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	<title>How far have you ever been? &#187; La route de la soie, de soi.</title>
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	<description>Un tour du monde pour (a)grandir. Un tour du monde pour découvrir.  L’autre. Les autres. Un tour du monde pour prendre le temps.  Celui du voyage. Celui des rencontres. Et tout au long du chemin, des visages, des sourires, des histoires.  Des histoires racontées ici avec le même prisme, la même question :  Quel est le plus loin où vous êtes allés ? How far have you ever been?</description>
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		<title>Noah, «  je n&#8217;ai pas de limite, pas de frontière »</title>
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		<pubDate>Sat, 21 Jun 2014 17:12:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Israël et les territoires palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Jusqu'où sont-ils allés ?]]></category>
		<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>

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		<description><![CDATA[[ezcol_1third] [/ezcol_1third] [ezcol_2third_end] &#160; Noah se prononce un peu comme Nour, la lumière. Une lumière en Palestine. Car Noah est Palestinien, il est né à Zacharie, a vécu 17 années en camp de réfugiés sous tente, puis 15 en prison. La liberté à tout prix a un prix. Surtout si &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>[ezcol_1third]<a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/DSCF4051.jpg"><img class="size-full wp-image-3049 aligncenter" alt="Noah" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/DSCF4051.jpg" width="2816" height="2112" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Noah se prononce un peu comme Nour, la lumière.<br />
Une lumière en Palestine.</p>
<p>Car Noah est Palestinien, il est né à Zacharie, a vécu 17 années en camp de réfugiés sous tente, puis 15 en prison. La liberté à tout prix a un prix. Surtout si elle est aux dépens de celle des autres.</p>
<p>[/ezcol_2third_end]</p>
<div>
<p>« Maintenant j’ai une maison et une famille. » Noah habite à Bethléem, avec sa femme et une de ses filles. L’autre est aux États-Unis. Le fils, lui,  est en Italie. Seule sa femme, de 17 ans sa cadette, n’a pas le Sésame administratif pour sortir du territoire. Aucun des enfants ne veut revenir en Palestine. « Tu sais, mon fils fait comme moi, il étudie comme moi la résolution de conflits. »</p>
<p>Car Noah est « Peace Facilitator » ou « Peace Mediator », activiste pour la paix comme il le dit aussi.<br />
Par exemple ?<br />
« J’ai travaillé avec des journalistes palestiniens et israéliens sur le traitement de l’information. Nous étions deux facilitateurs, un homologue israélien était avec moi. La question était « Vous vous dites tous neutres et professionnels. Pourquoi un même fait donne-t-il deux versions complètement différentes ? » ».<br />
Mais il ne traite pas que le conflit israélo-palestinien. Il a travaillé en Irak. Également, avec les différents chefs religieux de la zone, toutes religions confondues, et là il y a de quoi faire. Son introduction du débat vaut des points : « Vous êtes tous envoyés par Dieu pour la paix sur Terre. Cela fait 2000 ans que vous essayez. Force est de constater que vous avez échoué jusqu&rsquo;à présent. » Le ton est donné.</p>
<p>Mais avant tout, Noah est pour moi celui qui m’accueille dans sa famille pour une journée à Bethléem.<br />
Il veut me montrer ce que vivre en territoires occupés veut dire. « Je n&rsquo;ai pas choisi ma couleur, je n&rsquo;ai pas choisi d&rsquo;être Palestinien, je n&rsquo;ai pas choisi d’être occupé. »</p>
<p>Il me parle de la guerre de l’eau. Depuis que le mur enceint les sources, les Palestiniens sont dépendants des livraisons d’eau israélienne.<br />
Il me parle de l’impossibilité de développement des territoires occupés : pas de terres cultivables, pas d’industries. Deux options : travailler pour l’administration palestinienne (dépendant en grande partie de l’aide internationale) ou travailler en Israël (et se prendre les 2 fois 2 à 3 heures quotidiennes de passage du check point).<br />
Il me parle des mosquées fermées dans les zones contrôlées par les Israéliens. Dont celles de la Vieille Ville, comme j’ai pu le voir le vendredi.</p>
<p>Il cite à tour de bras Voltaire, Rousseau, Camus, Sartre, Beauvoir, Hegel, Dostoïevski. Il a eu le temps de les lire en prison. Cela fait presque 30 ans maintenant qu’il est sorti, mais ses lectures l’ont marqué. À moins que cela ne soit l’idée d’y avoir accédé, j’hésite. Évidemment, il n’est pas prêt d’oublier « Sartre et sa grande soif de liberté ».<br />
Il enchaîne ensuite sur la France : « Ces gens m&rsquo;ont fait rêver en prison. Qu’est devenu le Pays des droits de l&rsquo;Homme ? Je ne le comprends pas aujourd’hui ».</p>
<p>Et d’embrayer sur un cours d’histoire raccourci de la création d’Israël. L’Europe en prend un coup, logique. Pourtant, il attend beaucoup de la capacité de pression économique européenne comme une clef possible.<br />
On ne s’arrête pas à Israël. Il part ensuite sur un cours d&rsquo;Histoire moderne et politique de l&rsquo;Afghanistan.<br />
J’écoute, j’apprends, j’essaye de faire le tri. Il y a des pays où, à l’heure du café, on ne parle pas des dents du petit dernier…</p>
<p>Quand au détour de la conversation je lui demande quel est le plus loin où il est allé, il me regarde droit dans les yeux et me dit : « Le plus loin ? Je n&rsquo;ai pas de limite. Pas de frontière. »<br />
Il y a des réponses qui n’appellent pas de commentaire de peur d’en diminuer la force.</p>
<p>En partant, sa femme remet son foulard pour la photo. Ce qui énerve Nour qui ne croit plus en Dieu. « Qui est Dieu, s’il existe pour laisser faire cette situation ? »<br />
Sa femme me donne de l’huile qu’elle a produite avec les olives du jardin. Un goût fort et dense. Comme cette journée avec eux.</p>
<p>&nbsp;</p>
</div>
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		<title>Alexis, « tout donner à Dieu »</title>
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		<pubDate>Fri, 20 Jun 2014 15:59:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Israël et les territoires palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Jusqu'où sont-ils allés ?]]></category>

