &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La première impression que j’ai de Jérusalem, et qui ne me quittera pas, est son intensité. Cette ville est d’une grande force, par la beauté de ses dédales, par le magnétisme de ses lieux saints, par le mélange -si tant est que l’on peut parler de mélange- de gens si différents et en même temps tous en quête de quelque chose. Elle est propice aux rencontres, intenses elles-aussi, qu’elles soient avec les autres ou avec soi-même. Jérusalem surprend, étonne, émerveille, et suscite beaucoup de questions, qui sont souvent sans réponse.</p>
<p>Tout d’abord, la cité elle-même.<br />
La vieille ville de Jérusalem est un choc.<br />
Par les petites ruelles pavées de blanc, tortueuses, qui montent, descendent, tournent, qui donnent d’entrée de jeu un aspect labyrinthique.<br />
Par le rythme calme et poétique au petit matin, grouillant et enfiévré en pleine journée.<br />
Par l’architecture qui dit tellement des conquêtes incessantes, anciennes ou actuelles, de Jérusalem.<br />
Par les murs de la ville : celui de l’Ouest (à croire qu’il n’y a que les Français pour le nommer Mur des Lamentations) inébranlable face à la ferveur à ses pieds. Celui des remparts de la ville aux portes chargées d’Histoire par lesquelles je passe comme d’autres plusieurs siècles auparavant. Celui des territoires occupés que l’on voit depuis les terrasses sur les toits, qui crie la violence du conflit israélo-palestinien.<br />
Par les silhouettes qui passent dans les ruelles, porteuses d’identité, de foi, et parfois de revendication.<br />
Par le recueillement de ceux qui font fi de la foule et des flux incessants.<br />
Par toutes ces religions, ou plutôt tous les courants du judaïsme, du christianisme ou de l’islam, qui se manifestent différemment mais de manière entrelacée. Les gens, les quartiers, les lieux de culte, tout est imbriqué.</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/de-jour.jpg"><img class="size-full wp-image-3017 aligncenter" alt="de jour" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/de-jour.jpg" width="1935" height="574" /></a></p>
<p><img class="size-full wp-image-3016 aligncenter" alt="de jour toujours" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/de-jour-toujours.jpg" width="2659" height="577" /></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/silhouettes.jpg"><img class="size-full wp-image-3029 aligncenter" alt="silhouettes" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/silhouettes.jpg" width="2069" height="580" /></a></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/les-rues-la-nuit.jpg"><img class="size-full wp-image-3022 aligncenter" alt="les rues la nuit" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/les-rues-la-nuit.jpg" width="2356" height="576" /></a><br />
Il suffit d’embrasser du regard la vieille ville depuis le Mont des Oliviers, juste en dehors des remparts, pour comprendre la complexité de Jérusalem : les fondations du temple d’Hérode sont là, fières, impressionnantes. Le rectangle est parfait. Le mur de l’Ouest est dévolu aux prières juives, </p>
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