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		<description><![CDATA[[ezcol_1third] [/ezcol_1third] [ezcol_2third_end] Pour moi, Jérusalem n’est pas un lieu qui se « visite ». J’ai envie de me plonger dans cette ville par trois fois sainte, de suivre les chemins que d’autres ont empruntés, de me laisser emporter par ce que je saurai y trouver. Avant d’arriver ici, je suis entrée &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>[ezcol_1third]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/09/DSCF3785.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3127" alt="Père Alexis" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/09/DSCF3785.jpg" width="2816" height="2112" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]</p>
<p>Pour moi, Jérusalem n’est pas un lieu qui se « visite ». J’ai envie de me plonger dans cette ville par trois fois sainte, de suivre les chemins que d’autres ont empruntés, de me laisser emporter par ce que je saurai y trouver.</p>
<p>Avant d’arriver ici, je suis entrée en contact avec les religieuses d’une communauté chrétienne, elles me proposent de les rencontrer dès mon arrivée. Ce que je fais.</p>
<p>[/ezcol_2third_end]</p>
<p>Je sonne à l’impressionnante porte en bois d’un  bâtiment  chargé d’histoire. Quand la porte s’ouvre, je m’attends à saluer une sœur d’un certain âge, le teint un brin gris et pourquoi pas avec de la moustache qui pique tant qu’on est dans le cliché. Perdu ! Sœur Lysane est devant moi, fraîche avec ses 30 printemps pimpants, je me croirais dans un film de Pedro Almodovar.  Elle me demande tout de go si je veux assister aux vêpres. Euh, oui, bon, pourquoi pas. Je la suis dans les couloirs en pierre. Jusque dans une église construite là où fut jadis le Palais de Ponce Pilate, le long de la Via Dolorosa. Le cadre est posé.<br />
En sortant, les religieuses m’invitent à partager le dîner avec leur petite communauté. C’est un moment délicieux, plein de délicatesse et d’attentions aux autres.<br />
A la fin du repas, arrive un grand gars bronzé, le cheveu mi-long, le genre de celui qui cherche sa planche de surf. Il salue tout le monde avec un accent qui sent bon le soleil, et les convives lui répondent en chœur « Bonsoir Père Alexis ! ». Je n’y crois pas. C’est le prêtre ? Après Sœur Lysane, c’est donc au tour du Père Alexis. J’adore !</p>
<p>C’est ainsi que je fais connaissance d’Alexis, prêtre toulonnais venu de l’île Maurice et de passage à Jérusalem, facile pour s’y retrouver.<br />
Il me présente le Jérusalem d’il y a 2000 ans et celui d’aujourd’hui, celui où il est venu passer une année sabbatique. Ah bon, un prêtre peut prendre un congé sabbatique ? Mais ça se passe comment ? On arrête d’être payé si tant est qu’on le soit ? Et puis d’abord pourquoi donc ?<br />
C’est amusant de parler de nos choix de vies, de nos moments de césure respectifs et des voyages que nous vivons. Il se prête, sans mauvais jeux de mots, facilement et gentiment au jeu des questions réponses, même quand j’amalgame malgré moi mission de prêtre et travail salarié.<br />
Au cours de nos discussions, ce que je trouve particulièrement passionnant c’est le chemin qui amène un homme à décider un jour d’être prêtre et de « tout donner à Dieu », puisque c’est son plus loin à lui, sans hésiter.</p>
<p>Il me raconte son enfance à Maurice, la famille aux immenses ramifications, les levers de soleil seul sur la plage, une adolescence pas vraiment calme, les 400 coups avec les copains, et puis un crash de moto. Ce type d’accident grave qui vous laisse dans une chambre seul et longtemps, qui vous fait réfléchir, qui vous pose la question du sens de sa vie, celui qui fait dire il y a eu un Avant et un Après.<br />
Son adolescence prend alors un autre virage. Il me parle de rencontres inattendues et de « témoignages bouleversants ». Cette amie qui revient de Calcutta après s’être engagée chez les Sœurs de Mère Teresa, « elle était rayonnante ». Ce prêtre qui s’occupe d’handicapés à Madagascar. Ou encore celui « qui mettait le bazar » par ses interpellations et ses questions.<br />
Petit à petit, Alexis entend et comprend ses aspirations profondes : il veut aider les autres, les plus démunis, les oubliés de la société. Dès qu’il le peut, il s’investit, se donne. Auprès de mourants, de sans abris, de prisonniers. Il est heureux.<br />
Et il a beaucoup à apporter ! « J’avais la conviction profonde que ma vie était de servir, que le bonheur et la joie véritables se trouvaient dans le fait de donner plutôt que de recevoir. »</p>
<p>Un peu plus tard, il part quelques semaines à Calcutta. Un autre Avant-Après. Un voyage longuement préparé, avec des amis qui comme lui se mettent au service des autres entre l’école, les devoirs, et la prière. Car la prière tient une place de plus en plus prépondérante.<br />
Dieu est présent dans sa vie, mais pas au point d’être prêtre. Comme il le disait, ou plutôt le priait : « Seigneur, je veux bien être fou, mais pas prêtre. » Pourtant la question peut-être posée, le jour de sa naissance, une grand-tante fort éloignée avait écrit ce mot : « Un enfant vient de naître, il s’appelle Alexis. Il sera prêtre un jour. » On a beau être à Maurice, faire que la religion tienne une place très importante dans sa vie, quand même… prêtre, pas question !</p>
<p>Il continue dans sa vie mauricienne entre école et services. Une bourse d’étude, si dure à décrocher, et le voilà à Paris pour des études en Actions Sociales. Le choc. La ville. Les règles incomprises. L’agressivité. Les railleries antireligieuses et anticléricales. Les gestes d’aide mal interprétés. Il essaye de trouver une voie, mais plus il se bat, ou plutôt se débat, plus il sombre.<br />
Dans cette pesante noirceur, une occasion se présente, il ne le sait pas, mais ce sera une belle lumière. Il part plusieurs mois à Medjugorje en Bosnie dans une association humanitaire, lieu où serait apparu Sainte Marie. Tout prend sens. Avec bonheur. C’est la guerre, mais son cœur est à la joie. Car en plus de son rôle humanitaire, il se passe « une véritable rencontre intérieure avec la Vierge Marie », il exulte. Il est là, pleinement.<br />
À nouveau un autre Avant-Après. Très fort. A tel point qu’il parle d’un « passage foudroyant » en Bosnie. Ses proches viennent le rencontrer, certains restent. Il veut témoigner. « C’était une évidence que tout ce que j’avais reçu ne devait pas être gardé pour moi seul, ne devait pas rester cacher. » Il se sent « appelé ». En l’écoutant, je vois ses yeux qui rayonnent, je ne doute pas de cet « appel », même si cela me semble fort étrange, ou plutôt étranger.</p>
<p>La vie à Paris puis de nouveau à Maurice est alors tout autre. Il veut avancer dans cette foi et ce don de soi.  Il parle souvent de « donner au point de s’oublier, de ne plus s’appartenir ». Une mission à Madagascar auprès d’handicapés vécue comme un temps de discernement, et là,  l’évidence : il sera prêtre.<br />
C’est sûr, en l’écoutant, je me dis qu’il avait déjà décidé cette voie depuis un bout de temps. Et non, c’est après coup que tout se relie et se relit ainsi.<br />
Je pense à un S.J. bien connu qui disait “you can&rsquo;t connect the dots looking forward. You can only connect them looking backwards. So you have to trust that the dots will somehow connect in your future.”</p>
<p>Pour revenir à Alexis, j’aurais cru qu’il était facile ensuite de rentrer au séminaire. Que nenni. Les portes ne s’ouvrent pas facilement, du moins à Maurice. Il lui faut prendre son mal en patience, alors en attendant qu’il puisse suivre le chemin qu’il souhaite, il envisage de fonder avec des amis une communauté de prière et de services.  « Dieu, qui se sert de tout, écrit droit avec des courbes. » Cette ligne-là l’emmène à nouveau en France de manière inattendue pour quelques jours, mais une porte s’y ouvre, et il pousse celle … du séminaire.</p>
<p>Six ans plus tard, il est prêtre à Toulon. C’était en 2004.<br />
Depuis l’an dernier, il a pris un temps pour lui, en Terre Sainte, celui de la réflexion et du re-questionnement. Sa foi et ses convictions s’en trouvent renforcées. Il partage, son histoire, ses émotions qu&rsquo;il ne cache pas, les larmes de joie sont souvent là. Je ne sais plus à propos de quoi, il glisse un « j’ai le cœur qui se dilate. » On n’en doute pas un seul instant.</p>
<p>Dans une semaine, nos voyages respectifs prendront fin. Je vais vers Paris. Il est attendu dans le Var. Au bord de la mer. J’espère que les vagues de l’océan Indien arriveront à se frayer un passage à Gibraltar pour lui apporter de l’île Maurice toutes les saveurs qui l’ont amené jusque là.</p>
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		<title>Où il est question de mur</title>
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		<pubDate>Thu, 19 Jun 2014 15:12:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Israël et les territoires palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>

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		<description><![CDATA[Venir à Jérusalem, en Israël, c’est se prendre en plein visage le conflit, les tensions, la colère et la violence sous-jacente, celle qui est ouverte à quelques dizaines de kilomètres de là. Venir à Jérusalem, en Israël, c’est se dire : je sais que je ne sais pas tout, je comprends &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Venir à Jérusalem, en Israël, c’est se prendre en plein visage le conflit, les tensions, la colère et la violence sous-jacente, celle qui est ouverte à quelques dizaines de kilomètres de là.<br />
Venir à Jérusalem, en Israël, c’est se dire : je sais que je ne sais pas tout, je comprends que je ne comprends pas tout.<br />
Venir à Jérusalem, en Israël, c’est être face à un mur. Le mur de l’Ouest prié par les Juifs et enjambé par les Musulmans. Le mur de l’enceinte de la vielle ville qui raconte tant d’Histoire. Et le mur qui ceint les territoires palestiniens, visible des terrasses de la vieille ville. Un mur d’incompréhension. Un mur qui sépare pour sûr, qui protège peut-être et qui bloque assurément.</p>
<p>Je sais qu’il n’est pas le seul mur de l’Histoire qui sépare, qu’il n’est pas le seul debout aujourd’hui dans le Monde. C’est celui que j’ai vu. J’ai quitté Jérusalem pour aller au pied de ce mur, celui que certains appellent « le mur de la honte ». Beaucoup d’émotions. Les larmes aux yeux. Une grosse pierre dans la gorge qui descend au fond du cœur.<br />
Après ces mois à voyager, à être accueillie avec tant de générosité, à me dire que l’humanité est fondamentalement bonne, comment est-ce possible ? Je maintiens et me dis que finalement « l’humanité est <i>à la base</i> fondamentalement bonne », ce sont nos choix, les nôtres qui ont fait cela.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/le-mur.jpg"><img class=" wp-image-3037 aligncenter" alt="le mur" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/le-mur.jpg" width="3548" height="1080" /></a><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/le-mur-de-près.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-3036" alt="le mur de près" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/le-mur-de-près.jpg" width="2664" height="1184" /></a></p>
<p>[ezcol_2third]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>J’ai passé une journée dans une <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/noah-je-nai-pas-de-limite-pas-de-frontiere/" target="_blank">famille palestinienne</a>, j’y ai entraperçu ce que la vie en Cisjordanie signifiait.<br />
Le check point avec ses longs couloirs m’a renvoyée à des images que je ne voulais pas voir. Les six heures douloureuses de passage du poste frontière Jordanie-Israël vécues quelques jours auparavant étaient encore en moi. Oui, nous sommes dans un pays en guerre, même si tout semble plutôt calme ici.</p>
<p>[/ezcol_2third] [ezcol_1third_end]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/check-point.jpg"><img class="size-full wp-image-3035 aligncenter" alt="check point" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/check-point.jpg" width="2816" height="2112" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third_end]</p>
<p>Cette semaine de juin 2014 est complexe. Trois jeunes Israéliens ont été kidnappés. Ce qui a déclenché plus de 300 arrestations de Palestiniens, des membres du gouvernement, des civils, dont des enfants. J’entends parler à plusieurs reprises de tortures. Je ne veux pas rentrer ici dans un sujet épineux et complexe, qui est loin d’être manichéen, je ne possède pas toutes les clefs pour analyser le conflit. J’ai rencontré des gens aux points de vue divers, souvent tranchés. Des habitants des deux bords, des humanitaires, des artistes locaux… Le conflit est au centre des discussions, presque à chaque fois. &laquo;&nbsp;On a beau se dire, ce soir on parle d&rsquo;autre chose, rien n&rsquo;à faire, on y revient tout le temps. &nbsp;&raquo; Les seules personnes ouvertes au dialogue que j’ai rencontrées étaient &lsquo;anti pro-israéliennes&rsquo;. Ce qui donne un point de vue partiel et partial. Une chose est sûre, il est impossible de rester neutre, même quand l’on est a priori « extérieur », il y a trop de tensions pour cela, trop de choses entendues, vues, vécues. Même à ma petite échelle.<br />
Je repars d’ici retournée, triste, en colère.<br />
Plusieurs personnes m’ont invitée à revenir, pour mieux comprendre. J’espère pouvoir le faire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>[ezcol_1quarter]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/Pool-party-on-a-roof-top.jpg"><img class="size-full wp-image-3038 aligncenter" alt="Pool party on a roof top" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/Pool-party-on-a-roof-top.jpg" width="2710" height="2033" /></a></p>
<p>[/ezcol_1quarter] [ezcol_3quarter_end]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et à moins d’une heure de route,  Tel-Aviv. Entre ambiance plage, cafés intellos, ou pool party sur roof top.<br />
C’est peut-être cliché, mais le décalage est réel pour moi.</p>
<p>[/ezcol_3quarter_end]</p>
<p>Israël explose. Par tous ses pores.<br />
Israël ne laisse pas indifférent, il ne laisse pas indemne.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/wall-love.jpg"><img class="alignnone  wp-image-3039 aligncenter" alt="wall &amp; love" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/08/wall-love.jpg" width="434" height="572" /></a></p>
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		<title>Jérusalem, l’intense</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jun 2014 21:35:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Israël et les territoires palestiniens]]></category>
		<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>

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		<description><![CDATA[La première impression que j’ai de Jérusalem, et qui ne me quittera pas, est son intensité. Cette ville est d’une grande force, par la beauté de ses dédales, par le magnétisme de ses lieux saints, par le mélange -si tant est que l’on peut parler de mélange- de gens si &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La première impression que j’ai de Jérusalem, et qui ne me quittera pas, est son intensité. Cette ville est d’une grande force, par la beauté de ses dédales, par le magnétisme de ses lieux saints, par le mélange -si tant est que l’on peut parler de mélange- de gens si différents et en même temps tous en quête de quelque chose. Elle est propice aux rencontres, intenses elles-aussi, qu’elles soient avec les autres ou avec soi-même. Jérusalem surprend, étonne, émerveille, et suscite beaucoup de questions, qui sont souvent sans réponse.</p>
<p>Tout d’abord, la cité elle-même.<br />
La vieille ville de Jérusalem est un choc.<br />
Par les petites ruelles pavées de blanc, tortueuses, qui montent, descendent, tournent, qui donnent d’entrée de jeu un aspect labyrinthique.<br />
Par le rythme calme et poétique au petit matin, grouillant et enfiévré en pleine journée.<br />
Par l’architecture qui dit tellement des conquêtes incessantes, anciennes ou actuelles, de Jérusalem.<br />
Par les murs de la ville : celui de l’Ouest (à croire qu’il n’y a que les Français pour le nommer Mur des Lamentations) inébranlable face à la ferveur à ses pieds. Celui des remparts de la ville aux portes chargées d’Histoire par lesquelles je passe comme d’autres plusieurs siècles auparavant. Celui des territoires occupés que l’on voit depuis les terrasses sur les toits, qui crie la violence du conflit israélo-palestinien.<br />
Par les silhouettes qui passent dans les ruelles, porteuses d’identité, de foi, et parfois de revendication.<br />
Par le recueillement de ceux qui font fi de la foule et des flux incessants.<br />
Par toutes ces religions, ou plutôt tous les courants du judaïsme, du christianisme ou de l’islam, qui se manifestent différemment mais de manière entrelacée. Les gens, les quartiers, les lieux de culte, tout est imbriqué.</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/de-jour.jpg"><img class="size-full wp-image-3017 aligncenter" alt="de jour" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/de-jour.jpg" width="1935" height="574" /></a></p>
<p><img class="size-full wp-image-3016 aligncenter" alt="de jour toujours" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/de-jour-toujours.jpg" width="2659" height="577" /></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/silhouettes.jpg"><img class="size-full wp-image-3029 aligncenter" alt="silhouettes" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/silhouettes.jpg" width="2069" height="580" /></a></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/les-rues-la-nuit.jpg"><img class="size-full wp-image-3022 aligncenter" alt="les rues la nuit" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/les-rues-la-nuit.jpg" width="2356" height="576" /></a><br />
Il suffit d’embrasser du regard la vieille ville depuis le Mont des Oliviers, juste en dehors des remparts, pour comprendre la complexité de Jérusalem : les fondations du temple d’Hérode sont là, fières, impressionnantes. Le rectangle est parfait. Le mur de l’Ouest est dévolu aux prières juives, </p>
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		<title>Cédric, «  chaque étape m’emmène un peu plus loin »</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Jun 2014 08:28:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Jordanie]]></category>
		<category><![CDATA[Jusqu'où sont-ils allés ?]]></category>

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		<description><![CDATA[[ezcol_1third] [/ezcol_1third] [ezcol_2third_end] &#160; Cédric n’est pas que l’ami catalan rencontré sur les terrains de rugby. Le temps de ce périple jordanien, il est l’homme d’un autre terrain. Celui des ONG. En Afrique et au Moyen-Orient. Et c’est en régional de l’étape qu’il me fait découvrir « sa » Jordanie, ses amis &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>[ezcol_1third]</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/DSCF3395.jpg"><img class="size-full wp-image-2995 aligncenter" alt="Cédric" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/DSCF3395.jpg" width="2321" height="1598" /></a></p>
<p>[/ezcol_1third] [ezcol_2third_end]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cédric n’est pas que l’ami catalan rencontré sur les terrains de rugby. Le temps de ce périple jordanien, il est l’homme d’un autre terrain. Celui des ONG. En Afrique et au Moyen-Orient.<br />
Et c’est en régional de l’étape qu’il me fait découvrir « sa » Jordanie, ses amis irakiens et ses ex-collègues passionnés et passionnants.</p>
<p>[/ezcol_2third_end]</p>
<p>Au moment où j’écris ces lignes, le mot « terrain » résonne joliment pour parler de Cédric. Car son histoire parle de « terroirs », ceux de Catalogne et d’Aveyron d’où est originaire sa famille. Car la question de la « terre » et des racines prend tout un sens pour lui qui dit ne pas se sentir attaché, ou plutôt retenu, quelque part. Car cela évoque la simplicité et la générosité des rapports humains si bien portées et apportées par ces gens… de terrain justement.</p>
<p>Le terrain ? Il a commencé à le fouler en France, en tant qu’éducateur de rue. « Les banlieues ne sont pas toutes les mêmes, à chacune sa spécifité. » Il ne dit pas « à chacune ses problèmes », mais à chacune sa « spécifité ». Cela dit beaucoup sur le regard qu’il porte sur les quartiers dont il s’est occupé pendant 10 ans.</p>
<p>Puis la rue prend d’autres saveurs quand il s’occupe des programmes pour les enfants des rues de Bagdad. Il voulait depuis longtemps partir à l’étranger. « Le plus dur, c’est de partir », oh oui, je ne peux qu’abonder dans ce sens. Il met du temps à trouver ce premier poste, qui l’emmènera plus loin et plus longtemps qu’il ne le pensait. Nous sommes en 2004, et au bout de 10 mois en Irak, il est évacué avec son équipe à Amman pour éviter les kidnappings. Sa mission évolue, il travaille à la coordination des ONG sur place. Cela sera une aventure forte de plus de 4 ans, entre Jordanie et Irak, avec des rencontres qui ne s’oublient pas. « La première mission tient certes toujours une place particulière. Pour moi, c’est presque la moitié de ma vie humanitaire là-bas. Mais c’est surtout l’expérience d’une immense générosité et d’un accueil fantastique. »<br />
Et je veux bien le croire quand je vois la joie de son ami irakien Khalil qu’il retrouve après toutes ses années. Lui aussi a dû quitter l’Irak sous les menaces, il continue d’y travailler depuis la Jordanie. Ensemble, nous parlons de la guerre et de la vie qui continue malgré tout. Tous les deux parlent aussi de leurs souvenirs, et c’est amusant de les écouter raconter leurs aventures qui passent a posteriori pour un film américain à coup de courses poursuites dans les embouteillages de Bagdad, de fêtes joyeuses (dans les limites du couvre-feu tout de même) quand le besoin d’exutoire est plus fort que la peur.<br />
D’ailleurs, Cédric me dit que le plus grand danger est de l&rsquo;oublier. C’est curieux à entendre, mais je comprends. Dans un pays en guerre, il y a certes des explosions, mais pas que. Il y a aussi le calme. Et la vie. Le danger fait partie de cette vie-là, à tel point qu’il peut se faire oublier.<br />
Quand je lui demande quels ont été ses plus grands moments d&rsquo;appréhension, il me parle des départs. « À chaque fois que l’avion décolle vers l&rsquo;Irak, toutes les questions et les peurs reviennent. Mais une fois sur le terrain, tu oublies tout ça. Puis l&rsquo;adrénaline prend le dessus, tu en deviens même accroc. »</p>
<p>Mais avant tout, ce qui le fait vibrer, c’est d’appréhender des situations complexes, d’en être au cœur. Il se délecte de toutes les informations qu’il peut saisir pour comprendre les enjeux et les positions de chacun. Bon, pour la restitution synthétique pour béotien, on repassera.</p>
<p>Mais les situations épineuses, il en a vu d’autres depuis l’Irak.<br />
Au Tchad, dans des camps de réfugiés soudanais, en Haïti après le tremblement de terre, en Somalie, en Afghanistan, au Myanmar. Ou au Congo où il est actuellement Coordinateur Urgence.</p>
<p>Mais il ne faut pas croire qu’être sur le terrain signifie être au grand air avec des rencontres de chaque instant. Cédric me parle des longs moments où il est seul. Ou pire, enfermé sur zone avec d&rsquo;autres homologues. Comme en Afghanistan, quand ils étaient une équipe de 15 personnes à vivre 24h/24 ensemble entre un hôpital et leur hébergement. Nerveusement usant.<br />
Aux situations complexes qu’il affectionne, s’ajoutent les difficultés intra organisations humanitaires. Je le perçois quand il me parle de la complexité des relations due aux différences culturelles au sein d&rsquo;une ONG japonaise, ou la perception des Nations Unies par les ONG.</p>
<p>Cédric a travaillé sur quatre continents -il ne manque que l&rsquo;Océanie-, il continue d’avancer, de saisir les opportunités, chaque étape l’emmenant un peu plus loin. C’est pour cela qu’il n’a pas vraiment « un plus loin », lui qui est en route.</p>
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		<title>Cartes postales de Jordanie</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Jun 2014 12:55:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Jordanie]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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		<description><![CDATA[Résumer la Jordanie à deux chroniques, Pétra et le Wadi Rum, serait faire oublier les longues routes au milieu des paysages désertiques de Jordanie, les plongées en mer Rouge, le calme de la mer Morte, ou les rencontres irakiennes à Amman. Heureusement, quelques photos sont là pour raconter ces moments, &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Résumer la Jordanie à deux chroniques, Pétra et le Wadi Rum, serait faire oublier les longues routes au milieu des paysages désertiques de Jordanie, les plongées en mer Rouge, le calme de la mer Morte, ou les rencontres irakiennes à Amman.<br />
Heureusement, quelques photos sont là pour raconter ces moments, beaux et chauds, ou l’inverse je ne sais plus.</p>
<p>Mes cartes postales on the road :</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/on-ze-road.jpg"><img class="size-full wp-image-2974 aligncenter" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/on-ze-road.jpg" alt="on ze road" width="1727" height="571" /></a></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/on-ze-road-Version-2.jpg"><img class="size-full wp-image-2973 aligncenter" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/on-ze-road-Version-2.jpg" alt="on ze road " width="1652" height="622" /></a></p>
<p>Mes cartes postales d’Amman :</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/Amman-Version-2.jpg"><img class="size-full wp-image-2955 aligncenter" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/Amman-Version-2.jpg" alt="Amman dans la rue" width="2632" height="590" /></a></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/Amman.jpg"><img class="size-full wp-image-2958 aligncenter" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/Amman.jpg" alt="Amman" width="1821" height="602" /></a><br />
Mes cartes postales de la mer Rouge :<br />
Ah, tiens, non, il n’y en a pas, j’étais sous l’eau…</p>
<p>Mais je peux vous envoyer des cartes postales de la mer Morte :</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/mer-morte.jpg"><img class="size-full wp-image-2963 aligncenter" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/mer-morte.jpg" alt="mer morte" width="2051" height="625" /></a><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/La-mer-morte-cest-grand.jpg"><img class="size-full wp-image-2960 aligncenter" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/La-mer-morte-cest-grand.jpg" alt="La mer morte, c'est grand" width="3603" height="1014" /></a><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/mimi-cracra-Version-2.jpg"><img class="size-full wp-image-2965 aligncenter" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/mimi-cracra-Version-2.jpg" alt="mimi cracra " width="2773" height="595" /></a></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/mimi-cracra.jpg"><br />
<img class=" wp-image-2966 aligncenter" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/mimi-cracra.jpg" alt="J'aime beaucoup, beaucoup" width="454" height="218" /></a></p>
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		<title>Pétra, l’immense</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jun 2014 12:44:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Jordanie]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>

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		<description><![CDATA[Il est des noms qui font rêver, qui charrient tout un imaginaire. Pétra en fait partie. Serai-je émue de découvrir maisons, temples et tombeaux au fond des vallées abruptes ?  Allai-je y percevoir la ville nabatéenne, et me retrouver plusieurs siècles auparavant au centre d’une vie grouillante ? M’imaginerai-je telle une petite &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Il est des noms qui font rêver, qui charrient tout un imaginaire. Pétra en fait partie. Serai-je émue de découvrir maisons, temples et tombeaux au fond des vallées abruptes ?  Allai-je y percevoir la ville nabatéenne, et me retrouver plusieurs siècles auparavant au centre d’une vie grouillante ? M’imaginerai-je telle une petite souris en train d’observer Indiana Jones arrivant à fond de train sur son cheval ? Serai-je emportée ? Ou pas ?<br />
Quand je commence à descendre la vallée du Siq qui mène à Pétra, j’ai toutes ces images floues plein la tête, comme des croquis trouvés dans la malle poussiéreuse d’un grenier qui m’auraient emmenée sur cette route-là.<br />
Et je me fais surprendre. Comme à chaque fois. L’émotion est venue par des interstices, sans prévenir.</p>
<p>J’ai découvert Pétra silencieuse, sans les hordes de touristes et les vendeurs de souvenirs que l’on m’avait décrits. A potron-minet ou au coucher du soleil, tout est calme. Moments doux et forts à chaque arrivée à El-Khazneh, où j’ai l’impression d’avoir glissé un œil dans le trou de la serrure pour y voir le tombeau du Trésor à la dérobée. Puis la porte s’ouvre, et c’est Pétra.</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/le-tresor.jpg"><img class="size-full wp-image-2964 aligncenter" alt="le tresor" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/le-tresor.jpg" width="2121" height="578" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>On m’avait pourtant prévenue, Pétra c’est grand. Très grand. Mais quand même, je ne pensais pas que les chaussures de rando seraient de mises. Et si.<br />
Trois jours à crapahuter dans les rochers, remonter les vallées, trouver un temple un peu caché, découvrir un point de vue, et… prendre le temps de ces petites rencontres, avec les Bédouins qui habitent ici et aux alentours. Je n’ai jamais bu autant de thé que ces trois jours-là !<br />
C’est cela qui m’a le plus touchée. Je pensais visiter un site archéologique, j’y ai découvert une vie simple et accueillante au milieu de paysages grandioses.<br />
Un gardien de chantier nous explique comment ouvrir le cadenas de tel lieu pour y découvrir de belles mosaïques, un Bédouin nous invite à dîner avec lui devant le feu et pourquoi pas dormir dans une des caves troglodytes, un autre encore se plie en quatre quand moi je le suis en deux. Un regard, un sourire, et c’est un verre de thé. Pour 5 minutes ou 2 heures, on verra. <a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/vous-prendrez-bien-une-tasse-de-thé-.jpg"><img class="size-full wp-image-2961 aligncenter" alt="vous prendrez  bien une tasse de thé ?" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/vous-prendrez-bien-une-tasse-de-thé-.jpg" width="2380" height="564" /></a></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/vous-prendrez-bien-une-tasse-de-thé-Version-2.jpg"><img class="size-full wp-image-2959 aligncenter" alt="vous prendrez  bien une tasse de thé ? - Version 2" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/vous-prendrez-bien-une-tasse-de-thé-Version-2.jpg" width="2479" height="582" /></a></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/vous-prendrez-bien-une-tasse-de-thé-Version-3.jpg"><img class="size-full wp-image-2957 aligncenter" alt="vous prendrez  bien une tasse de thé ? - Version 3" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/vous-prendrez-bien-une-tasse-de-thé-Version-3.jpg" width="2359" height="582" /></a></p>
<p>Pétra c’est bien sûr une beauté architecturale. Ces constructions creusées à même la roche sont fascinantes. Je ne comprends toujours pas comment elles ont pu être si bien conservées par endroit et résister à l’érosion. Tiens, voilà des officiels du site, il y a en a peut-être un qui sait. Ah, non, ce n’est pas le conservateur de Pétra qui vient vérifier un caillou, c’est un attaché culturel qui accompagne les époux Badinter en visite. Je leur proposerai bien un verre de thé, tiens. Mais bon, ce n’est pas chez moi ici. D’ailleurs, je n’ai pas de théière. Mais j’ai un appareil photo qui aime bien prendre les temples en photo.</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/temples-co-Version-2.jpg"><img class="size-full wp-image-2954 aligncenter" alt="temples &amp; co - Version 2" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/temples-co-Version-2.jpg" width="2134" height="568" /></a><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/temples-co-Version-3.jpg"><img class="size-full wp-image-2951 aligncenter" alt="temples &amp; co - Version 3" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/temples-co-Version-3.jpg" width="1691" height="583" /></a></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/temples-co-Version-4-.jpg"><img class="size-full wp-image-2949 aligncenter" alt="temples &amp; co " src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/temples-co-Version-4-.jpg" width="1392" height="650" /></a></p>
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		<title>Wadi Rum, le magnifique</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Jun 2014 12:28:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Jordanie]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>

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		<description><![CDATA[Le premier paysage de ce tour du monde fut les roches rouges de Lanzarote, alors que Toumim se préparait sur cette île des Canaries pour la grande traversée. Je retrouve cette couleur-là aux dernières étapes. Ici, dans le Wadi Rum, point de volcans. Mais le désert. Celui de Lawrence d’Arabie. &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le premier paysage de ce tour du monde fut les roches rouges de Lanzarote, alors que Toumim se préparait sur cette île des Canaries pour la grande traversée.<br />
Je retrouve cette couleur-là aux dernières étapes. Ici, dans le Wadi Rum, point de volcans. Mais le désert. Celui de Lawrence d’Arabie.<br />
Je comprends qu’il ait été subjugué et qu’il s’y soit installé avec les Bédouins. On ne peut ‘passer’ par le Wadi Rum, on y reste. Il y a comme une force qui en émane et qui aimante. J’aime les déserts, celui-là en particulier.</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/Découvrir-le-W-Rum.jpg"><img class="size-full wp-image-2956 aligncenter" alt="Découvrir le W Rum" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/Découvrir-le-W-Rum.jpg" width="2045" height="586" /></a></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/Découvrir-le-W-Rum-Version-2.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2952" alt="Découvrir le W Rum, le soir" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/Découvrir-le-W-Rum-Version-2.jpg" width="1856" height="580" /></a></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/Découvrir-le-W-Rum-Version-3.jpg"><img class="size-full wp-image-2953 alignnone" alt="Découvrir le W Rum, encore et encore" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/Découvrir-le-W-Rum-Version-3.jpg" width="2122" height="582" /></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dormir dans un camp bédouin aurait pu être une expérience cliché, elle est un moment magique dans la beauté de la nature. Il n’y a pas un seul autre voyageur aux alentours. Je profite du silence, des formes surprenantes, des couleurs aux dégradés de rouges sans cesse changeants. Tantôt seule, tantôt avec Cédric, un ami qui a travaillé plusieurs années en Jordanie et qui m’accompagne pour ce bout de voyage.</p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/Chez-les-Bédouins.jpg"><img class="size-full wp-image-2948 aligncenter" alt="Chez les Bédouins" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/Chez-les-Bédouins.jpg" width="2865" height="592" /></a></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/Un-problème-de-moteur-.jpg"><img class="size-full wp-image-2970 alignnone" alt="Un problème de moteur ?" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/Un-problème-de-moteur-.jpg" width="2424" height="586" /></a></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/Une-bosse-cest-lequel-.jpg"><img class="size-full wp-image-2972 aligncenter" alt="Avec une bosse, c'est lequel ?" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/Une-bosse-cest-lequel-.jpg" width="2369" height="560" /></a><br />
La beauté du monde et la diversité des paysages dont il regorge me fascinent. Et dire que je n&rsquo;ai conscience que d’une toute petite partie.<br />
Quelle chance de vivre sur cette Terre et d’avoir les moyens d’en découvrir différentes facettes. Je repense au dessin qu’un ami avait fait de moi avant mon départ, version routard avec boule à facettes. Il prend d’autant plus de sens aujourd’hui.<br />
Ce n’est pas la version disco et talons hauts, mais les innombrables éclats de verre lumineux que l’on n’a pas fini de découvrir, les miroirs qui renvoient ce que l’on veut bien y voir.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-2969" alt="On the edge" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/On-the-edge.jpg" width="2411" height="582" /></p>
<p style="text-align: left;">Ce matin, dans le désert du Wadi Rum, le lever de soleil se fait prendre la vedette par une petite fourmi qui transporte une triple brindille de 20 fois sa taille. Nous avons tous déjà vu ces transports de titan, mais pourquoi cette fois-ci je reste là à la regarder ? Pour ne pas oublier l&rsquo;infiniment petit au milieu de tous ces grands moments exceptionnels ? Peut-être.<br />
Cette fourmi a trouvé quelque chose de précieux. Une brindille. Et dans le désert, c&rsquo;est rare. Non seulement elle l&rsquo;a trouvée, sûrement par hasard après un voyage loin de chez elle, mais en plus elle la ramène. Car son trésor est sans prix, peut-être sera-t-il une partie de son habitat, de son futur. De plus, comme cette brindille aux trois brins démesurés se bloque contre les aspérités du terrain, elle fait changer la fourmi de direction.<br />
C&rsquo;est au terme de mon propre voyage que ces pensées me viennent. Aller loin, trouver par hasard un trésor, en faire les bases d’un chez-soi, se laisser emmener sur un autre chemin…<br />
Le soleil, beau joueur, pas vexé pour deux sous de ne pas avoir été le centre des attentions, joue un joli rôle en éclairant magnifiquement la scène. Au premier plan, en agrandissant l&rsquo;ombre de la brindille pour être sûr que je la voie, et en arrière plan le décor majestueux du Wadi Rum. Les quelques oiseaux applaudissent par leurs chants.</p>
<p style="text-align: left;">Je suis seule sur une petite colline dans le désert du Wadi Rum, et un seul mot me vient : Merci.</p>
<p><img class="size-full wp-image-2950 aligncenter" alt="Comme une fourmi" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/Comme-une-fourmi.jpg" width="1911" height="1221" /></p>
<p style="text-align: center;"><img class=" wp-image-2962 aligncenter" style="font: inherit;" alt="Je crois bien que le soleil se lève..." src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/07/lever-soleil.jpg" width="395" height="296" /></p>
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		<title>Vol au dessus d’un nid d’Annapurnas</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Jun 2014 21:06:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>
		<category><![CDATA[Népal]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>

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		<description><![CDATA[Une folie décidée sur un coup de tête. La tête dans les nuages. Les nuages bien présents. Mais voilà. Tout à coup une éclaircie arrive. Max, le pilote russo-tchéchène aussi. Et c’est parti ! La preuve en video : http://youtu.be/kM2Ch7pLw_I]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Une folie décidée sur un coup de tête.<br />
La tête dans les nuages.<br />
Les nuages bien présents.</p>
<p>Mais voilà. Tout à coup une éclaircie arrive. Max, le pilote russo-tchéchène aussi. Et c’est parti !<br />
La preuve en video : <a href="http://youtu.be/kM2Ch7pLw_I">http://youtu.be/kM2Ch7pLw_I</a></p>
<p><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/06/Dans-les-nuages.jpg"><img class="size-full wp-image-2884 aligncenter" alt="Dans les nuages" src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/06/Dans-les-nuages.jpg" width="2637" height="838" /></a></p>
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		<title>Parce qu’on ne se le dit jamais assez…</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Jun 2014 07:05:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Hélène Micheau]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Morceaux choisis]]></category>
		<category><![CDATA[Népal]]></category>
		<category><![CDATA[Où en est-elle ?]]></category>

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		<description><![CDATA[Pokhara, Népal, mardi 3 juin 2014. Il est 4 heures du matin, je viens de recevoir un message. David est décédé. Il avait été l&#8217;un des metteurs en scène de la dernière pièce de théâtre dans laquelle j&#8217;ai joué. Nous étions une belle équipe. Des amis. Il avait appris la &#8230;]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Pokhara, Népal, mardi 3 juin 2014.</p>
<p>Il est 4 heures du matin, je viens de recevoir un message. David est décédé. Il avait été l&rsquo;un des metteurs en scène de la dernière pièce de théâtre dans laquelle j&rsquo;ai joué. Nous étions une belle équipe. Des amis. Il avait appris la rechute d&rsquo;un cancer un mois avant la première. Il avait bataillé depuis et il allait mieux. Du moins la dernière fois que je l&rsquo;avais vu. Mais la lutte avait repris ces derniers temps, je n&rsquo;en savais rien. Samedi soir, il est mort en toute discrétion.<br />
Mon visage ruisselle de larmes en écrivant ces lignes.<br />
J’avais décidé d’aller ce matin voir une dernière fois le soleil se lever sur les balcons de l&rsquo;Himalaya, mais à quoi bon regarder vers le haut si je n’ai pas été là pour ceux à côté de moi. Je lui avais fait signe il y a un bout de temps, je n&rsquo;avais pas eu de réponse et n&rsquo;avais pas insisté, lui laissant la liberté de se manifester. Mais c’était en fait une grande fatigue qui l’en empêchait.</p>
<p>Sa maladie avait été un des éléments déclencheurs du magnifique voyage que je suis en train de vivre. David et moi avions le même âge. Il réveillait dans mon coeur la liste des amis chez qui le cancer s’était invité, c’en était trop. Je me suis que si un jour je devais moi aussi me retrouver sur un lit d&rsquo;hôpital, je ne voulais pas me dire « Ah si seulement, j’avais… ». J’ai alors voulu faire quelque chose d&rsquo;important pour moi, sans attendre un ‘plus tard’ hypothétique. D’autres aspirations sont venues se greffer, et ce quelque chose fut finalement le tour du monde.<br />
Quand on me demande pourquoi je suis partie, c&rsquo;est cette histoire que je raconte. Et je ne le lui ai pas dit.</p>
<p>Un grand voyage donne beaucoup à réfléchir. Coïncidence ou pas, depuis quelque temps, je pensais aux amis, à ceux à qui je n’ai pas dit l’importance qu’ils ont à mes yeux.<br />
La mort de David me crie au visage que nous n’exprimons pas suffisamment aux amis qu’ils comptent pour nous. Qu’ils peuvent compter sur nous. Faisons-nous signe en toute simplicité quand nous en avons besoin ? Savons-nous être présents ? Osons-nous dire le bonheur de notre amitié et la force de notre amour ? Que cela soit par les mots, les gestes, le temps passé ensemble, les services rendus, les petites attentions, qu&rsquo;importe la manière de &laquo;&nbsp;dire&nbsp;&raquo; ce que nous avons dans le coeur.</p>
<p>Mes yeux sont tout embués, mais au milieu des larmes, je me dis que David m’aura fait deux cadeaux sans le savoir. Par sa maladie, l’envie de ce grand projet. Par son départ, la remise de mes priorités au bon niveau. À mon tour de savoir partager cela. Bien sûr, ce sont des messages souvent entendus, vivre maintenant et pleinement, ne pas attendre, être présent aux autres, dire aux amis que nous les aimons, pouvoir recevoir… Mais on a beau le savoir, on ne le fait jamais assez.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Je regarde la brume couvrir la ligne d’horizon et soustraire les sommets à mon regard. Comme un ami qui s’en va et dont la silhouette s’estompe doucement.</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/06/DSCF27041.jpg"><img class=" wp-image-2667 aligncenter" alt="Ce matin...." src="http://www.howfarhaveyoueverbeen.com/wp-content/uploads/2014/06/DSCF27041.jpg" width="587" height="327" /></a></p>
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